CNSS/ GRÈVE DES MÉDECINS DES
HÔPITAUX
Le
SYna-CNSS emboîte le pas
Après une assemblée générale
consultative, ce syndicat, a décidé hier, lors
d'un point de presse, de soutenir le mouvement
de grève déclenché par Hippocrate, le syndicat
des médecins.
LE
Syndicat national des agents de la Caisse
nationale de sécurité sociale (Syna-CNSS) a tenu
un point de presse hier à la fondation Jeanne
Ebori de Libreville au cours duquel sa
présidente, Jeannette Nsiama Ontsia, a annoncé
que sa structure emboîtait le pas au syndicat
Hippocrate, dans son mouvement de grève,
déclenché le 8 février dernier.
Citant un certain nombre
d'articles de la convention collective de la
CNSS, relative à l'exercice du droit syndical,
du code de travail encore en vigueur en
République gabonaise, les conventions n18719g
et 137 de VOIT relative à la liberté
syndicale, Mme Nsiama Ontsia estime que la
collaboration franche et sincère existant entre
Hippocrate et le Syna-CNSS ne peut qu'être
bénéfique aux agents, dans lu mesure où ces deux
structures oeuvrent pour l'amélioration des
conditions de travail et de vie de l'ensemble
des travailleurs de la CNSS. De ce fait, le
Syna-CNSS soutient avec fermeté le mouvement de
grève déclenché par leurs amis d'Hippocrate.
Pour justifier leur position,
la syndicaliste a dénoncé l'absence de dialogue
entre la direction générale et les partenaires
sociaux, la non prise en compte de leurs
revendications légitimes et la non
régularisation de leur situation administrative.
"Vus les dysfonctionnements actuels de nos
hôpitaux et surtout la gestion fallacieuse et
cavalière des ressources humaines et
financières, (nous) décidons à compter de ce
jour vendredi 16 février 2007, de déposer un
cahier de charge auprès de la direction générale
de la CNSS et nous joignons au syndicat
hyppocrate pour mener une action commune, en vue
de trouver une solution idoine à toutes nos
revendications".
Rappelons que la grève des
médecins des hôpitaux de la CNSS, comme l'a
rappelé mercredi dernier le président du
syndicat Hippocrate, le Dr Jean Koumba, avait
débuté le 22 décembre 2006, puis suspendue un
jour plus tard, pour faciliter les négociations.
Elle a été reprise le 7 février 2007,
suite au silence observé aussi bien du côté de
la direction générale que de la tutelle.
"Au cours de notre assemblée
générale du 13 février écoulé, il nous est
revenu qu'un conseil d'administration
extraordinaire de la CNSS doit se tenir jeudi 15
février2007(il s'est tenu effectivement à cette
date, Ndr), à l'initiative de la tutelle, avec
comme ordre du jour la situation actuelle des
hôpitaux de la CNSS en vue de leur fermeture";
a rappelé le président d'Hippocrate au cours
d'un énième point de presse jeudi dernier.
Pour les membres de ce
syndicat, une telle décision serait en totale
contradiction avec le plan national de
développement sanitaire incluant la construction
du centre hospitalier universitaire (CHU) qui
englobe ces structures, et surtout avec la
création de la Caisse nationale d'assurance
maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Aussi,
ont-ils appelé les administrateurs à leur sens
de responsabilités, "pour avoir une lecture
républicaine et non suicidaire des chiffres et
arguments qui leur ont été présentés".
En effet, le syndicat craint
que cette grève ne soit le détonateur d'une
crise sociale entraînant tous les groupes
socioprofessionnels de la CNSS dans le
mouvement. "C'est pourquoi, au cours de notre
dernier point de presse du 8 février2007, nous
avons sollicité la sagesse et l'arbitrage
du chef de l'État, garant de toutes, les
institutions. Sollicitation que nous réitérons
ce jour"; a dit jean Koumba.
Hippocrate trouve inapproprié
le fait que le septennat de la matérialisation
du projet des "Actes pour le Gabon" du chef de
l'Etat commence par un mauvais climat
social, caractérisé par des grèves sectorielles,
à cause des décisions inadaptées et inadéquates
proposées au chef de l'Etat, sans en mesurer les
conséquences sociales.