MALFORMATIONS CONGENITALES
SOS
d'une mère en détresse
Copine Itsana, une jeune
fille-mère de 16 ans, a donné naissance à un
mignon bébé, malheureusement celui-ci a un anus
complètement fermé. Dépourvus de moyens
financiers pour procéder à une intervention
chirurgicale, les parents sollicitent l'aide des
pouvoirs publics et des personnes de bonne
volonté.
TROIS
millions sept cent cinquante mille francs (3 750
000 F). C'est la somme exigée par une structure
sanitaire privée de Libreville pour procéder à
l'intervention chirurgicale de bébé Phéronne
Eyang Mba, un nourrisson de 3 mois, né avec une
malformation anale (orifice complètement fermé).
L'opération permettra
d'ouvrir cette voie pour une meilleure
évacuation des selles et sauver ainsi la vie du
nourrisson. A ce jour, le bébé évacue ses
excréments par le canal d'un orifice ouvert dans
le ventre, juste au-dessus du nombril, par un
médecin de l'hôpital régional Paul Moukabi de
Koula-Moutou.
Un palliatif qui s'expliquait
par l'urgence et vu l'absence d'équipements
médicaux appropriés dans cette formation
sanitaire de l'arrière-pays, mais qui nécessite
aujourd'hui une solution définitive, avant le
développement physique de l'enfant.
Malheureusement,
les parents du bébé, Copine Itsana, une
fille-mère de 16 ans, et son ami Robert Mba
Nguema, ne disposent pas de moyens financiers
pour supporter une si lourde opération. Et le
calvaire pourrait encore durer longtemps si
aucune solidarité ne se manifeste à l'endroit du
nourrisson.
Tout a commencé à Pana, dans
la province de l'Ogooué-Lolo, où est née la
petite Phéronne il y a trois mois. Et cela au
terme d'une grossesse de neuf mois non suivie,
selon la mère par manque d'argent. "Pendant
les 9 mois de grossesse, aucun bilan prénatal
n'a été fait", précise-t-elle.
En ressentant les douleurs,
elle se rend au centre médical de Pana où elle
accouche normalement. Trois jours après; les
parents constatent que le ventre de l'enfant est
ballonné. Pis, le nouveau-né se tord de douleurs
et pleure sans arrêt.
Vérification faite; on
découvre que l'anus de l'enfant est complètement
fermé. Face à ce constat, le bébé est amené à
l'hôpital régional Paul Moukambi de KoulaMoutou,
le chef-lieu de la province. 'U, le
chirurgien local a procédé, à titre gracieux, à
une opération au niveau du ventre, pour
permettre au nourrisson d'évacuer un peu les
selles" , ajoute la jeune mère, désemparée.
DIAGNOSTIC. Au regard de
la gravité du cas, le personnel médical de
l'hôpital régional évacue le bébé au Centre
hospitalier de Libreville (CHL). Mais cet
hôpital "de référence" refuse net de prendre en
charge le nourrisson. "Parce que je n'avais
pas de moyens pour les payer", s'indigne la
jeune Itsana.
L'amour maternel en
bandoulière, elle ne désespère pas et force les
portes de plusieurs formations hospitalières de
Libreville. Jusqu'à l'Union médicale, une
clinique privée, où le cas de l'enfant est
examiné. Après l'auscultation, le diagnostic du
chirurgien est sans appel: il faut que l'enfant
bénéficie d'une opération qui lui ouvrira
l'orifice anal. Mais, voilà, l'intervention
coûte 3 millions 750 mille francs.
Un coup de massue pour les
parents du bébé, tous deux sans emploi. C'est
pourquoi, ils lancent un appel de détresse aux
pouvons publics, notamment le gouvernement, à
travers les ministères des Affaires sociales et
de la Protection de l'enfance, les associations
et Organisations non gouvernementales (Ongs),
les autorités politiques et autres personnes de
bonne volonté pour voler au secours du couple en
détresse, qui répond aux numéros: 07-46-62-64 et
07-92-20-21.
Une manifestation de
solidarité s'impose pour sauver la vie de ce
mignon bébé. Le gouvernement, qui a tenu cette
semaine un colloque pour définir sa politique
sociale, a donc là une occasion de traduire en
"Actes" les intentions maintes fois exprimées
dans les discours.