ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 08 Février 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Assemblée générale du Syndicat national des enseignants et chercheurs (Snec) du Gabon

L'ensemble de la corporation dans la danse

Enseignants et chercheurs de Libreville et Franceville, syndiqués ou non, se sont réunis, hier, à l'UOB, pour marquer leur solidarité à leur collègue, victime de la furie estudiantine.

LES enseignants et chercheurs sont déterminés à recouvrer leur dignité bafouée. Il ne veulent plus subir continuellement. Ils agissent. A cet effet, depuis l'agression dont a été victime Médard Obiang Ebanéga du département de Géographie, ils multiplient des réunions.

La dernière en date, c'est l'assemblée générale convoquée, hier, à l'initiative du Syndicat national des enseignants et chercheurs (Snec) du Gabon, dans la salle de première année de droit. Qui n'a pas drainé grand monde, alors que le contexte actuel marqué, par de nouveaux soubresauts au sein de l'Université Omar Bongo (UOB) devait les inciter à la mobilisation.

Qu'à cela ne tienne, deux informations ont été livrées à l'assemblée. D'abord, la décision de Jean-Rémy Yama et d'Etienne Nsi, respectivement président et vice-président du Snec, de quitter le bureau national. Au motif qu'il faut laisser la place aux autres. L'aménagement du bureau national, a-t-on appris, se fera en mars, au cours d'une assemblée générale extraordinaire. Ensuite, la tenue, aujourd'hui, des conseils de discipline des Facultés de Droit et Sciences économiques (Fdse) et des Lettres et Sciences humaines (Flsh).

Si quelques participants ont refusé que la démission du bureau fût à l'ordre du jour de la réunion d'hier, Jean-Rémy Yama a assuré que les conditions seront réunies pour assurer une transition en douceur.

Désormais jusqu'au-boutistes, les enseignants et chercheurs des trois universités, appréciant les décisions prises par le Snec UOB, ont estimé que l'agression de l'enseignant susmentionné est une occasion pour marquer la solidarité du corps qui est un et indivisible.

Aussi, ont-ils proposé, dans l'immédiat, un mouvement d'ensemble qui se traduirait par un arrêt total des cours, en guise de protestation. La durée de cette suspension est à l'appréciation des enseignants.

COURS GELÉS. Etant donné qu'à l'UOB les cours sont gelés, il a été demandé aux autres institutions et grandes écoles d'exprimer leur mécontentement face à la barbarie estudiantine et l'absence de sécurité, par une suspension des enseignements.

Une marche est prévue, le vendredi 9 février 2007, à partir de 10 heures. Le rassemblement se fera à l'UOB, sur le parvis du Rectorat. La procession des enseignants et chercheurs s'ébranlera, passant devant Radio-Gabon; empruntera la route - le boulevard Triomphal - qui mène aux endroits symboliques de la République: les Palais Léon Mba (Assemblée nationale) et Omar Bongo Ondimba (Sénat) et l'immeuble du 2-Décembre (Primature).

A chaque station, les marcheurs déposeront, aux responsables desdites institutions républicaines, une lettre de protestation.

VILENIES • Il faut dire que tous ces actes montrent bien que les enseignants, dont la réputation a été ébréchée par feus vilenies au sein du campus, refusent les humiliations dont ils sont l'objet. Tout comme ils veulent dire qu'on e peut leur imputer les déficits et manquements constatés dans les différentes institutions du savoir et qui entraînent souvent à la violence aveugle des étudiants et des personnels ATOS.

Signalons que mercredi 14 février prochain, une autre assemblée générale se tiendra pour apprécier le cahier de charges dont l'élaboration est imminente et les avancées constatées à la suite de l'agression, par les "Seigneurs du chahut et de la contestation stérile", de l'enseignant Médard Obiang Ebanéga.

Si l'Université est un ordre, donc respecte la norme, les politiques sont invités à traduire sur le terrain de la réalité au quotidien les mesures visant la protection de l'enseignant. Pour que cet ordre vive.

Source : Journal L'Union Plus du 08 Février 2007

 



   

PERTURBATIONS SUR LE RÉSEAU ÉLECTRICITÉ DE LIBREVILLE
Pluie, où es-tu ?

CES
Le Recueil des besoins et des attentes- des Gabonais bientôt soumis au gouvernement

MISE AU POINT DE BRITISH AMERICON TOBACCO
Dans le journal L'Union du mercredi 31 janvier 2007, est paru en page 5 u

UOB / APRÈS L'AGRESSION CONTRE LEUR COLLÈGUE
Les enseignants vont marcher

PORT-GENTIL/ JUSTICE/ACTION DU MAIRE, ME NDAOT, CONTRE DEUX DE SES ADJOINTS ET L'UNION
Nouveau rendez-vous le 20 mars prochain

Pour moi quoi...Makaya
C'est incroyable ce désordre auquel on assise tous les jours - et surtout