ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 19 Février 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR / POINT DE PRESSE DES ÉTUDIANTS DE L'UOB SAMEDI

"Pas de solutions aux problèmes, pas de reprise des cours ce lundi "

Les étudiants dénoncent des violations de leurs droits inaliénables à travers des "déclarations mensongères" et des "exclusions arbitraires" de certains de leurs camarades. Ils en appellent à l'arbitrage des plus hautes autorités du pays.

ALORS que la situation semblait s'éclaircir à l'Université Omar Bongo (UOB) avec l'annonce de la reprise des cours ce lundi matin, à la suite de la levée du mot d'ordre de grève des enseignants et chercheurs du supérieur du Gabon annoncée mercredi dernier, l'institution pourrait à nouveau connaître un blocage.

Lors d'un point de presse tenu samedi dernier sur le campus à la Maison des étudiants, ces derniers ont annoncé aux représentants de la presse nationale et internationale leur intention de ne pas reprendre les cours ce matin. Les étudiants entendent ainsi manifester leur solidarité à l'endroit de leurs condisciples qui seraient "victimes de sanctions jugées arbitraires et sévères" à la suite du communiqué rendu public le mercredi 14 février 2007 par le secrétaire général de l'UOB, Michel Mboumi.

D'entrée, le porte-parole des étudiants, Mathurin Baudelaire Engori, a fait la chronologie des événements ayant conduit à l'exclusion d'une dizaine d'étudiants la semaine dernière. D'ailleurs, ces étudiants exclus menacent d'entamer une grève de la faim dès ce matin au portail de l'UOB.

L'histoire remonte au 16 mai 2006. Suite aux problèmes récurrents que connaît l'UOB chaque année, notamment la fermeture de la bibliothèque centrale et du restaurant universitaire, le manque de matériels didactiques et de reprographie, l'absence de toilettes publiques, d'eau et d'électricité, d~insalubrité, d'insécurité, le retard de payement des bourses, etc, une assemblée générale convoquée par le conseil de la vie étudiante (CVE ), avait décidé de la fermeture de l'université. Une mesure qui visait à alerter les plus hautes autorités.

"Dans ce contexte, l'arrivée du nouveau ministre de l'Enseignement supérieur sur les lieux avait été très ovationnée, d'autant plus qu'il incarnait l'espoir et le renouveau pour une université du 3e millénaire", a déclaré Mathurin Baudelaire Engori.

Mais curieusement, les étudiants estiment avoir été surpris par l'attitude de "non négociation "que ce dernier a amenée. Ce qui a entraîné l'exclusion de sept étudiants. Une mesure aussitôt annulée par le Premier ministre, jean Eyéghé Ndong. Par la même occasion, le chef du gouvernement ordonna -le début d'un certain nombre de travaux, après (allocation par le chef de l'Etat de la somme de deux cent cinquante millions de francs.

Contre toute attente, alors qu'ils pensaient que certains problèmes avaient trouvé des solutions, les étudiants constatent que cette année académique 2006-2007, qui coïncide avec l'arrivée des nouvelles autorités administratives, s'ouvre avec les mêmes problèmes. Notamment ceux d'évaluation, attribution des notes arbitraires, de falsification par certains enseignants de notes d'examens, etc. Ces contentieux portés devant les autorités décanales par le CVE, se soldent par des conseils de discipline et l'exclusion de trois étudiants.

Aussi les étudiants estiment -ils que le mouvement du jeudi 1er février dernier, est tout simplement dû à "l'inconsidération par les autorités universitaires du recours en annulation des exclusions" et de l'éternel problème de bourse, d'insalubrité, du restaurant, etc. que connaît cette cité.

Par rapport aux derniers incidents survenus sur le campus, les étudiants soutiennent que ce serait l'enseignant du département de Géographie qui aurait "forcé la barricade" et aurait même " donné un coup de poing à un étudiant". La sorte, on la connaît.

Sur le "procès" fait à leurs condisciples, les étudiants dénoncent le fait qu'aucun témoin n'est interrogé, aucune photo ni certificat du présumé agressé n'est fourni. Et la victime refusant même, fait curieux, de témoigner devant les médias.

"Face à ces agissements dignes d'un Etat policier, l'étudiant condamne vigoureusement le mépris et les multiples violations de ses droits inaliénables garanties par la Constitution, les Franchises universitaires, et le Livret de l'étudiant et il ne saurait en revanche tolérer une présence militaire au sein du campus universitaire, les multiples déclarations mensongères tendant à tenir davantage son image déjà écornée", a conclu le porte-parole des étudiants.

Face à cette situation, les étudiants ont interpellé leurs familles et la société civile dans son entièreté, pour tout mettre en oeuvre afin de trouver des solutions aux crises de l'UOB. Ils en ont également appelé aux autorités pour mettre un terme à cette situation fui n'honore pas l'université gabonaise.

Enfin, les étudiants ont décidé de ne pas regagner les salles de cours tant que des solutions durables ne seront pas trouvées à la crise universitaire.

Source : Journal L'Union Plus du 19 Février 2007

 



   

LE MONDE POLITIQUE EN DEUIL
L'ancien ministre Max Mebale Obame est mort

SUITE AUX PERTURBATIONS DANS LA FOURNITURE D'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE
Ibrahim Tsendjiet Mboulou :"Nous restons vigilants"

POINT DE VUE
La baisse de la pluviométrie est-elle bien la cause des délestages à Libreville ?

CLÔTURE DU FORUM SUR LES ENJEUX DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE DANS UN CONTEXTE DE LIBÉRALISATION DES MÉDIAS ET DE MONDIALISATION
Traduire en actes concrets les recommandations

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR / POINT DE PRESSE DES ÉTUDIANTS DE L'UOB SAMEDI
"Pas de solutions aux problèmes, pas de reprise des cours ce lundi
"

Pour moi quoi…Makaya
C'EST vraiment bizarre. L'autre jour, mon Premier grand quotidien a fait état