ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 02 Février 2007

 

CRISE A L'HÔTEL DE VILLE

Échec de la tentative des notables de rapprocher les protagonistes

Les chefs de quartiers et notables ont souhaité que les parties en conflit reviennent à de meilleurs sentiments afin que le travail reprenne correctement à la municipalité. Les maires en retrait devaient à cette occasion, selon leurs voeux, présenter des excuses au président du Conseil municipal, Me Séraphin Ndaot Rembogo qui, à son tour était tenu de retirer sa plainte au tribunal et rétablir ses collaborateurs dans leurs droits. Tout compte fait, André-Jules Réténo Y'Ombénontory et ses pairs, après conciliabule, ont opposé une fin de non-recevoir à la demande des notables estimant que ces derniers, dès le départ, avaient laissé pourrir la situation en prenant fait et cause pour un seul camp. L'édile communal a, pour sa part, accepté de retirer sa plainte à condition que les conseillers municipaux qui avaient tenu deux points de presse et le journal L'Union retirent leurs propos qu'il qualifie de diffamatoires . Ambiance.

MERCREDI après-midi au gouvernorat. Il est exactement 16 heures lorsque le gouverneur, Jean-Marie Béka b'Obame, fait son entrée dans la salle de réunions prenant place à la grande table. A sa gauche est assis le maire de Port-Gentil, Séraphin Ndaot Rembogo. Dans une salle comble. En face notables et chefs de quartier.

On pouvait apercevoir en première ligne, André-jutes Y'Ombénontory et ses "compagnons de lutte'; en présence des forces de sécurité et de défense ainsi que des représentants des médias locaux. L'atmosphère dans la salle est lourde et le climat tendu.

Le gouverneur, l'air détendu, ouvre la séance en évoquant un détail de taille. Selon lui, ce sont les chefs de quartier qui lui ont exprimé, la veille, leur désir de rencontrer le maire et ses collaborateurs en bisbille pour leur prodiguer des conseils, afin que le travail reprenne correctement à l'Hôtel de Ville. Et lui, Béka b'Obame, n'était qu'un invité "spécial", en somme. Il n'a pas manqué de louer l'initiative des notables qui vise à résoudre un désaccord qui n'a que trop duré. Puis il a passé la parole au chef de quartier Pierre Elemba.

Celui-ci a, à son tour, remercié le gouverneur qui a accepté que cette rencontre se tienne dans ses locaux. Lesquels, selon lui, deviennent pour la circonstance une sorte de "Mbandja" (corps de garde, un peu comme sous l'arbre à palabres). Pour lui, il ne s'agit ni d'un procès, ni d'un Jugement, mais bien plus d'une tribune pour les anciens de prodiguer les conseils à leurs élus. Puis il a passé la main à Emile Otando, président du conseil des sages, porte-parole du groupe.

Celui-ci a d'abord rappelé que le chef de l'Etat, autorité suprême, avait déjà reçu le Conseil municipal de Port-Gentil et lui a prodigué de sages conseils. Mais malgré cela, a-t-il fait observer, l'institution demeure paralysée. Il a invité les camps opposés à faire table rase du passé et à revenir à de meilleurs sentiments.

DESHONNEUR • "Nous demandons aux parties en conflit de se serrer la main, de regarder dans la même direction et de ne voir que le développement de la ville ; a-t-il déclaré. Avant de renchérir: "Vous aurez une dette morale si vous n'obéissez pas à la voix du peuple qui est celle de Dieu." En conclusion, il les appelés, comme nous l'écrivions déjà à "la paix des braves".

Un autre notable, Gilbert Avika, a fait savoir que dans un bateau, il ne peut y avoir plusieurs commandants. A son avis, c'est un problème politique qui divise le Conseil municipal. Que la capitale économique, sous la houlette de "l'équipe de la renaissance'; connaît, selon lui, un développement sans précédent. Pour trancher, il a demandé à André-Jules Réténo Y'Ombénontory et les siens de présenter des excuses, séance tenante, au maire central pour tous les propos qu'ils ont tenus en jurant de ne plus recommencer.

A l'endroit de Me Ndaot, il l'a encouragé à rétablir tous ses adjoints dans leurs droits et de retirer sa plainte. A la fin tous, comme au village, devaient boire un verre d'eau pour sceller la réconciliation.

faut dire que les anciens ont utilisé tous les proverbes possibles.

Ils ont même lu la parole de Dieu contenue dans 1 Pierre qui stipule: "De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles."

