CES
Le
Recueil des besoins et des attentes- des
Gabonais bientôt soumis au gouvernement
Car les différents rapports,
province par province, viennent d'être examinés,
conformément à la loi, par la Commission.
permanente du Conseil économique et social
LES
travaux de la Commission permanente du Conseil
économique et social sur l'examen du projet de
Recueil des besoins et des attentes de la
société civile, entamés lundi dernier, ont pris
fin hier comme initialement prévu. A la
satisfaction générale des différents membres de
ladite Commission.
D'où les lauriers que le
président du CES, Antoine de Padoue Mboumbou
Miyakou a tressés aux différents «commissaires»
pour «l'esprit de maturité et le sens de
responsabilité » dont ils auront fait montre
tout au long de ces travaux. Nonobstant la
qualité des débats «riches et porteurs» .
Neufs rapports sur les
besoins et les attentes des populations
gabonaises, pour autant de provinces que compte
le pays, ont été examinés puis adoptés. Ce qui
n'était pas une sinécure. Chaque adoption
n'intervenant qu'au terme des débats houleux
mais constructifs puisqu'à l'origine des
amendements qui ont été apportés dans les
différents rapports ayant été soumis à
l'attention de cette Commission permanente.
Revus et corrigés, ce sont
donc ces rapports qui vont constituer au final
le Recueil des attentes et des besoins de la
société civile gabonaise, lequel sera soumis
sous peu au gouvernement de la République dont
l'une des missions consiste entre autres, à
rendre effectives les mesures préconisées dans
le cadre de la lutte contre la pauvreté et la
promotion du développement. L'environnement
économique actuel étant particulièrement
prometteur.
Ce qui aura, ainsi que
l'avait déjà souligné le patron du CES lors de
la session extraordinaire d'août 2006, le mérite
de contribuer à l'amélioration des conditions de
vie des populations gabonaises. Si on en vient,
bien entendu, à appliquer également les grands
axes contenus dans le Document de stratégies de
croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP
Autant dans la province de
l'Estuaire, les difficultés dans les autres
localités, compte tenu du fait que les rapports
présentés à la Commission permanente du CES,
sont tous identiques. Notamment en matière
déroutes, de chômage, d'infrastructures, de
santé, d'éducation, etc.
Dans la province de
l'Estuaire, en dépit de quelques atouts naturels
énumérés dans le document, telle la mine de
calcaire qui alimente la production de ciment à
partir d'un gisement à ciel à Ntoum sur la route
de Donguila, etc., du constat établi, il ressort
clairement que cette première région du pays a
du mal à véritablement décoller.
Avec des routes quasiment
impraticables, le cas de celle qui relie Ntoum à
Cocobeach (chef-lieu du département de la Noya),
soit environ 80 kilomètres difficiles à
parcourir en toutes saisons. Alors même que
cette matière première aurait pu constituer un
apport conséquent à cette préoccupation.
ICEBERG ET SIMILITUDE•
Mais ce besoin noté n'est que la partie émergée
de l'iceberg dans une région de l'Estuaire où
les manquements et les insuffisances recensés
sont légion.
C'est le même constat établi
dans le Haut-Ogooué et le Moyen-Ogooué où
l'existant est considéré à la lecture des
rapports respectifs de leurs besoins et de leurs
attentes, comme l'arbre qui cache une forêt de
complaintes des populations altogovéennes et
migovéennes.
Les attentes des populations
marigovéennes (entendez de l'Ogooué-Maritime)
peuvent se résumer ainsi : routes, santé,
sécurité des personnes et des biens, chômage,
etc. Autant de maux aussi visibles dans les
autres localités, notamment dans le Woleu-Ntem
où, qui plus est, il est fait état de la
noncouverture en réseau radio et télévision
nationales dans certaines de ses principales
villes: le cas de Medouneu, Minvoul... où ces
outils de communication constituent encore un
luxe.
En matière d'emploi, la
Commission permanente du CES, à la lecture des
différents rapports, a pu établir un
dénominateur commun dans les comportements de la
jeunesse, laquelle ne s'intéresse que très peu
aux petits métiers et au travail manuel. Même
quand nombre desdits jeunes n'ont pas fait des
études supérieures pour aspirer à un travail de
bureau. Mais à cela, il faut ajouter la
problématique liée à l'inadéquation
formation-emploi.
Outre la Ngounié avec ses
nombreuses routes en piteux état et ces
localités pour la plupart enclavées, les
provinces de l'Ogooué-Ivindo et de la Nyanga ont
encore des lourds handicaps à combler. Leurs
attentes et leurs besoins sont énormes.
Mais il y a quand même des
sérieux espoirs des populations ogivines,
lesquels se fondent davantage aujourd'hui sur
l'éventuelle exploitation du gisement de fer de
Belinga. Ce qui pourrait donner un visage plus
avenant à leur région et de facto susciter le
développement tous azimuts qui s'impose.
ESPOIR. La Nyanga,
considérée pourtant comme «un cas unique au
Gabon, et rare dans le monde» de par la
concentration, la diversité et la qualité des
ressources naturelles dont regorge son sous-sol,
selon une étude qui avait été réalisée en 1982
par le Bureau des recherches géologiques et
minières (BRGM), passe pour être une des neuf
provinces dont le rapport a révélé plusieurs
manquements.
Car au-delà des efforts sans
cesse consentis par l'Etat en termes d'apports
multiformes, il y a que la fermeture, depuis
plus de deux décennies maintenant de la
marbrerie de Dousségoussou, à une trentaine de
kms de Tchibanga, sur la route de Mayumba, a
porté un coup à la main-doeuvre valide et freiné
quelque peu son épanouissement. La présence de
Siat-Gabon ayant repris le ranch Nyanga, ne peut
à elle seule supporter la demande forte des
Nynois en quête d'un emploi.
Mais les populations de
Tchibanga, Mayumba, Moulengui-Binza, Mabanda,
Moabi et Ndindi restent confiantes et fidèles au
chef de l'Etat. Convaincues de ce que la volonté
exprimée par le président Omar Bongo Ondimba, de
voir se construire un port en eaux profondes à
Mayumba, apportera un souffle nouveau à leur
région et aidera à la construction de l'ensemble
du réseau routier provincial visiblement très
dégradé.