PRIVATISATION DE GABON TÉLÉCOM
Abdeslam
Ahizoune reçu par Omar Bongo Ondimba
Le président du directoire de
Maroc Télécom, le repreneur des 51 % du capital
du géant des télécommunications dans notre pays,
est parti recevoir les "sages conseils" et les
"hautes orientations" du chef de l'Etat.
L'audience a eu lieu vendredi matin en présence
de plusieurs personnalités gabonaises.
DANS
le cadre de la privatisation de l'entreprise
Gabon Télécom, notamment la cession de 51 % de
son capital, une délégation de la société
marocaine, Maroc Télécom, conduite par le
président de son directoire, M. Abdeslam,
Ahizoune, a été reçue en audience par le chef de
l'Etat, Omar Bongo Ondimba. La rencontre a eu
lieu, vendredi matin peu avant le début du
Conseil des ministres. Celle-ci a été introduite
au cabinet présidentiel par le ministre d'État
en charge de l'Économie, des Finances, du
Budget, et de la Privatisation, Paul Toungui, et
son collègue des Télécommunications, René
Ndemezo'Obiang. Tous les deux étaient assistés
de leurs ministres délégués respectifs Alexandre
Barro Chambrier et Rigobert Ikambouaya Ndeka.
Plusieurs autres
personnalités gabonaises étaient également
présentes à l'audience. Notamment le
vice-président de la République, Didjob Divungi
Di Ndinge, le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong,
et le ministre d'État en charge de la Défense;
Ali Bongo Ondimba.
A sa sortie d'audience, le
président du directoire de Maroc Télécom s'est
dit honoré et fier d'avoir été reçu par le chef
de l'Etat qui lui a prodigué de "sages conseils"
et lui a donné ses "hautes orientations",
pour que le secteur des télécommunications dans
notre pays puissent être hissé au niveau des
ambitions du Gabon moderne. "Nous avons une
grande expérience dans la gestion des
télécommunications et la fourniture des
services, a dit M. Abdeslam, notre objectif est
de rendre ce service disponible au profit de
tous. D'abord les populations, des entreprises,
et l'économie gabonaise plus généralement".
L'hôte du président Omar
Bongo Ondimba qui a souligné que sans un
puissant réseau de télécommunications, tout
effort de développement reste vain aujourd'hui,
a soutenu que son entreprise va miser d'abord
sur la disponibilité des infrastructures en
mobilisant les investissements nécessaires. Tout
comme les ressources humaines qualifiées. "Et
pour rendre le service à la poilée de tous,
a-t-il dit, nous pensons baisser très fortement
les prix de manière à ce que ces services
puissent bénéficier au plus grand nombre"
M. Abdeslam a affirmé
disposer de plusieurs atouts dont le premier,
selon lui, est la 'faute sollicitude" du
chef de l'Etat qui a beaucoup encouragé Maroc
Télécom pour que le secteur des
télécommunications devienne le plus grand
maillon de l'économie de notre pays. Occasion
également pour l'interlocuteur du président Omar
Bongo Ondimba de rappeler que sa société qui est
présente dans plusieurs pays, est aussi cotée
sur les grandes places financières
internationales.
IMPORTANCE AVEREE• "De
même, poursuivra l'hôte du chef de l'État, Gabon
Télécom est adossée à une grande entreprise
privée, Vivendi, qui est également cotée sur les
plus grandes places financières internationales.
Donc nous allons tous; de Vivendi, Gabon
Télécom, Libertis, en passant par Maroc Télécom,
fonctionner selon les mêmes règles de gestion et
de management. Lesquelles sont aux normes
internationalement reconnues.
A la question de savoir quand
le partenariat entre Gabon Télécom et Maroc
Télécom va être effectif, le président du
directoire de la société marocaine a répondu:
"Dès la signature de l'accord avec le
gouvernement". Ce qui a été fait vendredi
dans l'après-midi (Lire par ailleurs). "Nous
admettons tous, a souligné le responsable de
Maroc Télécom, que la relance du secteur des
télécommunications qui est notre objectif
premier passe par la restructuration et la
modernisation de cette société, afin
de lui permettre de fonctionner selon les
procédures les plus avancées en la
matière". Voilà pourquoi, estime-t-il, il est
urgent de passer aux choses concrètes. "Nous
allons tout de suite nous mettre au travail,
dira l'orateur, il n'y a plus de temps à
perdre".
Il faut rappeler que le
dossier relatif à la privatisation d'une part du
capital de Gabon Télécom figure parmi les points
saillants des négociations d'un accord triennal
avec le Fonds monétaire international (FMI) pour
lequel le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba,
soutient fortement le gouvernement. De ce point
de vue, on peut dire que l'audience accordée aux
repreneurs des 51% du capital de Gabon Télécom
revêtait une importance avérée.