DANS LE CADRE DE SA POLITIQUE
SOCIALE
Le PGP
offre une école primaire aux élèves de Malibé II
L'inauguration de cette école
à cycle complet s'est déroulée samedi 3 février
dernier en présence des responsables
administratifs et scolaires de l'Estuaire,
notamment le préfet d'Ikoyi-Tsini, de l'IDEA...
NOMBREUX
sont les habitants de Malibé qui n'avaient pas
cru à la promesse faite par le président du
Parti gabonais du progrès, Me Séraphin Ndaot
Rembogo de construire aux élèves de cette
localité une école publique. Plutôt que de le
croire sur parole, ils ont préféré attendre de
le juger sur pièces. Un scepticisme pour e moins
compréhensible. D'autant qu'ils sont "longtemps
restes avec des plaies nonbandées, nourries par
des promesses souvent non tenues", déclare le
représentant des populations de ce conglomérat
de villages situés à une trentaine de kilomètres
de Libreville.
Loin d'être une simple
parole, la promesse du PGF entrait avant tout
dans le cadre de la concrétisation des valeurs
socialistes. Des valeurs destinées à servir au
bien de tous et surtout à garantir un minimum de
bien-être aux plus défavorisés, précise le
vice-président du PGP Jean-Marie Aganga
Akélaguélo. Et l'inauguration de l'école
publique de Malibé II constitue pour les
progressistes une preuve de la mise en oeuvre de
ces valeurs.
Et pour le représentant des
parents d'élèves "un événement exceptionnel".
D'autant qu'il y voit dans l'acte posé parce
parti "une autre vision de la politique
sociale de l'opposition gabonaise"
Cependant, la construction de
cette école ne s'est pas toujours déroulée sans
hiatus. Selon son responsable provisoire,
plusieurs membres du village et lui, qui ont
facilité sa mise en oeuvre, auraient fait
l'objet d'intimidations de la part de hiérarques
locaux du PDG.
Heureusement que ces quelques
couacs n'ont pas empêché l'inauguration de
l'école de revêtir un caractère républicain,
comme en témoigne la présence des responsables
administratifs et scolaires de l'Estuaire. Et
l'une d'elles, sans doute la plus directement
concernée, I'inspecteur délégué d'académie,
Michel Renwomby-Ngonke, n'a pas caché son
enthousiasme devant les populations et les
responsables du PGP. "je suis venu
réceptionné mon école. Ce sont les actes que
tout le monde doit poser quelle que soit sa
coloration politique", a-t-il déclaré. Avant
de poursuivre en citant un personnage
historique, en l'occurrence un roi célèbre du
Bénin qui déclarait que "si tous les enfants
du royaume pouvaient venir boucher les trous de
la jarre percée,le royaume sera sauvé".
L'histoire de cette école est
en tous points pathétique. Celle-ci naît en 2002
grâce à la seule volonté d'un fils du village,
Alexis Diabou, du reste le responsable
provisoire dudit établissement, qui était,
déclare-t-il, "las de voir ses frères
et soeurs se diriger droit vers la tombe de
l'obscurantisme ; du fait qu'ils devaient
abandonner l'école en début d'année, obligés
qu'ils étaient de parcourir chaque jour 20 km -
c'est la distance aller-retour entre Malibé II
et la première école du Cap Esterias située au
Premier campement. Ne pouvant supporter le
calvaire enduré par ses jeunes frères et soeurs,
Alexis Diabou décide alors de leur apporter les
rudiments essentiels pour maintenir leur niveau
scolaire. C'est ainsi qu'il transforme un espace
de la maison familiale pour en faire une salle
de classe. Deux années plus tard, eu égard à
l'augmentation de la demande, 35 élèves contre
une douzaine la première année, il est obligé
'avoir recours aux bonnes volontés du village
pour lui trouver un espace un peu plus grand sur
lequel il va bâtir une école de fortune avec des
matériaux de récupération. Cette nouvelle école
accueille 76 élèves pour seulement deux classes
jusqu'à la construction de cette école moderne
qui va participer à l'efficacité de la formation
de nos jeunes frères et soeurs.
Il est vrai que le président
du PGP, Me Séraphin Ndaot Rembogo n'était pas
lui-même présent à l'inauguration de école, pas
plus qu'il n'était présent fors du lancement des
travaux, mais il fut à chaque fois représenté au
plus haut de la pyramide du parti avec le
vice-président Jean-Marie Aganga Akélaguélo, le
secrétaire général Nicaise Sickout IguendJa et
bien d'autres responsables de premier plan.