Pour moi quoi...
Moi, Makaya, je me demande
jusqu'à quand nous allons cautionner le
népotisme et le désordre dans notre Gabon
d'abord-là, quoi. Parce que les années passent
et se ressemblent. Die quoi s'agit-il mes chers
frères Makaya, éberlués ? Eh bien, je veux
parler du mic mac qui règne à l'école chargée de
former des hommes de droit là-bas au
centre-ville.
Selon le neveu de l'onde de
la grand-soeur de la tante du petit-frère de ma
bonamie, c'est-à-dire mon propre "mougoye". Tout
se passe comme dans une école de famille, quoi.
De grands pontes se permettent d'y inscrire des
étudiants à tout moment de l'année, sans passer
par voie de concours. Quand nous avons appris
cela, mes amis de la "réunion des parents
d'élèves" de Rio avons laissé tomber nos
motorola de Moussoungou.
"Quelque chose ne va pas dans
ce pays-là !" ; que nous nous sommes écriés.
Comment peut-on parrainer un tel désordre
dans une école censée former des cadres appelés
à lire et à dire le droit ? Mais pourquoi,
diantre ces grands-pontes-là n'attendent pas le
concours pour présenter leurs bana ? Je pose ces
questions parce que la situation est grave dans
cette école.
Selon mon "mougoye"; des
grands types se permettraient d'inscrire des
étudiants directement en deuxième" année, sans
passer par la première qui donne les premiers
rudiments du droit: Pis encore, certains élèves
recalés pour travail insuffisant réintègrent
souvent l'établissement sur la simple
intervention des grands pontes, qui se croient
tout permis. Et là où le bât blesse, c'est qu'on
y fait souvent deux poids deux mesures. Ceux qui
n'ont pas de longs bras ne sont jamais pris.
Moi, Makaya, je ne serais pas
étonné de voir débarquer là-bas au palais
...d'injustice des cadres ne maîtrisant pas
grand-chose dans leur domaine.
Voilà un dossier sulfureux
qui attend le nouveau Garde des Sceaux, quoi.
... Makaya