Ensuite, les maires en "dissidence" se sont retirés pour une petite concertation en vue de donner leur position. Leur réponse a été sans équivoque et c'est d'ailleurs la seule intervention qui n'ait pas été suivie d'applaudissements. Selon André-Jules Réténo Y'Ombénontory parlant au nom de tous, les notables interviennent tardivement, un peu comme qui dirait le médecin après la mort.

"On aurait souhaité qu'avant de faire toute la gymnastique que l'on a vue dans notre commune à nous toute quand bien même on a envoyé certaines personnes ailleurs- que cette rencontre se tienne. Elle aurait dû intervenir avant celle de la présidence. Il s'est passé certaines choses qui nous ont amenés aller vers les médias. Nous nous sommes dit trop c'est trop"; a confié le premier adjoint au maire précisant qu'ils croyaient, lui et les siens, qu'au sortir de l'audience à la présidence, que leur chef allait les convoquer à l'effet de revoir la copie du budget pour finalement l'approuver.

BON ESPOIR • Ils n'ont pas supporté non plus que leurs notables à tous, leurs chefs de quartier à tous et leurs sages à tous prennent, dès le déclenchement de l'affaire ouvertement position en faveur du maire central. Pour toutes ces raisons, il a fait savoir que leur dossier est entre les mains du président de la République, seul lui, en l'état actuel des choses, pourrait décider.

Quelque peu malade (selon ses propres dires), le premier magistrat communal a dit s'être déplacé parce qu'il a été formé à l'école de la concertation et du respect des anciens. Néanmoins, il n'a pas regretté son déplacement puisqu'il a avoué avoir appris beaucoup de choses. Il a dit avoir été l'objet des propos diffamatoires de la part de ses adjoints relayés par l'Union, même sur le Net, la télévision locale et TV +. Citant nommément notre correspondant qui, à l'en croire, a une plume alerte, prompte à dénigrer.

Pour l'orateur, c'est un déshonneur pour sa famille. Et donc, il n'était pas prêt à retirer sa plainte. Toutefois, en faisant siens les propos des notables qui affirmaient que la voix du peuple est celle de Dieu, il a accédé à leur vœu de retirer la plainte. Mais, a-t-il nuancé "sous réserve que les deux responsables qui ont lu le communiqué, y compris le correspondant de l'Union, retirent leurs propos. Si ceux-ci sont retirés et publiés dans l'Union, je vais retirer ma plainte. C'est le moins que l'on puisse dire pour montrer que j'obéis à la voix des anciens et aux autorités."

, d'aucuns pouvaient se demander pourquoi spécialement notre journal alors que le maire a lui-même cité tous les médias qui ont relayé les propos tenus au cours des points de presse susmentionnés. Me Ndaot a enfin assuré l'assistance que malgré l'absence de tous ses six adjoints à l'Hôtel de Ville et de quelques maires et adjoints d'arrondissements, tous les services fonctionnent normalement. Indiquant, en sus, qu'il est de ceux-là qui pensent que Port-Gentil n'avait pas besoin de vingt-trois maires.

Dans tous les cas, quoique la rencontre n'eût pas abouti au résultat que ceux qui l'ont suggérée souhaitaient, le gouverneur garde bon espoir qu'un jour on finira par voir le dénouement de cette crise. Garant de la paix dans la cité, il a indiqué qu'il ne tolérait pas le désordre dans la ville.

"Je ne suis pas initiateur de la réunion comme je l'ai dit d'entrée, mais un invité spécial. Les uns et les autres campent sur leurs positions. Je n'aimerais pas que cela soit source de désordre dans la province. Je ne l'accepterai jamais. Le premier adjoint au maire, lui, a dit qu'il attend la décision du chef de l'État. Alors attendons sagement celle-ci"; a déclaré le gouverneur pour qui il existe encore des chances de sortie de crise.

Source : Journal L'Union Plus du 02 Février 2007

 



   

ÉDUCATION
Les livres de l'enseignement technique

PRÉSENTATION DES VOEUX DU RASSEMBLEMENT POUR LE GABON (RPG)
Paul Mba Abessole satisfait du travail accompli

INDUSTRIE DU TABAC / DÉLOCALISATION DE BRITISH AMERICAN TOBACCO
BAT sacrifie la Cemac

IMMIGRATION CLANDESTINE
Les 75 "dos mouillés" vont être rapatriés dans leurs pays respectifs

CRISE A L'HÔTEL DE VILLE
Échec de la tentative des notables de rapprocher les protagonistes

Pour moi quoi…Makaya
D
ONC, un quart des dépités (députés, toi aussi!) de la nouvelle "leslature"