Pour moi quoi...
MON péché mignon c'est de me
mêler souvent des choses qui ne me regardent
pas. Mais tant pis ! Je ne peux pas me taire
devant des situations qui interpellent la
conscience collective. De quoi s'agit-il, mes
chers frères Makaya excédés ?
Eh bien, je veux parler de
ces comportements de type raciste qu'on observe
de plus en plus dans certains milieux, quoi.
L'autre jour, mon Premier grand quotidien
évoquait cet "apartheid" invisible qui règne
dans un bahut situé aux Charbonnages. Quelque
temps après, le tour est revenu aux employés
d'une société de la place de se plaindre du
racisme qui caractériserait leurs chefs "outangani".
Moi, Makaya, je ne comprends
pas l'attitude de certains toubabs qui déferlent
dans notre Gabon d'abord là, quoi. S'ils ne sont
pas prêts à la cohabitation, pourquoi
acceptent-ils de venir dans un pays pour
transformer ensuite la proximité en distance ?
Je pose cette question parce que la situation
est grave dans certaines entreprises.
Dans une société basée au
quartier Louis, un "Guibamb" passe son temps à
malmener son personnel africain.
Excédée, une jeune femme a
fini même par démissionner. Aujourd'hui, le
toubab en question refuse non seulement de lui
verser l'argent qu'il lui doit mais aussi de lui
délivrer le certificat de travail. Quand nous
avons appris cela, mes amis de la "réunion des
parents d'élèves" du PK6 avons eu des céphalées.
"Ça y est! Ils sont en pays conquis", que nous
nous sommes écriés. Pour quoi des gens à qui on
réserve notre hospitalité peuvent-ils se
comporter de la sorte ?
En tout cas, moi, Makaya,
j'interpelle les autorités sur ces dérapages.
Notre Gabon-d'abord-là ne saurait:devenir une
terre où se développent de telles attitudes. Si
certains toubabs s'y sentent mal à l'aise au
contact de leurs hôtes, la solution est simple:
plier bagage et rentrer au bercail.
A bon entendeur, salut ôôôh
... Makaya