PRIVATISATION DE GABON TÉLÉCOM
Maroc
Telecom remporte l'appel d'offre
L'adjudicataire a, pour cela,
dû mettre 39,86 milliards de francs sur la table
pour acquérir les 51 % de arts cédés par l'Etat
en même temps qu'il a annonce un programme
d'investissement de l'ordre de 100 milliards de
francs et la baisse significative des coûts de
communications téléphoniques.
Poignée
de mains symbolique (et solennelle) vendredi
dernier au ministère des Finances entre le
ministre d'Etat Paul Toungui et le président du
directoire de Maroc Télécom, Abdeslam Ahizoune.
A la suite de la conclusion
officielle de l'accord portant cession de 51 %
des actions du capital de Gabon Télécom pour un
montant d'environ 40 milliards de francs. "C'est
une nouvelle étape dans nos relations avec le
Maroc. Et cet accord confirme l'engagement de l'Etat
dans son programme de libéralisation de
l'économie nationale "s'est réjoui Paul
Toungui.
La signature de cette
importante transaction s'est déroulée en
présence du ministre de la Communication, de la
poste, des télécommunications et des NTIC, René
N'demezo' Obiang, de son délégué, Rigobert
Ikambouayat Ndeka, du ministre délégué aux
finances. Hugues Alexandre Barro
Chambrier, et du PDG de Libertis, Thomas Souah.
L'opérateur marocain détenu
lui-même à 51 % par le groupe français de média
et télécommunication, Vivendi S.A, reprend donc
une société dont la valeur moyenne hors dette
est estimée à 78,164 milliards de francs.
"En désignant Maroc
Télécom comme adjudicataire définitif, le
gouvernement a pris en compte, outre la
valorisation financière, le projet industriel
proposé par cet opérateur de renommée
internationale. Ce projet industriel est
principalement basé sur le développement des
synergies entre la téléphonie fixe et la
téléphonie mobile garantissant notamment une
meilleure convergence technologique. Il est
sous-tendu par un programme d'investissements
important de 100 milliards de francs à court
terme "; a souligné le comité de
privatisation.
AVANTAGES• Pour le
gouvernement, l'offre de l'opérateur marocain
présente des avantages certains. " Nous voulons
rendre les services à la portée de tous en
élargissant le marché par la baisse des prix"; a
d'emblée annoncé Abdeslam Ahizoune.
Comme premier argument, Gabon
Télécom et sa filiale en téléphonie mobile,
Libertis, bénéficieront d'une injection de
capital conséquente.
De plus, Maroc Télécom et son
actionnaire principal Vivendi ont une grande
expérience en télécommunications et possèdent,
soutient toujours le gouvernement, l'expertise
nécessaire pour améliorer les performances de
Gabon Télécom et de Libertis, et de développer
la qualité de leurs services.
"Les objectifs poursuivis par
cette opération de privatisation sont de
développer l'entreprise, moderniser et étendre
le réseau de télécommunications, faciliter
l'accès des populations aux nouvelles
technologies de l'information et de la
communication à des prix compétitifs et utiliser
au mieux les potentialités qu'offre le câble
marin " a pour sa part indiqué le comité de
privatisation.
Le présent accord est
l'aboutissement d'une procédure rigoureuse
d'appel d'offres organisée par le gouvernement
assisté par HSBCBank Plc, une banque d'affaires
de réputation internationale, agissant en tant
que conseiller exclusif du gouvernement.
Une dizaine d'investisseurs
potentiels internationaux avaient été qualifiés
lors de l'appel d'offres lancé le 17janvier
2006.
Trois sociétés ont déposé une
offre indicative pour Gabon Télécom. Et l'une
d'entre elles (Maroc Télécom), à la suite du
processus de négociation et d'évaluation des
offres, a émergé et a été désignée adjudicataire
définitif.
Avec cette privatisation de
Gabon Télécom, les usagers de la téléphonie
espèrent qu'à terme, le respect des termes du
contrat sera tel que le gouvernement ne sera pas
contraint de rappeler les engagements pris par
l'opérateur, ainsi qu'il le fait actuellement
avec d'autres partenaires auxquels l'Etat a
confié la gestion d'entités parapubliques.