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Le quotidien l'Union du 12 Février 2007

 

FAIT DIVERS

Des braconniers arrêtes par la brigade Setrag

Edith Ningone, Germaine Abeghé et Jacques N Omo, tous trois ressortissants équatoguinéens , ont été appréhendés hier matin en possession 'une importante quantité de viande de brousse.

SIX sangliers, huit gazelles, un python, eux porcs-épics, deux chevrotins, trois antilopes, un chat-huant et deux singes. Telle est la quantité de gibier saisie, hier au petit matin, les éléments de la brigade de gendarmerie Setrag. Les agents ont également mis la main sur les détenteurs du produit de chasse. Il s'agit de Pacques Ngomo, Germaine Abeghé et Edith Ningone, tous trois Equatoguinéens.

Les braconniers revenaient d'Otoumbi, petite bourgade située dans le département de la Lopé. De fait, ils s'apprêtaient à aller écouler leur produit sur les différents marchés de la capitale. D'après nos investigations, c'est en 2005 que les trois expatriés se sont lancés dans le commerce du gibier. Depuis lors, ils se rendent souvent à Otoumbi où ils sont approvisionnés par quinze chasseurs gabonais et équatoguinéens. Ils ont souvent recours aux trains de la Setrag pour transporter leurs produits.

En fait, ils soudoient souvent les conducteurs de ces engins pour qu'ils acceptent le transport illégal du gibier. "Nous donnons souvent entre dix et trente-mille par voyage"; a expliqué Jacques Ngomo. Hier, c'est un train de la Compagnie minière de l'Ogooué (COMILOG) qui a transporté les braconniers. Pour éviter que les braconniers ne tombent dans les mailles de la police ferroviaire, le conducteur a marqué un arrêt avant la gare pour déposer les commerçants contrevenants. Mais c'était coin ter sans la détermination dés éléments de la brigade de gendarmerie de l'ex-Octra.

Le commandant de la brigade Setrag, le lieutenant Paterne Dounga et ses collaborateurs sont tombés, au cours d'une patrouille, sur les braconniers qui attendaient un véhicule pour rallier les marchés de Libreville. Fdith Ningone, Jacques Ngomo et Germaine Abeghé ont reconnu que la vente du gibier, leur activité principale, était lucrative. Leur dernier voyage sur Otoumbi remonte au 29 janvier dernier. Ce jour-là, lorsqu'ils arrivent dans la petite bourgade ogivine, leurs fournisseurs leur font comprendre que le produit n'est pas encore prêt.

Les trois compagnons décident d'attendre. Le lendemain, les quinze chasseurs prennent le chemin de la rousse. Ngomo, Abeghé et Ningone, eux, restent au village où ils louent des chambres pour dormir pendant leur séjour. Dans le village, ils ont tissé des relations fortes avec des riverains. Des jours passent. Les commerçants qui ont hâte d'entrer en possession de leurs produits ont les yeux et oreilles rivés vers la brousse où sont partis les chasseurs. Lorsque ceux-ci arrivent avec les bêtes, ils les mettent à la disposition des acheteurs, qui les conservent dans des congélateurs en attendant le passage d'un train.

Samedi dernier à vingt et une heures, Jacques Ngomo, Germaine Abeghé et Edith Ningone embarquent dans un train COMILOG. Destination: Libreville pour aller écouler leur produit. Le conducteur qui est habitué à ce genre de transaction mafieuse sait qu'il devra les déposer avant la gare d'Owendo où les contrôles paraissent stricts. Parvenus à quelques mètres de l'arrêt définitif, le conducteurs immobilisera son engin pour faire descendre les trois passagers pris à Otoumbi. C'est là que la brigade Setrag les, surprendra avec leur butin. Ils devront répondre de leurs actes.

Source : Journal L'Union Plus du 12 Février 2007

 



   

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Moi Makaya, j'attendais avec une réelle impatience de voir comment réagirait