Pour moi quoi...
C'est incroyable ce désordre
auquel on assise tous les jours - et surtout aux
heures de pointe au carrefour de
Derrière-la-Prison. Plus incroyable encore
qu'on s'en accommode, alors que cela se passe
à zéro micron d'un camp de la maréchaussée!
C'est quoi cette indifférence de sapait ? Les
pandores ne s'occuperaient-ils donc de meure de
l'ordre dans la circulation que quand ça les
arrange ? Je ne peux quand même pas croire qu'il
y ait parmi eux des proprios de "clandos".
Pourquoi je parle de
"clandos" ? Eh bien, parce qu'ils font partie
des gros "contributeurs" du désordre que
j'évoquais tantôt, quoi. Leurs stationnements,
leurs manoeuvras au cœur même du carrefour sont
tels qu'il s'y crée souvent des embouteillages
inextricables. Surtout, problème supplémentaire,
qu'il y a à cet endroit précis un trou qui
pourrait bien devenir un cratère si on ne
le comble pas rapidement.
Le neveu du cousin germain de
la tante de ma -"bonamie" s'arrache ainsi tous
les matins le peu de cheveux qui lui reste sur
le caillou. Lui qui embauche à ;'heure et demie
multiplie les retards à son job - et se fait mal
voir de son patron -parce qu'il reste coincé 45
bonnes minutes dans ces bouchons. Normalement,
dix à quinze petites minutes suffisent pour
rallier son lieu de travail. Du coup, le voilà
obligé de se lever dès potron-minet,
c'est-à-dire à 5h et demie !
Mais c'est pas une situation
qui empêche nos autorités de dormir, elles. Ce
carrefour, comme beaucoup d'autres à
Libreville-les-déficits-en-tout- genre, ne
mérite pas à leurs yeux des feux tricolores. Il
ne mérite pas non plus qu'on discipline
automobilistes et piétons qui le traversent.
Alors, les "clandos"; qui ont
fini par s'imposer dans le transport urbain,
peuvent continuer à agir à leur guise, les
taxi-bus tourner en plein carrefour et, parfois
y rester en travers, le temps d'embarquer des
clients qui ne se soucient que d'eux mêmes.
Un tel laxisme et une telle
incurie, il n'y a que dans notre Gabon d'abord
là qu'on peut les rencontrer, quoi ...
…Makaya