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Le quotidien l'Union du 25 Avril 2007

 

VIE DES ASSOCIATIONS/FACE Â LA VIOLATION DES DROITS DES ENFANTS

Chrétiennes et musulmanes montent au créneau

Elles dénoncent la recrudescence des actes crapuleux et odieux, de viol, d'inceste et de crimes rituels dont sont victimes des enfants ces derniers temps dans notre pays.

"L'ENFANT, en raison de sa maturité physique et intellectuelle, a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme après sa naissance" C'est l'une recommandations de la Convention des droits de l'enfant, adoptée le 20 novembre 1959 par l'Assemblée générale des Nations unies. Une disposition que l'Association des femmes catholiques du Gabon (AFCG), l'Union chrétienne des femmes de l'Eglise évangélique du Gabon et la section féminine du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon, réunies en collectif le week-end dernier, au Foyer de charité, ont tenu à rappeler à l'opinion publique par médias interposés.

Devant les journalistes, ces femmes ont condamné vigoureusement les différents actes crapuleux, rituels, incestueux, les viols, etc., dont les enfants sont les principales victimes ces derniers temps dans nos villes, singulièrement à Libreville. Aussi, ont-elles interpellé les autorités publiques et religieuses, afin qu'elles unissent leurs efforts pour combattre énergiquement et éradiquer ces fléaux qui prennent de l'ampleur dans notre pays. "Nous rappelons à l'opinion publique le caractère hautement sacre de la vie que Dieu a donné à tous et dont lui seul dispose. (Par conséquent), nul autre n'a le droit de retirer ce don à son semblable'; a déclaré Jacqueline Obone Mba, la présidente de l'AFCG et porte-parole du collectif.

De fait, les femmes ont mis en exergue la Constitution de notre pays, dans son article 1er, qui reconnaît et garantit les droits inviolables et imprescriptibles de l'Homme, notamment dans les alinéas 1 et 17, selon lesquels "chaque citoyen a droit au libre développement de sa personnalité dans le respect des droits d'autrui et de l'ordre public. Nul ne peut être humilie, maltraité ou torturé et que la protection de la jeunesse contre l'exploitation et contre l'abandon moral, intellectuel et physique est une obligation pour l'État et les collectivités publiques'', a rappelé la porte-parole du collectif.

Consciente que le capital humain est l'un des facteurs déterminants du développement économique, social et culturel d'un pays, que les enfants sont "l'avenir de notre pays" et qu'une violence à leur égard constitue l'un des fléaux qui freinent l'amour dans nos foyers et une menace pour la paix dans notre société, "nous demandons que les enquêtes ouvertes soient menées jusqu'à leur aboutissement Et que les auteurs de ces aimes, de quelque niveau de responsabilité, soient traduits en justice pour répondre de leurs actes'; a poursuivi Jacqueline Obone Mba.

Partant, la présidente de l'AFCG a invité les femmes et autres personnes qui se sentent interpellées par ces actes odieux, à se mobiliser, afin de veiller et protéger davantage ces êtres innocents qui sont l'avenir du Gabon. "Prions enfin pour que nos voix soient entendues et que Dieu, dans sa miséricorde infinie, pardonne les coupables de ces actes de violence'; a conclu la porte- parole du collectif.

Source : Journal L'Union Plus du 25 Avril 2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
CE n'est pas qu'elle soit la seule dans un état aussi pitoyable, mais la route qui