CONSEIL NATIONAL DE LA
COMMUNICATION (CNC)
Communiqué final de la séance plénière
extraordinaire du 08/02/07
RÉUNIS en séance plénière
extraordinaire ce jeudi 08 février 2007, les
Conseillers-membre du Conseil national de la
Communication ont constaté, avec regret, la
dérive savamment entretenue dans les médias
nationaux, notamment la presse écrite.
Comme le stipule l'article 3
du Code de la Communication cette dernière est
libre en République Gabonaise sous réserve du
respect de l'ordre public, de la liberté et de
la dignité des citoyens.
Dans le même sens, les
articles 28 et 31 du même Code de la
Communication interdisent l'insinuation
malveillante, la calomnie, l'injure, la
déformation des faits et le mensonge. Ils
rappellent également aux journalistes le respect
de l'intimité et de la vie privée des personnes.
Le Conseil constate que la
presse écrite foule au pied ces principes
fondamentaux en abusant de certaines
dispositions que leur offre le Code de la
Communication.
Cette évolution dangereuse
qui perdure et s'accentue, révèle les limites en
capacité rédactionnelle des journalistes,
capacité due le Conseil national de la
Communication et ses partenaires s'efforcent de
relever afin d'éviter que l'espace médiatique
gabonais ne soit transformé en vaste champ de
bataille et de règlements de comptes personnels.
Si cette dérive médiatique
généralisée trouvait quelque circonstance
atténuante dans le récent contexte préélectoral
et électoral aux divers en,eux,la pérennisation
de ce journalisme de mauvais aloi est, somme
toute, inexcusable.
Face à cette situation
- Le Conseil National de la
Communication s'élève contre toutes ces
pratiques contraires à la déontologie et à
l'éthique de la profession de journaliste,
pratiques nuisibles qui tirent indéniablement
notre presse vers le bas.
Le Conseil souligne que
durant le contexte ayant précédé les récentes
élections législatives et présidentielles, il
avait déjà eu à relever de graves dérives
journalistiques que seul le souci de maintenir
la cohésion sociale susceptible d'être troublé
par la surenchère facile des hommes de médias en
de telles circonstances, l'avait empêché de
sanctionner avec la plus grande rigueur. Le
Conseil tient en l'occurrence à assurer qu'en la
matière aucune circonstance atténuante n'est
envisageable, le respect des règles
déontologiques servant de repères inaliénables ;
et que par conséquent, de telles dérives ne
sauraient être tolérées.
Il prend à témoin l'opinion
publique en ce qui concerne la construction par
la presse nationale d'une zone d'expression
extra légale que les institutions de la
République ne sauraient tolérer davantage.
Aussi, le Conseil attend-il
des directeurs de publication des organes de
presse écrite qu'ils s'assurent que leurs lignes
éditoriales, les informations et analyses
publiées répondent aux critères d'exercice clé
la profession de journaliste et sont
respectueuses de la dignité des citoyens de
toutes conditions, lesquels pourraient bientôt
se résoudre à défendre leurs droits auprès des
Instances Judiciaires.
Dans cet esprit, le Conseil
National de la Communication invite les organes
de presse que sont: le CROCODILE, le MBANDJA et
NKU'U le MESSAGER au ressaisissement et à plus
de professionnalisme dans le traitement de
l'information.
Notre mission commune est de
contribuer à la consolidation de notre jeune
démocratie en empruntant les voies tracées par
les principes intangibles contenus dans nos
textes fondamentaux, autrement dit, en
respectant scrupuleusement toutes les
dispositions légales et réglementaires en
rigueur.
En ce sens, le Conseil
national de la Communication, conformément à sa
mission constitutionnelle, veillera à
l'application pleine et rigoureuse du Code
régissant la Communication en République
Gabonaise.
Fait à Libreville, le 08
février 2007