Pour moi quoi...
QUAND moi, Makaya, je dis
que dans notre Gabon d'abord-là, l'élection
est devenue affaire de vie ou de mort, que
les candidats n'hésitent désormais plus sur
aucun moyen, y compris les plus illicites, pour
l'emporter, les gens trouvent que j'éxabuse. Et
pourtant..
Vous savez, mes chers frères
avisés, que la Cour constuti... constutu...
constitutionnelle (ouf !) examine présentement
Ie volumineux contentieux, comme disent les
écrivassiers de mon Premier grand quotidien, que
lui ont présenté les perdants - bons ou
mauvais - des dernières "leslatives". Elle a,
que j'ai appris de mon canard préféré,
deux mois pour le vider.
Alors, puisque les choses se
passent comme au tribunal, le plaignant, surtout
lui, accompagné ou pas de son avocat,
doit forcément présenter les éléments de sa
plaidoirie. Il peut aussi faire appel à des
témoins. Et c'est là où on s'aperçoit de
la volonté des gens de faire triompher leur
cause en usant de tous les artifices, de tous
les subterfuges.
Il me revient ainsi que des
candidats malheureux feraient presque le siège
de la Cénap, là-bas à la cité de l'ex-12
Mars pour tenter d'obtenir un coup de pouce de
la part des gens qui y bossent. Ça peut être un
procès-verbal revu et corrigé ou quelque chose
qui ferait pencher les résultats en leur faveur.
Et on croit le tour joué, quoi.
Surtout qu'il y a des gens
qui peuvent faire preuve de faiblesse. N'oubliez
pas que la Cour avait dénoncé, au moment de
proclamer les résultats de ces "leslatives";
l'attitude de ceux-là à qui on avait
confié l'organisation du vote, mais qui avalent
failli. Elle ne disait pas explicitement qu'ils
s'étaient laissés acheter, mais c'est tout
comme.
On espère que ceux qui
sont approchés par ces candidats aux
abois résistent à la tentation, qu'ils ne
feraient rien pour jeter le discrédit sur
l'ensemble de la Cénap. Il reste que comme elle
l'a déjà fait, la Cour ne doit pas hésiter, dans
les limites fixés par la loi, à sanctionner, à
faire passer à ceux-là le goût de continuer à
jouer avec le suffrage universel.
Pour la crédibilité de notre
démoncratie, quoi ...
... Makaya