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Le quotidien l'Union du 08 Février 2007

 

CES

Le Recueil des besoins et des attentes- des Gabonais bientôt soumis au gouvernement

Car les différents rapports, province par province, viennent d'être examinés, conformément à la loi, par la Commission. permanente du Conseil économique et social

LES travaux de la Commission permanente du Conseil économique et social sur l'examen du projet de Recueil des besoins et des attentes de la société civile, entamés lundi dernier, ont pris fin hier comme initialement prévu. A la satisfaction générale des différents membres de ladite Commission.

D'où les lauriers que le président du CES, Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou a tressés aux différents «commissaires» pour «l'esprit de maturité et le sens de responsabilité » dont ils auront fait montre tout au long de ces travaux. Nonobstant la qualité des débats «riches et porteurs» .

Neufs rapports sur les besoins et les attentes des populations gabonaises, pour autant de provinces que compte le pays, ont été examinés puis adoptés. Ce qui n'était pas une sinécure. Chaque adoption n'intervenant qu'au terme des débats houleux mais constructifs puisqu'à l'origine des amendements qui ont été apportés dans les différents rapports ayant été soumis à l'attention de cette Commission permanente.

Revus et corrigés, ce sont donc ces rapports qui vont constituer au final le Recueil des attentes et des besoins de la société civile gabonaise, lequel sera soumis sous peu au gouvernement de la République dont l'une des missions consiste entre autres, à rendre effectives les mesures préconisées dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et la promotion du développement. L'environnement économique actuel étant particulièrement prometteur.

Ce qui aura, ainsi que l'avait déjà souligné le patron du CES lors de la session extraordinaire d'août 2006, le mérite de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations gabonaises. Si on en vient, bien entendu, à appliquer également les grands axes contenus dans le Document de stratégies de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP

Autant dans la province de l'Estuaire, les difficultés dans les autres localités, compte tenu du fait que les rapports présentés à la Commission permanente du CES, sont tous identiques. Notamment en matière déroutes, de chômage, d'infrastructures, de santé, d'éducation, etc.

Dans la province de l'Estuaire, en dépit de quelques atouts naturels énumérés dans le document, telle la mine de calcaire qui alimente la production de ciment à partir d'un gisement à ciel à Ntoum sur la route de Donguila, etc., du constat établi, il ressort clairement que cette première région du pays a du mal à véritablement décoller.

Avec des routes quasiment impraticables, le cas de celle qui relie Ntoum à Cocobeach (chef-lieu du département de la Noya), soit environ 80 kilomètres difficiles à parcourir en toutes saisons. Alors même que cette matière première aurait pu constituer un apport conséquent à cette préoccupation.

ICEBERG ET SIMILITUDE• Mais ce besoin noté n'est que la partie émergée de l'iceberg dans une région de l'Estuaire où les manquements et les insuffisances recensés sont légion.

C'est le même constat établi dans le Haut-Ogooué et le Moyen-Ogooué où l'existant est considéré à la lecture des rapports respectifs de leurs besoins et de leurs attentes, comme l'arbre qui cache une forêt de complaintes des populations altogovéennes et migovéennes.

Les attentes des populations marigovéennes (entendez de l'Ogooué-Maritime) peuvent se résumer ainsi : routes, santé, sécurité des personnes et des biens, chômage, etc. Autant de maux aussi visibles dans les autres localités, notamment dans le Woleu-Ntem où, qui plus est, il est fait état de la noncouverture en réseau radio et télévision nationales dans certaines de ses principales villes: le cas de Medouneu, Minvoul... où ces outils de communication constituent encore un luxe.

En matière d'emploi, la Commission permanente du CES, à la lecture des différents rapports, a pu établir un dénominateur commun dans les comportements de la jeunesse, laquelle ne s'intéresse que très peu aux petits métiers et au travail manuel. Même quand nombre desdits jeunes n'ont pas fait des études supérieures pour aspirer à un travail de bureau. Mais à cela, il faut ajouter la problématique liée à l'inadéquation formation-emploi.

Outre la Ngounié avec ses nombreuses routes en piteux état et ces localités pour la plupart enclavées, les provinces de l'Ogooué-Ivindo et de la Nyanga ont encore des lourds handicaps à combler. Leurs attentes et leurs besoins sont énormes.

Mais il y a quand même des sérieux espoirs des populations ogivines, lesquels se fondent davantage aujourd'hui sur l'éventuelle exploitation du gisement de fer de Belinga. Ce qui pourrait donner un visage plus avenant à leur région et de facto susciter le développement tous azimuts qui s'impose.

ESPOIR. La Nyanga, considérée pourtant comme «un cas unique au Gabon, et rare dans le monde» de par la concentration, la diversité et la qualité des ressources naturelles dont regorge son sous-sol, selon une étude qui avait été réalisée en 1982 par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM), passe pour être une des neuf provinces dont le rapport a révélé plusieurs manquements.

Car au-delà des efforts sans cesse consentis par l'Etat en termes d'apports multiformes, il y a que la fermeture, depuis plus de deux décennies maintenant de la marbrerie de Dousségoussou, à une trentaine de kms de Tchibanga, sur la route de Mayumba, a porté un coup à la main-doeuvre valide et freiné quelque peu son épanouissement. La présence de Siat-Gabon ayant repris le ranch Nyanga, ne peut à elle seule supporter la demande forte des Nynois en quête d'un emploi.

Mais les populations de Tchibanga, Mayumba, Moulengui-Binza, Mabanda, Moabi et Ndindi restent confiantes et fidèles au chef de l'Etat. Convaincues de ce que la volonté exprimée par le président Omar Bongo Ondimba, de voir se construire un port en eaux profondes à Mayumba, apportera un souffle nouveau à leur région et aidera à la construction de l'ensemble du réseau routier provincial visiblement très dégradé.

Source : Journal L'Union Plus du 08 Février 2007

 



   

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