ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
L'appel
de la Frapes
APRÈS qu'un enseignant a été
passé à tabac, le jeudi 1er février dernier, par
un groupe d'étudiants, les syndicats du
supérieur se mobilisent et condamnent avec
vigueur cet acte odieux.
C'est ainsi que le bureau
directeur de la Force de réflexion et d'action
pour l'enseignement supérieur (Frapes) s'est
réuni récemment à l'Université Omar Bongo (UOB).
But: réagir contre
l'agression dont a été victime leur collègue,
Médard Obiang Ebanéga. Sur le campus.
Il a rappelé que les
étudiants n'en sont pas à leur première
agression. Pour mémoire, le recteur Ona Ondo
avait été humilié dans son bureau. Bien avant
lui, le recteur Bonaventure Mvé Ondo avait été
insulté par un étudiant qui avait dit de lui
qu'il avait de l'éponge à la place du cerveau.
Dans un passé très récent, Samuel Léopold Codjo
Rawambia avait été séquestré par des étudiants.
Cette pratique tend à
s'installer au point de créer un climat
d'insécurité et de chienlit dans l'institution.
Face à cette escalade voulue,
orchestrée et pleinement assumée, le bureau de
la Frapes déplore cette dérive et condamne avec
fermeté cette agression et cette violence qui
tendent à s'instituer en mode de fonctionnement
au sein de l'Université gabonaise.
Devant la dévalorisation de
l'image de l'enseignant-chercheur, il appelle à
la mobilisation de tous les enseignants afin de
définir une démarche collective par rapport à ce
qu'il considère comme une atteinte grave à la
dignité du corps professoral.
En outre, le bureau de la
Frapes exige des autorités rectorales et
politiques, gouvernementales en particulier, de
prendre leurs responsabilités dans ce contexte
où toute les normes et valeurs volent en éclats.