FAIT DIVERS
Des
braconniers arrêtes par la brigade Setrag
Edith Ningone, Germaine Abeghé
et Jacques N Omo, tous trois ressortissants
équatoguinéens , ont été appréhendés hier matin
en possession 'une importante quantité de viande
de brousse.
SIX
sangliers, huit gazelles, un python, eux
porcs-épics, deux chevrotins, trois antilopes,
un chat-huant et deux singes. Telle est la
quantité de gibier saisie, hier au petit matin,
les éléments de la brigade de gendarmerie Setrag.
Les agents ont également mis la main sur les
détenteurs du produit de chasse. Il s'agit de
Pacques Ngomo, Germaine Abeghé et Edith Ningone,
tous trois Equatoguinéens.
Les
braconniers revenaient d'Otoumbi, petite
bourgade située dans le département de la Lopé.
De fait, ils s'apprêtaient à aller écouler leur
produit sur les différents marchés de la
capitale. D'après nos investigations, c'est en
2005 que les trois expatriés se sont lancés dans
le commerce du gibier. Depuis lors, ils se
rendent souvent à Otoumbi où ils sont
approvisionnés par quinze chasseurs gabonais et
équatoguinéens. Ils ont souvent recours aux
trains de la Setrag pour transporter leurs
produits.
En fait, ils soudoient
souvent les conducteurs de ces engins pour
qu'ils acceptent le transport illégal du gibier.
"Nous donnons souvent entre dix et
trente-mille par voyage"; a expliqué Jacques
Ngomo. Hier, c'est un train de la Compagnie
minière de l'Ogooué (COMILOG) qui a transporté
les braconniers. Pour éviter que les braconniers
ne tombent dans les mailles de la police
ferroviaire, le conducteur a marqué un arrêt
avant la gare pour déposer les commerçants
contrevenants. Mais c'était coin ter sans la
détermination dés éléments de la brigade de
gendarmerie de l'ex-Octra.
Le commandant de la brigade
Setrag, le lieutenant Paterne Dounga et ses
collaborateurs sont tombés, au cours d'une
patrouille, sur les braconniers qui attendaient
un véhicule pour rallier les marchés de
Libreville. Fdith Ningone, Jacques Ngomo et
Germaine Abeghé ont reconnu que la vente du
gibier, leur activité principale, était
lucrative. Leur dernier voyage sur Otoumbi
remonte au 29 janvier dernier. Ce jour-là,
lorsqu'ils arrivent dans la petite bourgade
ogivine, leurs fournisseurs leur font comprendre
que le produit n'est pas encore prêt.
Les trois compagnons décident
d'attendre. Le lendemain, les quinze chasseurs
prennent le chemin de la rousse. Ngomo, Abeghé
et Ningone, eux, restent au village où ils
louent des chambres pour dormir pendant leur
séjour. Dans le village, ils ont tissé des
relations fortes avec des riverains. Des jours
passent. Les commerçants qui ont hâte d'entrer
en possession de leurs produits ont les yeux et
oreilles rivés vers la brousse où sont partis
les chasseurs. Lorsque ceux-ci arrivent avec les
bêtes, ils les mettent à la disposition des
acheteurs, qui les conservent dans des
congélateurs en attendant le passage d'un train.
Samedi dernier à vingt et une
heures, Jacques Ngomo, Germaine Abeghé et Edith
Ningone embarquent dans un train COMILOG.
Destination: Libreville pour aller écouler leur
produit. Le conducteur qui est habitué à ce
genre de transaction mafieuse sait qu'il devra
les déposer avant la gare d'Owendo où les
contrôles paraissent stricts. Parvenus à
quelques mètres de l'arrêt définitif, le
conducteurs immobilisera son engin pour faire
descendre les trois passagers pris à Otoumbi.
C'est là que la brigade Setrag les, surprendra
avec leur butin. Ils devront répondre de leurs
actes.