ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 20 Février 2007

 

FINANCES PUBLIQUES

Quid du CDMT ?

DEPUIS la crise de 1986, consécutive au premier contre choc pétrolier, la stratégie de développement du Gabon s'est appuyée sur des objectifs de court terme, afin de s'adapter à la situation des ressources publiques: Les aléas de la conjoncture internationale, notamment ceux relatifs aux paramètres pétroliers, ont continué à faire évaluer l'économie en dents de scie, masquant une évolution généralement défavorable des structures économiques et sociales du pays.

Le recyclage de la rente suivant une logique de préoccupations à court terme n'a fait qu'amplifier les chocs extérieurs. Pour rompre avec cette forme de "pilotage à vue de l'économie" et ramener un minimum de rigueur dans la programmation, le gouvernement s'est engagé, depuis quelques années, dans une nouvelle démarche de planification intégrant des outils de long, moyen et court termes.

Cet engagement a débouché sur l'élaboration du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté qui, à partir d'une évaluation du profil de la pauvreté au Gabon ainsi que d'un cadrage macroéconomique à moyen terme, fixe pour une période triennale, des programmes de croissance et de lutte contre le phénomène de la pauvreté à mettre en oeuvre et d'asseoir un développement durable.

L'élaboration de ce document a permis de mettre en exergue un obstacle majeur à l'amélioration de la gouvernance dans notre pays. Il s'agit de l'inadaptation des principaux outils de gestion économique et financière à la nouvelle donne. La plupart desdits outils sont obsolètes ou ne répondent qu'à des préoccupations de court terme.

Cette situation concerne, en premier lieu, les instruments de cadrage macroéconomique qui, non seulement sont multiples avec l'existence de deux modèles de simulation dont les bases de données ne sont pas homogènes, mais aussi ne permettent que de faire des projections limitées à moyen terme pour asseoir la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté.

Cette limitation des instruments de cadrage macroéconomique constitue un des handicaps du gouvernement dans ses négociations avec le Fonds monétaire international (FMI). II explique, en partie, le faible niveau du budget d'investissement qui, pour 2007, par exemple, ne représente que 12% du budget de l'Etat.

L'inadaptation des outils de gestion économique et financière concerne, en second lieu, les instruments de cadrage budgétaire qui, à court terme, sont obsolètes, et inexistantes à moyen terme. Cela, du fait de l'absence d'un cadre de dépenses à moyen terme prévoyant, non seulement les dépenses d'investissement, mais aussi les dépenses de fonctionnement lias à la mise en service des investissements programmés une fois ces derniers achevés.

A cela il conviendrait d'ajouter l'absence d'un système informatique intégré de préparation et d'exécution du budget. Lequel permet aux ministères financiers de mettre sur le réseau informatique le cadre de dépenses à moyen terme.

Il permet également aux ministères sectoriels, sur la base de ce cadre, d'introduire directement leur demandes budgétaires dans ledit système intégré et d'exécuter leurs budgets depuis leurs sièges respectifs.

D'où de nombreuses incompréhensions entre les ministères financiers et les ministères techniques, une mauvaise programmation des dépenses, et des pertes de temps et de dossiers énormes en matière d'exécution budgétaire.

De cette situation, il est constaté une omission de certaines dépenses pourtant prioritaires dans la loi de finances, l'impossibilité pour de nombreux ministères de mener correctement, à terme, l'exécution de leur budget, ainsi que l'existence de nombreux investissements achevés en zones rurales, mais non mis en service pour cause d'indisponibilité de ressources de fonctionnement.

Enfin, l'inadaptation des outils de gestion concerne les instruments de suivi/évaluation des programmes et projets qui, aujourd'hui, sont quasi inexistantes.

Il en découle, ainsi, une incapacité des services chargés de la planification et des statistiques à faire le point sur la mise en oeuvre des programmes et projets, et une impossibilité de tirer les enseignements des échecs passés. Afin de pallier toutes ces insuffisances, et en accord avec les recommandations du FMI, le gouvernement, à travers les ministères de la Planification et des Finances, s'est proposé d'élaborer un Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT), en vue d'intégrer l'ensemble des dépenses publiques prévisionnelles sur une période de 36 mois. Le CDMT devant servir de socle à la préparation du budget de l'année 2008.

Source : Journal L'Union Plus du 20 Février 2007

 



   

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Uob : la colère des étudiants

FINANCES PUBLIQUES
Vers un cadre de dépenses à moyen terme

FINANCES PUBLIQUES
Quid du CDMT ?

PERTUBATIONS DANS LA FOURNITURE DE L'ÉLECTRICITÉ A LIBREVILLE
Les conséquences possibles des délestages

FRONT SOCIAL
La fièvre monte

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le ministre de la jeunesse et des Sports,

Pour moi quoi…Makaya
QUAND tout va de travers. Notre dame SEEG n'a donc pas finit de se démener

     
  z