ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 20 Février 2007

 

VIE DES SYNDICATS

Cinq organisations syndicales appellent à une grève générale illimitée dès le 5 mars 2007

Un préavis a été déposé dans ce sens hier à la Primature.

CINQ organisations de travailleurs, à savoir la Confédération démocratique des syndicats autonomes (CDSA) d'Aloïse Mbou Mbine, le Congrès syndical du Gabon (CSG) de Claude-Bernard Ntoughe, la Confédération gabonaise du travail-force libre (CGT-FL) d'Etienne Moussavou, la Confédération syndicale démocratique du travail (CSDT) d'Etienne-Lambert Boudzanga, l'Entente syndicale des travailleurs du Gabon (EN.SY.TG) de Léon Mébiame Evoung, appellent à une grève générale illimitée dès le 5 mars prochain. C'est ce qui ressort de la conférence de presse conjointe tenue samedi dernier au siège de la CDSA, sis à Owendo. Le préavis relatif à ce mouvement a été déposé hier, selon le responsable du CSG, à la Primature.

Pour justifier cette position, Léon Mebiame Evoung, porte-parole, fait état de la violation des articles des conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT), et du Code du travail en République gabonaise. Celui-ci dispose, en effet, en son article 230 que "le ministère du Travail a pour mission d'assurer l'exécution des lois et règlements et d'appliquer la politique générale du gouvernement en matière de travail, d'emploi et de sécurité sociale".

Or, précise-t-il, "depuis la prise de fonction du ministre du Travail et de l'emploi, saluée d'ailleurs par de nombreux travailleurs, du fait de son passé syndical, Mme Bitougat n'a malheureusement pas su faire de différence entre sa nature syndicale et les fonctions gouvernementales qu'elle occupe"

Selon M. Ntoughe, les leaders syndicalistes font l'objet, d'un mépris et sont victimes d'une dictature de la part du. ministre du Travail. Ajoutant qu'ils n'ont jamais fait l'objet d'une convocation écrite aux réunions de dialogue social.

Au contraire, ils sont souvent appelés par téléphone à la veille de toute réunion programmée, sans communication de l'ordre du jour.

Par respect de I'autorité gouvernementale, nous avons toujours répondu à ces invitations. Une fois sur place, Mme la ministre excelle dans les manipulations, les menaces, l'humiliation, l'abus de pouvoir envers les leaders syndicaux et leurs organisations respectives"; a-t il précisé.

Par ces actes, estiment les syndicalistes, les principes égalité des droits et de respect mutuel des parties dans le contexte du dialogue social prônés far le BIT ne sont pas respectes far le ministre du Travail. Ajoutant, s'agissant de la désignation des inspecteurs et contrôleurs du travail non assermentés et non en activité par le ministre, que cela rend illégale, dans le fond et dans la forme, la tenue des commissions paritaires de salaires du 8 au 17 janvier 2007.

Face à ces entraves, les leaders syndicaux ont également exprimé leur solidarité aux mouvements de grève du Syndicat national des agents de l'administration publique (Synat) et des médecins de la CNSS affiliés à Hippocrate.

Face à ces entraves, "nous réitérons le départ sans condition du ministre du Travail et de l'Emploi, suspendons la participation des organisations syndicales sus-indiquées à toutes réunions convoquées par Mme le ministre du travail, demandons l'annulation pure et simple des négociations des commissions de salaires et les différents procès-verbaux établis du 8 au 17 février 2007, afin que les résultats issus de nouvelles négociations prennent effet à compter du 1er octobre 2006"; a-t-il conclu.

Au terme de la conférence de presse, les leaders syndicaux ont dit avoir déposé une plainte collective au comité de la liberté syndicale de l'OIT, avant de dénoncer les coulures intempestives et arbitraires d'électricité et d'eau de la SEEG.

Source : Journal L'Union Plus du 20 Février 2007

 



   

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Uob : la colère des étudiants

FINANCES PUBLIQUES
Vers un cadre de dépenses à moyen terme

FINANCES PUBLIQUES
Quid du CDMT ?

PERTUBATIONS DANS LA FOURNITURE DE L'ÉLECTRICITÉ A LIBREVILLE
Les conséquences possibles des délestages

FRONT SOCIAL
La fièvre monte

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le ministre de la jeunesse et des Sports,

Pour moi quoi…Makaya
QUAND tout va de travers. Notre dame SEEG n'a donc pas finit de se démener

     
  z