VIE DES SYNDICATS
Cinq
organisations syndicales appellent
à
une grève générale
illimitée dès le 5 mars 2007
Un préavis a été déposé dans
ce sens hier à la Primature.
CINQ
organisations de travailleurs, à savoir la
Confédération démocratique des syndicats
autonomes (CDSA) d'Aloïse Mbou Mbine, le Congrès
syndical du Gabon (CSG) de Claude-Bernard
Ntoughe, la Confédération gabonaise du
travail-force libre (CGT-FL) d'Etienne Moussavou,
la Confédération syndicale démocratique du
travail (CSDT) d'Etienne-Lambert Boudzanga,
l'Entente syndicale des travailleurs du Gabon
(EN.SY.TG) de Léon Mébiame Evoung, appellent à
une grève générale illimitée dès le 5 mars
prochain. C'est ce qui ressort de la conférence
de presse conjointe tenue samedi dernier au
siège de la CDSA, sis à Owendo. Le préavis
relatif à ce mouvement a été déposé hier, selon
le responsable du CSG, à la Primature.
Pour justifier cette
position, Léon Mebiame Evoung, porte-parole,
fait état de la violation des articles des
conventions de l'Organisation internationale du
travail (OIT), et du Code du travail en
République gabonaise. Celui-ci dispose, en
effet, en son article 230 que "le ministère
du Travail a pour mission d'assurer l'exécution
des lois et règlements et d'appliquer la
politique générale du gouvernement en matière de
travail, d'emploi et de sécurité sociale".
Or, précise-t-il, "depuis
la prise de fonction du ministre
du Travail et de l'emploi, saluée d'ailleurs par
de nombreux travailleurs, du fait de son passé
syndical, Mme Bitougat n'a malheureusement pas
su faire de différence entre sa nature syndicale
et les fonctions gouvernementales qu'elle
occupe"
Selon M. Ntoughe, les leaders
syndicalistes font l'objet, d'un mépris et sont
victimes d'une dictature de la part du. ministre
du Travail. Ajoutant qu'ils n'ont jamais fait
l'objet d'une convocation écrite aux réunions de
dialogue social.
Au contraire, ils sont
souvent appelés par téléphone à la veille de
toute réunion programmée, sans communication de
l'ordre du jour.
Par respect de I'autorité
gouvernementale, nous avons toujours répondu à
ces invitations. Une fois sur place, Mme la
ministre excelle dans les manipulations, les
menaces, l'humiliation, l'abus de pouvoir envers
les leaders syndicaux et leurs organisations
respectives"; a-t il précisé.
Par ces actes, estiment les
syndicalistes, les principes égalité des droits
et de respect mutuel des parties dans le
contexte du dialogue social prônés far le BIT ne
sont pas respectes far le ministre du Travail.
Ajoutant, s'agissant de la désignation des
inspecteurs et contrôleurs du travail non
assermentés et non en activité par le ministre,
que cela rend illégale, dans le fond et dans la
forme, la tenue des commissions paritaires de
salaires du 8 au 17 janvier 2007.
Face à ces entraves, les
leaders syndicaux ont également exprimé leur
solidarité aux mouvements de grève du Syndicat
national des agents de l'administration publique
(Synat) et des médecins de la CNSS affiliés à
Hippocrate.
Face à ces entraves, "nous
réitérons le départ sans condition du ministre
du Travail et de l'Emploi, suspendons la
participation des organisations syndicales
sus-indiquées à toutes réunions convoquées
par Mme le ministre du travail, demandons
l'annulation pure et simple des négociations des
commissions de salaires et les différents
procès-verbaux établis du 8 au 17 février 2007,
afin que les résultats issus de nouvelles
négociations prennent effet à compter du 1er
octobre 2006"; a-t-il conclu.
Au terme de la conférence de
presse, les leaders syndicaux ont dit avoir
déposé une plainte collective au comité de la
liberté syndicale de l'OIT, avant de dénoncer
les coulures intempestives et arbitraires
d'électricité et d'eau de la SEEG.