OUVERTURE DU FORUM SUR LES
"ENJEUX DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE DANS UN
CONTEXTE DE LIBÉRALISATION DES MEDIAS ET DE LA
MONDIALISATION
La
presse gabonaise invitée à opter pour
l'excellence
Le ministre délégué, Rigobert
lkambouayat-Ndeka, en ouvrant les assises de
cette importante rencontre, a demandé que les
journalistes s'accrochent à l'exaltation du
travail.
AINSI
que nous l'annoncions dans notre livraison
d'hier, le Forum sur les enjeux de la liberté de
la presse dans un contexte de libéralisation des
médias et de la mondialisation a débuté. Dans la
salle des conférences de l'immeuble abritant les
services de Gabon Télécom, plus connu sous le
nom de Delta Postal. En présence du gotha de la
presse, de Mme Agathe Okoumba d'Okwatsèguè du
Conseil national de la communication (CNC) et de
MM. Valentin Louemba-Bayonne, Mohammed Bachiri
et Rigobert lkambouayat-Ndeka, respectivement
directeur par intérim du Bureau régional de la
Francophonie pour l'Afrique centrale et l'Océan
indien (Brac), directeur et représentant de
l'Unesco à Libreville et ministre délégué,
auprès du ministre de la Communication, de la
Poste, des Télécommunications et des Nouvelles
technologies de l'information, Porte-parole du
gouvernement.
Pour coller à la tradition,
en pareille circonstance, le représentant de
l'Organisation internationale de la Francophonie
(OIF), Valentin Louemba-Bayonne, l'un des
partenaires dans l'organisation du Forum, a
remercié le gouvernement de la République pour
la tenue de cette importante rencontre, avant de
décliner une partie des stratégies poursuivies
par la Francophonie : la consolidation de la
démocratie, des droits de l'homme et de l'Etat
de droit.
A l'en croire, l'engagement
de la Francophonie en faveur d'une information
libre et plurielle, l'a amenée à concevoir une
programmation qui tient compte du besoin pour
les fa de cet espace de développer une
législation et une réglementation favorables au
droit à la communication, au renforcement des
capacités de régulation et d'autorégulation des
médias. C'est dans cette logique, a-t-il
affirmé, que le Brac a accepté d'accueillir la
mise en place, le 31 août 2006, de
l'Observatoire gabonais des médias (Ogam).
L'amélioration des conditions de travail des
journalistes, ainsi que l'évolution du statut
des entreprises de presse sont également au
coeur des préoccupations de la Francophonie.
Ce qu'a repris, en d'autres
termes, Mohammed Bachiri, directeur du Bureau
multi-pays de l'Unesco, heureux du thème à
débattre: "enjeux de la liberté de la dresse
dans un contexte de libéralisation
des médias et de la mondialisation". Il a
déclaré que l'Unesco se félicite d'avoir
travaillé avec le gouvernement et ses
partenaires pour la préparation du forum qui
permettra d'échanger les idées, de réfléchir sur
e statut du journaliste et de l'information.
Pour lui, la démocratisation
de la vie publique en Afrique a entraîné la
naissance d'une presse libre et plurielle.
Conséquence, sur le plan international, de la
position de l'Occident vis-à-vis du continent
noir caractérisé par un déficit démocratique. En
effet, l'Occident conditionnait son aide à
l'Afrique au respect des libertés individuelles
et fondamentales et à la pratique d'une
véritable démocratie (politique et sociale).
Ajoutés à cela le plan de Lagos adopté par
l'Union africaine (UA) pour l'Afrique.
Sur le plan national, a-t-il
dit, la presse gabonaise dont le caractère libre
remonte à 1990, c'est-à-dire à la Conférence
nationale, s'est imposée comme baromètre de la
démocratie et garant de l'intérêt du service
public.
Selon Mohammed Bachiri, la
liberté est un moyen essentiel dans le
renforcement de la démocratie. Que si la
libéralisation des médias a entraîné l'émergence
d'organes privés, il y a lieu désormais de les
normaliser et de les structurer pour assurer un
meilleur fonctionnement, c'est-à-dire pour qu'on
ne connaisse plus les dérapages observés.
Rigobert Ikambouayat-Ndeka,
en ouvrant les travaux, a indiqué due de
nombreuses avancées ont été remarquées dans le
pays où l'on peut écrire, parler et diffuser
librement sauf à répondre de l'abus de
l'exercice de cette liberté selon les
dispositions édictées par la loi. Un fonds
d'aide à la presse de 500 millions de francs est
alloué pour encourager l'expression plurielle et
la compétitivité des médias, surtout dans un
contexte de mondialisation. En outre, le Gabon a
procédé à la création du CNC pour réguler
l'action des médias afin d'assurer un meilleur
exercice de la liberté de la presse et
d'expression sur le territoire national.
Le ministre délégué a émis le
souhait de voir les réflexions permettre de
placer le journaliste face à ses responsabilités
dans les domaines de l'expression plurielle, du
développement et de la lutte contre la pauvreté.
Dans un contexte de mondialisation et de
libéralisation, a-t-il dit, la presse gabonaise
doit opter pour l'excellence si elle veut
survivre.