IMMIGRATION CLANDESTINE
Les 75
dos mouillés finalement rapatriés dans leurs
pays respectifs
Ils sont partis vendredi
dernier, à bord d'un bateau affrété par notre
pays, en présence des responsables des
différents services concernés par la question,
notamment la Police de l'air et des
frontières.
CHOSE
promise chose due, a-t-on coutume de dire. Les
75 "boat people" (65 hommes, 9 femmes et 1
enfant), appréhendés dernièrement à la
Pointe-Denis par des agents de la brigade
nautique du port-môle, ont fini par être
rapatriés dans leurs pays respectifs. Leur
départ s'est effectué vendredi 9 février 2007 à
21h de Libreville à bord d'un bateau affrété par
l'Etat gabonais. C'était en présence des
responsables des différents services concernés
par l'immigration.
A noter que sur les 75
immigrés clandestins arrêtés, seuls 74 ont
embarqué au port-môle. L'un des clandestins
ayant réussi à "s'évader" . Le retour de ces
émigrés, intervenu 12 jours après leur
arrestation, vient témoigner de la volonté des
autorités politiques et militaires de notre pays
de se conformer aux conventions internationales.
En effet, comme l'a indiqué
son directeur, le commandant major Célestin
Embinga, la Police de l'air et des frontières
(PAF), a pris attache avec toutes les
représentations diplomatiques des pays de ces
clandestins, ainsi que le service de la
Documentation, afin de respecter les règles
requises en la matière avant leur départ.
C'est donc après avoir réuni
toutes les conditions requises que les 74
clandestins ont embarqué à bord d'un bateau
beaucoup plus confortable que l'embarcation par
laquelle ils sont arrivés. Destination le
Nigeria, leur point de départ: Durant leur
embarquement, autant certains rapatriés
semblaient contents de retourner vivants chez
eux, après avoir frôlé la mort durant leur
voyage au "pays de Cocagne", autant d'autres
paraissaient en colère, du fait d'être passés à
côté de la réussite espérée.
Pour les 74 "dos mouillés"
refoulés, le bâtiment abritant les services du
ministère des Affaires étrangères et les feux
tricolores qui le jouxtent, ainsi qu'une partie
de la côte, resteront sans nul doute les seuls
souvenirs qu'ils garderont du Gabon. S'ils ne
reviennent pas d'ici là.