Pour moi quoi…Makaya
Moi Makaya, j'attendais avec
une réelle impatience de voir comment réagirait
le "gouvrement" face au petit enfer sur terre
que nous fait endurer depuis bientôt une semaine
notre grande Dame de l'eau et du courant. Va
pour la faible pluviométrie, puisque c'est
l'argument, mais il faudra bien payer la note et
rendre des comptes! En tous cas, c'est comme ça
que j'ai compris les choses, quoi.
Ouais, l'Etat comme nous les
consommateurs voulons bien comprendre ce qu'on
nous raconte. A savoir que faute de pluie
(laquelle a bonne goutte... euh.. bon dos), le
niveau d'eau dans les barrages a tellement
baissé que Libreville ne peut plus être
correctement alimentée en courant.
Mais les conséquences pour
nous sont là. Et c'est à Dame SEEG de les
assumer. Nos appareils achetés en bon chez le
Libanais sont bousillés, nos cotis, cuisses de
poulet et autres -"bottines"' sont foutus. Si
jamais (parce qu'on a fait le marché pour tout
le mois et qu'on n'a plus un rond) on s'amusait
à les manger comme ça, bonjour les
gastro-entérite, et autres saloperies de ce
genre! Et je ne parle même pas de ce mauvais
coup porté contre des pans entiers de notre
économie.
Alors, ouais, il faudra
payer! Nous les Makaya espérons; que l'Etat sera
derrière nous à cette occasion. Parce qu'avec
Dame SEEG, c'est toujours le combat du pot de
fer contre le pot de terre:pour elle, tous les
arguments sont bons pour soutenir que nos
malheurs ne viennent pas d'elle.
Pour le reste, c'est bien le
moins que l'Etat réexamine en profondeur la
convention avec le repreneur. On ne peut pas
chaque année nous dire que les résultats sont
bons, annoncer que le "miang " ainsi récolté
sert à de gros investissements et assister à ce
qui nous arrive uniquement parce que la météo
s'est "retournée" !
Sans oublier que la Terre
étant désormais en folie, il faut savoir
anticiper les coups durs quand on s'occupe d'un
secteur aussi sensible que la distribution de
jus et de flotte. Si on n'est pas capable de
sentir les choses comme ça, je crois qu'il ne
faut pas chercher midi à quatorze heures: on
fait exactement comme on a fait là-bas à Ndakaru.
Un point, un trait !
... Makaya