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Le quotidien l'Union du 15 Février 2007

 

OUVERTURE DU FORUM SUR LES "ENJEUX DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE DANS UN CONTEXTE DE LIBÉRALISATION DES MEDIAS ET DE LA MONDIALISATION

La presse gabonaise invitée à opter pour l'excellence

Le ministre délégué, Rigobert lkambouayat-Ndeka, en ouvrant les assises de cette importante rencontre, a demandé que les journalistes s'accrochent à l'exaltation du travail.

AINSI que nous l'annoncions dans notre livraison d'hier, le Forum sur les enjeux de la liberté de la presse dans un contexte de libéralisation des médias et de la mondialisation a débuté. Dans la salle des conférences de l'immeuble abritant les services de Gabon Télécom, plus connu sous le nom de Delta Postal. En présence du gotha de la presse, de Mme Agathe Okoumba d'Okwatsèguè du Conseil national de la communication (CNC) et de MM. Valentin Louemba-Bayonne, Mohammed Bachiri et Rigobert lkambouayat-Ndeka, respectivement directeur par intérim du Bureau régional de la Francophonie pour l'Afrique centrale et l'Océan indien (Brac), directeur et représentant de l'Unesco à Libreville et ministre délégué, auprès du ministre de la Communication, de la Poste, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information, Porte-parole du gouvernement.

Pour coller à la tradition, en pareille circonstance, le représentant de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Valentin Louemba-Bayonne, l'un des partenaires dans l'organisation du Forum, a remercié le gouvernement de la République pour la tenue de cette importante rencontre, avant de décliner une partie des stratégies poursuivies par la Francophonie : la consolidation de la démocratie, des droits de l'homme et de l'Etat de droit.

A l'en croire, l'engagement de la Francophonie en faveur d'une information libre et plurielle, l'a amenée à concevoir une programmation qui tient compte du besoin pour les fa de cet espace de développer une législation et une réglementation favorables au droit à la communication, au renforcement des capacités de régulation et d'autorégulation des médias. C'est dans cette logique, a-t-il affirmé, que le Brac a accepté d'accueillir la mise en place, le 31 août 2006, de l'Observatoire gabonais des médias (Ogam). L'amélioration des conditions de travail des journalistes, ainsi que l'évolution du statut des entreprises de presse sont également au coeur des préoccupations de la Francophonie.

Ce qu'a repris, en d'autres termes, Mohammed Bachiri, directeur du Bureau multi-pays de l'Unesco, heureux du thème à débattre: "enjeux de la liberté de la dresse dans un contexte de libéralisation des médias et de la mondialisation". Il a déclaré que l'Unesco se félicite d'avoir travaillé avec le gouvernement et ses partenaires pour la préparation du forum qui permettra d'échanger les idées, de réfléchir sur e statut du journaliste et de l'information.

Pour lui, la démocratisation de la vie publique en Afrique a entraîné la naissance d'une presse libre et plurielle. Conséquence, sur le plan international, de la position de l'Occident vis-à-vis du continent noir caractérisé par un déficit démocratique. En effet, l'Occident conditionnait son aide à l'Afrique au respect des libertés individuelles et fondamentales et à la pratique d'une véritable démocratie (politique et sociale). Ajoutés à cela le plan de Lagos adopté par l'Union africaine (UA) pour l'Afrique.

Sur le plan national, a-t-il dit, la presse gabonaise dont le caractère libre remonte à 1990, c'est-à-dire à la Conférence nationale, s'est imposée comme baromètre de la démocratie et garant de l'intérêt du service public.

Selon Mohammed Bachiri, la liberté est un moyen essentiel dans le renforcement de la démocratie. Que si la libéralisation des médias a entraîné l'émergence d'organes privés, il y a lieu désormais de les normaliser et de les structurer pour assurer un meilleur fonctionnement, c'est-à-dire pour qu'on ne connaisse plus les dérapages observés.

Rigobert Ikambouayat-Ndeka, en ouvrant les travaux, a indiqué due de nombreuses avancées ont été remarquées dans le pays où l'on peut écrire, parler et diffuser librement sauf à répondre de l'abus de l'exercice de cette liberté selon les dispositions édictées par la loi. Un fonds d'aide à la presse de 500 millions de francs est alloué pour encourager l'expression plurielle et la compétitivité des médias, surtout dans un contexte de mondialisation. En outre, le Gabon a procédé à la création du CNC pour réguler l'action des médias afin d'assurer un meilleur exercice de la liberté de la presse et d'expression sur le territoire national.

Le ministre délégué a émis le souhait de voir les réflexions permettre de placer le journaliste face à ses responsabilités dans les domaines de l'expression plurielle, du développement et de la lutte contre la pauvreté. Dans un contexte de mondialisation et de libéralisation, a-t-il dit, la presse gabonaise doit opter pour l'excellence si elle veut survivre.

Source : Journal L'Union Plus du 15 Février 2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
NOUS aussi on est comment ? Ouais, c'est pas souvent que ça arrive, mais moi