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Le quotidien l'Union du 1er Février 2007

 

VIOLENCE EN MILIEU SCOLAIRE

Le collège évangélique Nang Essono de MeIen de nouveau sur la sellette

Ses élèves ont organisé une expédition punitive à l'Institut Kenco, situé qu quartier La Peyrie, pour une banale dispute à l'ex-gare routière entre apprenants des deux établissements.

LA violence inter-établissements scolaires est-elle de retour après quelques années d'accalmie ? La question mérite d'être posée, au regard de ce qui s'est passe lundi dernier, à l'institut Kenco, envahi par les élèves du collège évangélique Nang Essono de Melen, venus régler leurs comptes à leurs camarades de cet établissement, situé au quartier La Peyrie. Il a fallu l'intervention des forces de sécurité pour apaiser les esprits surchauffés.

Trois des agresseurs ont été neutralisés et remis à la force publique. Il s'agit de Dieubéni Essima de la 3e M1 et Jean Boussougou de la 5e M2, tous deux élèves au collège Nang Essono de Mélen, ainsi que leur complice et ami Dany Nzé, un ressortissant équatoguinéen qui est tout, sauf collégien.

Mais comment en est-on arrivé là ? D'après les témoignages de quelques-uns des protagonistes, la rixe a commencé aux alentours de 12 h 45 pour . une banale dispute qui aurait eu lieu, auparavant, à l'ex-gare routière entre des élèves des deux établissements. Non contents d'avoir été insultés par ceux qu'ils qualifient d'élèves d'un "mapane", des collégiens de Melen seraient allés chercher du renfort pour venir "corriger à domicile" ceux des "matitis".

C'est ainsi qu'à la mi-journée de lundi, ils ont débarqué, armés de gourdins et de marteaux à l'institut Kenco. Sitôt arrivés, ils ont pris en sandwich le surveillant, debout devant le portail de son établissement, qu'ils défoncent sans retenue. Puis, ils se mettent à distribuer des coups à leurs camarades, hôtes des lieux.

Alertée par le vacarme causé par cette intrusion violente et les cris des élèves-filles; la direction qui était en conférence, vient aux nouvelles et tente de calmer cette barbarie, où toutes les armes à portée de mains (morceaux de planches, pelles, marteaux et bouteilles) sont utilisées. Les antagonistes échangent des coups à qui mieux mieux.

Au finish: véhicules endommagés par des jets de pierres, téléphones portables égarés et, surtout, la neutralisation par les élèves de Kenco de trois de leurs agresseurs qu'ils ont remis à la force Publique, alertée. L'arrivée de la police a permis d'apaiser la colère des victimes, très remontés et qui voulaient en finir avec leurs bourreaux.

Mais fait étonnant, lors de leur interrogatoire, aucun n'a reconnu les faits qui leur étaient reprochés. Pour Dany Nzé, l'Equatoguinéen, il voulait seulement défendre son ami Dieubéni.

Il faut dire que même si le pire a été évité de justesse, cet incident vient reposer l'éternel problème de l'insécurité et de la violence en milieu scolaire. A cela s'ajoute celui des pseudo-élèves qui écument nos villes, arborant à longueur de journées des uniformes scolaires alors qu'ils ne sont inscrits dans aucun établissement.

C'est pourquoi, il convient dès à présent, pour les autorités compétentes dont les responsables d'établissements scolaires, de tirer la sonnette d'alarme pour éviter la résurgence du phénomène de la violence scolaire aux conséquences souvent imprévisibles. D'autant que les collégiens de Mélen ont promis de revenir.

Source : Journal L'Union Plus du 1er Février 2007

 



   

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