FINANCES PUBLIQUES
Vers un Cadre de dépenses à
moyen terme
L'un des principaux objectifs
visés ici est une meilleure gestion des coûts de
fonctionnement et d'investissement de l'Etat. Ce
cadre s'appuiera sur le Document de stratégie de
croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP).
Il s'agit d'un prolongement de la perspective
"Gabon 2025" .
LES
techniciens des ministères financiers et les
représentants des partenaires au développement
se sont dernièrement retrouvés, dans la salle
des réunions du ministère de la Planification,
en vue de la restitution des résultats des
travaux relatifs à la préparation du Cadre de
dépenses à moyen terme (CDMT). Cette séance de
restitution s'est déroulée en présence, entre
autres, du ministre d'Etat Casimir Oyé Mba
qu'assistait son ministre délégué Célestin
Bayogha Nembé.
Selon le conseiller financier
du ministre d'Etat au Plan et coordonnateur du
Document de stratégie de croissance et de
réduction de la pauvreté (DSCRP), Jean-Philippe
Ndong Biyogho, "le CDMT un mécanisme qui vise à
mettre en cohérence les dépenses publiques de
fonctionnement et d'investissement sur une
période de trois ans, à partir de 2008".
De même, il "vient
opérationnaliser le DSCRP'". Dans cet esprit, il
s'agit de passer maintenant à la hase active du
Document e stratégie de croissance et de
réduction de la pauvreté à travers, notamment,
la budgétisation et la mise en place d'outils
nécessaires à cet effet. Le Cadre des dépenses à
moyen terme, qui est certainement l'outil le
plus approprié de la gestion économique et
financière, s'appuiera sur le DSCRP.
Il se traduira par une
réactualisation et une amélioration du cadre
macroéconomique de notre pays, avec une
harmonisation de la base de données
macroéconomiques autour d'un instrument commun
de gestion de l'information ; par une évaluation
plus fine des dépenses d'investissements et de
fonctionnement de l'Etat, ainsi qu'une meilleure
intégration de celles-ci. Tout comme une
meilleure programmation des dépenses
budgétaires, une exécution plus rapide du budget
et un meilleur suivi de la mise en oeuvre des
programmes et projets ainsi qu'une mise en place
d'un système informatique intégré et
déconcentré.
Il convient de préciser que
le CDMT prendra en compte les secteurs non
inclus dans le DSCRP qui, lui, est un
prolongement de la perspective 'Gabon 2025".
Laquelle décline les grandes orientations de
développement économique et social de notre pays
à l'horizon 2025.
"GABON 2025"• Parmi
d'autres programmations qui visent le même
objectif, 1 on a la Loi d'orientation de
développement économique et social (LODES) qui
vient opérationnaliser tes options de "Gabon
2025", et le DSCRP qui est plus opérationnel en
ce sens qu'il définit véritablement les
programmes de croissance et de lutte contre la
pauvreté conformément à la LODES.
En outre, il est important de
rappeler que le Document de stratégie de
croissance et de réduction de la pauvreté
dispose de quatre grands piliers, à savoir: la
promotion de la croissance par l'identification
des atouts (tourisme, forêt, etc.) susceptibles
de suppléer le secteur pétrolier sur lequel
repose essentiellement notre économie; les
infrastructures qui sont nécessaires pour
pousser la croissance; les services sociaux
(santé, habitat, éducation) ; et la gouvernance
à travers l'amélioration des mécanismes de
gestion des finances publiques et de la justice.
S'agissant singulièrement de
l'éducation, c'est un secteur d'appui à la
croissance, dans la mesure où il faut former les
hommes qui seront appelés, danses années à
venir, à animer le secteur de croissance. Au
regard de la réussite qu'il a connue ailleurs,
et c'est le moins que l'on puisse reconnaître,
le Gabon s'est engagé dans cette voie, non pas
par obligation vis-à-vis de ses partenaires dans
l'espoir de voir sa dette annulée comme certains
Etats africains, notamment. Mais le gouvernement
a eu cette perspective en vue d'améliorer la
gouvernance et la gestion des finances publiques
dans notre pays, a ajouté Jean-Philippe Ndong
Biyogho.