MACRO-ÉCONOMIE
4,3% de
croissance attendus pour l'économie gabonaise en
2007
C'est le fruit des bonnes
performances du secteur non-pétrolier qui
continue de croître comme en 2006, et du
redressement du secteur pétrolier qui a dégagé,
en 2006, d'importants investissements pour
rattraper le déficit de production de pétrole.
3,2% de croissance économique
attendus en 2006. A peine 1,1 % de croissance
économique atteint en fin d'exercice. Les
prévisionnistes ont, pour reprendre l'expression
du vice-gouverneur de la BEAC (Banque des Etats
de l'Afrique centrale) Rigobert-Roger Andely, eu
la mauvaise surprise de constater que la
croissance de l'économie gabonaise en 2006 était
plus faible que ce qu'ils avaient prévu au
départ.
"En 2006, nous nous
attendions à une croissance de 3,2%.
Malheureusement, elle n'a été que de 1,1% ",
a expliqué avant-hier à la presse, Andely en
faisant le compte rendu de la réunion du Comité
monétaire et financier national du Gabon, tenue
au siège de la direction nationale de la BEAC à
Libreville.
Les travaux, dirigés par
Alexandre Hugues Barro Chambrier, ministre
délégué auprès du ministre d'Etat chargé de l'Economie,
des Finances, du Budget et de la Privatisation,
étaient axés sur la situation économique,
monétaire et financière du Gabon en 2006 et
2007.
Selon M. Andely, c'est le
secteur pétrolier qui est responsable des
contre-performances de l'économie gabonaise en
2006. "La production pétrolière a baissé de
près de 12% à fin novembre 2006, tirant ainsi la
croissance globale du pays vers le bas. Et c'est
la forte croissance du secteur non-pétrolier qui
a permis de sauver les meubles"; a déclaré
le vice-gouverneur de la BEAC.
Cependant, il n'y a pas péril
en la demeure pour l'économie gabonaise. Mieux,
l'espoir se profile à l'horizon.
"2006 a été une année
relativement difficile pour l'économie
gabonaise. 2007 se présente très bien, aussi
bien pour le secteur pétrolier que pour le
secteur non-pétrolier ", a encore relevé
Rigobert Roger Andely.
Cette embellie serait due au
secteur pétrolier qui, ayant pris conscience de
la baisse de production pétrolière en 2006 a
dégagé de lourds investissements, en dépit des
difficultés techniques rencontrées en 2006.
"Dans le secteur pétrolier,
on s'attendait à des investissements de l'ordre
de 6,2% du P'IB pour essayer de rattraper le
déficit de production de 2006. En fin de compte,
ces investissements se sont élevés à 8% du PIB.
Ce qui fait que l'investissement de 2006 sera
ressenti en 2007. Après avoir donc contribué
négativement à la croissance du pays en 2006, le
secteur pétrolier se redresse. Il va contribuer
positivement pour 3% à la croissance du pays en
2007. Dans le même temps, le secteur non
pétrolier va toujours maintenir sa forte
croissance grâce, entre autres, aux mesures
d'augmentation des salaires et de revenus pris
par le gouvernement en 2006. Cette croissance du
secteur non-pétrolier sera de l'ordre de 4 à 5%
en 2007", a expliqué Rigobert-Roger Andely.
Si ces prévisions s'avèrent
exactes, le Gabon enregistrera donc une
croissance record de 4,3% en 2007. "Ce sera
la croissance du Gabon la plus forte de ces dix
dernières années"; a même insisté avec
enthousiasme Rigobert-Roger Andely.