VIE DES ASSOCIATIONS/FACE Â LA
VIOLATION DES DROITS DES ENFANTS
Chrétiennes et musulmanes montent au créneau
Elles dénoncent la
recrudescence des actes crapuleux et odieux, de
viol, d'inceste et de crimes rituels dont sont
victimes des enfants ces derniers temps dans
notre pays.
"L'ENFANT,
en raison de sa maturité physique et
intellectuelle, a besoin d'une protection
spéciale et de soins spéciaux, notamment d'une
protection juridique appropriée, avant comme
après sa naissance" C'est l'une
recommandations de la Convention des droits de
l'enfant, adoptée le 20 novembre 1959 par
l'Assemblée générale des Nations unies. Une
disposition que l'Association des femmes
catholiques du Gabon (AFCG), l'Union chrétienne
des femmes de l'Eglise évangélique du Gabon et
la section féminine du Conseil supérieur des
affaires islamiques du Gabon, réunies en
collectif le week-end dernier, au Foyer de
charité, ont tenu à rappeler à l'opinion
publique par médias interposés.
Devant les journalistes, ces
femmes ont condamné vigoureusement les
différents actes crapuleux, rituels, incestueux,
les viols, etc., dont les enfants sont les
principales victimes ces derniers temps dans nos
villes, singulièrement à Libreville. Aussi,
ont-elles interpellé les autorités publiques et
religieuses, afin qu'elles unissent leurs
efforts pour combattre énergiquement et
éradiquer ces fléaux qui prennent de l'ampleur
dans notre pays. "Nous rappelons à l'opinion
publique le caractère hautement sacre de la
vie que Dieu a donné à tous et dont lui seul
dispose. (Par conséquent), nul autre n'a le
droit de retirer ce don à son semblable'; a
déclaré Jacqueline Obone Mba, la présidente de
l'AFCG et porte-parole du collectif.
De fait, les femmes ont mis
en exergue la Constitution de notre pays, dans
son article 1er, qui reconnaît et garantit les
droits inviolables et imprescriptibles de
l'Homme, notamment dans les alinéas 1 et 17,
selon lesquels "chaque citoyen a droit au
libre développement de sa personnalité dans le
respect des droits d'autrui et de l'ordre
public. Nul ne peut être humilie, maltraité ou
torturé et que la protection de la
jeunesse contre l'exploitation et contre
l'abandon moral, intellectuel et
physique est une obligation pour l'État
et les collectivités publiques'', a
rappelé la porte-parole du collectif.
Consciente que le capital
humain est l'un des facteurs déterminants du
développement économique, social et culturel
d'un pays, que les enfants sont "l'avenir de
notre pays" et qu'une violence à leur égard
constitue l'un des fléaux qui freinent l'amour
dans nos foyers et une menace pour la paix dans
notre société, "nous demandons que les
enquêtes ouvertes soient menées jusqu'à leur
aboutissement Et que les auteurs de ces aimes,
de quelque niveau de responsabilité, soient
traduits en justice pour répondre de leurs
actes'; a poursuivi Jacqueline Obone Mba.
Partant, la présidente de l'AFCG
a invité les femmes et autres personnes qui se
sentent interpellées par ces actes odieux, à se
mobiliser, afin de veiller et protéger davantage
ces êtres innocents qui sont l'avenir du Gabon.
"Prions enfin pour que nos voix soient
entendues et que Dieu, dans sa miséricorde
infinie, pardonne les coupables de ces actes de
violence'; a conclu la porte- parole du
collectif.