POLITIQUE SOCIALE
Le
gouvernement à la recherche des synergies
nécessaires
Un colloque sur la question a
été ouvert hier par le Premier ministre chef du
gouvernement Jean Eyeghé Ndong pour revisiter
les secteurs connus, préciser et restructurer
les missions du département des Affaires
sociales, de la Solidarité nationale, du
Bien-Être et de la Lutte contre la pauvreté.
LA
politique sociale du gouvernement est au menu
d'un colloque ouvert hier par le Premier
ministre Jean Eyéghé Ndong, en présence d'autres
membres du gouvernement dont le premier
responsable du département ministériel concerné,
Louis-Gaston Mayila et de nombreux invités venus
de l'intérieur et de l'extérieur du pays.
Pendant trois jours, les participants à ces
assises préciseront et restructureront les
missions du département ministériel en charge
des Affaires sociales, de la Solidarité
nationale, du Bien-Être et de la Lutte contre la
pauvreté.
De même, ils passeront en
revue les concepts et les notions du social,
feront le bilan de l'actuelle politique sociale
et en détermineront= points forts, les
faiblesses, les axes de complémentarité et les
cohérences nécessaires. Ouvrant ces assises, le
Premier ministre Jean Eyeghé Ndong a réaffirmé
la détermination du gouvernement à oeuvrer
davantage pour la promotion de la politique
sociale dans notre pays. « (...)
Depuis 1990 et la
réhabilitation du multipartisme au Gabon, le
gouvernement a engagé de nombreuses réformes
politiques, économiques et sociales
privilégiant un Etat plus régulateur qu
interventionniste, plus créateur d'opportunités
économiques et commerciales, source de,
que simple redistributeur », a-t-il
relevé.
Et d'ajouter: « Avec cette
orientation, notre politique sociale pourrait se
caractériser par un rapport demandes
sociales/Réponses sociales de l'Etat largement
défavorable au second. Par le passé, nos
interventions sociales publique s'affirmaient
avec l'augmentation exponentielle de la rente
pétrolière, l'organisation et l'allocation de
transferts et subventions tous azimuts. La
manière dont ce social s'est développé
interpelle aujourd'hui les décideurs, appelés à
gérer des moyens matériels et financiers
déplus en plus rares et à faire placé à la
complexité des problèmes sociaux. »
De fait, le colloque prévu
pour s'achever vendre prochain , apparaît comme
une opportunité de réfléchir en profondeur sur
la cohérence de la politique sociale de notre
pays, dans un contexte où ton connaît
simultanément un accroissement des transferts
budgétaires et des interventions publiques en
faveur de la politique, une multiplication des
réponses institutionnelles avec la création des
ministères sociaux. «S'il est entendu que ce
colloque va instaurer une large discussion
et une meilleure compréhension de
certaines problématiques de
l'intervention et de la protection sociale,
ce colloque devrait également pouvoir aider
à une clarification des responsabilités,
clarification susceptible de faciliter la
coordination, la mise en oeuvre et le
suivi-évaluation de la politique sociale.
Ce colloque doit enfin pouvoir identifier
les synergies nécessaires entre les
parties prenantes dans la mise en
œuvre des orientations du gouvernement»,
a déclaré Jean Eyeghé Ndong.
ECHANGES. De toute évidence,
les recherches et réflexions de ces assises
compléteront utilement celles déjà organisées et
animées par les différentes équipes
gouvernementales. « (,..) La politique
sociales un champ beaucoup plus vaste que celui
habituellement retenu par les praticiens et les
hommes politiques. En toute rigueur et en toute
logique, toute politique économique d'un
gouvernement pourrait figurer comme un élément
de politique sociale: en effet, les efforts
relèvent de l'efficacité et de la croissance
économique, de plein emploi, de stabilité des
prix, etc.. n'ont pas de raison d'être ultime
que d'améliorer les conditions de vie de
l'ensemble de la population », a souligné,
pour sa part, le vice-Premier ministre en charge
des Affaires sociales, Me Louis-Gason Mayila.
Pour ce dernier, il est
toutefois classique de faire une distinction
entre la politique économique stricto sensu,
dont les effets sont globaux, et la politique
sociale qui se préoccupe, pour des individus ou
des groupes d'individus, de la répartition des
revenus entre ménages, de la nature des biens et
des services disponibles, de l'insertion de
individu dans le système d'éducation, dans le
système de protection sociale et dans la société
en général. « Un système de sécurité sociale
moderne et dynamique doit accompagner et non
entraver cette évolution universelle
du monde du travail. Dans cette optique,
la réforme des systèmes de retraite est un
. du débat social, » a préciser
Louis-Gaston Mayila.
Après l'ouverture solennelle
du colloque, les travaux se sont poursuivis en
commissions. Les participants à ces assises ont
instauré une large discussion sur les politiques
sociales. Les échanges qui se déroulent en
présence des experts de certains partenaires au
développement permettront de déboucher sur
l'identification des synergies à mettre en
place. Les débats portent essentiellement sur
l'assurance maladie, l'âge du départ à la
retraite, les droits à pension, la durée
d'assurance optimale, la durée d'assurance
maximum, le taux de rémunération, etc.