JUSTICE/ACTION DU MAIRE CONTRE
DEUX DE SES ADJOINTS ET "L'UNION"
L'affaire reportée au 20 mars prochain
LA salle du Palais de justice
en matière correctionnelle, chauffée à blanc,
était bondée une bonne partie de la journée
d'hier. Ce qui justifie tout l'intérêt que
l'opinion publique accorde à l'affaire qui a
défraye la chronique ces temps-ci concernant le
procès intenté par Me Séraphin Ndaot Rembogo,
présent à l'audience, à Vincent de Paul
Demouenzi AgondJo et jean Nicaise Mounzéo,
respectivement 2e et 4e adjoints au maire,
convoqués à comparaître en citation directe pour
des faits de diffamation.
Dans le même temps, notre
correspondant, René Akone Dzope, lui aussi cité
dans le même cadre, pour avoir, selon la partie
plaignante, relayé Ies propos tenus lors d'un
point-presse par ces conseillers municipaux. On
se rappel-le qu'une partie des élus (29 contre
25) avait rejeté le projet de budget présenté
par le président du conseil, le maire central,
fin décembre au cours de la dernière session de
cette instance décisionnelle où se définit la
politique municipale.
La partie demanderesse était
assistée de Me Diop, les collaborateurs du maire
l'étaient par deux avocats, Mes Elie Missou et
Bongho Mavoungou, tandis que le quotidien
national était défendu par Me Lubin Ntoutoutoume.
D'entrée, la partie civile
s'étant quelque peu prise les pieds dans la
procédure, ce que les avocats des prévenus ont
tout de suite relevé, le président du tribunal,
Raphaël Tsitsaba, après avoir écouté toutes les
parties en présence, a décidé de renvoyer
l'affaire au 20 mars prochain, après que le
ministère public a fait état d'une
correspondance adressée par le collectif des
sages et chefs de quartiers pour le report de
l'audience.
Personne ne veut mettre le
feu aux poudres dans la capitale économique, a
tenu à souligner le procureur de la République,
garant de l'ordre dans la société. Reste que les
avocats de la partie mise en cause souhaitaient
plaider l'affaire au fond. Nous y reviendrons
avec de plus amples détails.