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Le quotidien l'Union du 25 Avril 2007

 

POLITIQUE SOCIALE

Le gouvernement à la recherche des synergies nécessaires

Un colloque sur la question a été ouvert hier par le Premier ministre chef du gouvernement Jean Eyeghé Ndong pour revisiter les secteurs connus, préciser et restructurer les missions du département des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, du Bien-Être et de la Lutte contre la pauvreté.

LA politique sociale du gouvernement est au menu d'un colloque ouvert hier par le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, en présence d'autres membres du gouvernement dont le premier responsable du département ministériel concerné, Louis-Gaston Mayila et de nombreux invités venus de l'intérieur et de l'extérieur du pays. Pendant trois jours, les participants à ces assises préciseront et restructureront les missions du département ministériel en charge des Affaires sociales, de la Solidarité nationale, du Bien-Être et de la Lutte contre la pauvreté.

De même, ils passeront en revue les concepts et les notions du social, feront le bilan de l'actuelle politique sociale et en détermineront= points forts, les faiblesses, les axes de complémentarité et les cohérences nécessaires. Ouvrant ces assises, le Premier ministre Jean Eyeghé Ndong a réaffirmé la détermination du gouvernement à oeuvrer davantage pour la promotion de la politique sociale dans notre pays. « (...)

Depuis 1990 et la réhabilitation du multipartisme au Gabon, le gouvernement a engagé de nombreuses réformes politiques, économiques et sociales privilégiant un Etat plus régulateur qu interventionniste, plus créateur d'opportunités économiques et commerciales, source de, que simple redistributeur », a-t-il relevé.

Et d'ajouter: « Avec cette orientation, notre politique sociale pourrait se caractériser par un rapport demandes sociales/Réponses sociales de l'Etat largement défavorable au second. Par le passé, nos interventions sociales publique s'affirmaient avec l'augmentation exponentielle de la rente pétrolière, l'organisation et l'allocation de transferts et subventions tous azimuts. La manière dont ce social s'est développé interpelle aujourd'hui les décideurs, appelés à gérer des moyens matériels et financiers déplus en plus rares et à faire placé à la complexité des problèmes sociaux. »

De fait, le colloque prévu pour s'achever vendre prochain , apparaît comme une opportunité de réfléchir en profondeur sur la cohérence de la politique sociale de notre pays, dans un contexte où ton connaît simultanément un accroissement des transferts budgétaires et des interventions publiques en faveur de la politique, une multiplication des réponses institutionnelles avec la création des ministères sociaux. «S'il est entendu que ce colloque va instaurer une large discussion et une meilleure compréhension de certaines problématiques de l'intervention et de la protection sociale, ce colloque devrait également pouvoir aider à une clarification des responsabilités, clarification susceptible de faciliter la coordination, la mise en oeuvre et le suivi-évaluation de la politique sociale. Ce colloque doit enfin pouvoir identifier les synergies nécessaires entre les parties prenantes dans la mise en œuvre des orientations du gouvernement», a déclaré Jean Eyeghé Ndong.

ECHANGES. De toute évidence, les recherches et réflexions de ces assises compléteront utilement celles déjà organisées et animées par les différentes équipes gouvernementales. « (,..) La politique sociales un champ beaucoup plus vaste que celui habituellement retenu par les praticiens et les hommes politiques. En toute rigueur et en toute logique, toute politique économique d'un gouvernement pourrait figurer comme un élément de politique sociale: en effet, les efforts relèvent de l'efficacité et de la croissance économique, de plein emploi, de stabilité des prix, etc.. n'ont pas de raison d'être ultime que d'améliorer les conditions de vie de l'ensemble de la population », a souligné, pour sa part, le vice-Premier ministre en charge des Affaires sociales, Me Louis-Gason Mayila.

Pour ce dernier, il est toutefois classique de faire une distinction entre la politique économique stricto sensu, dont les effets sont globaux, et la politique sociale qui se préoccupe, pour des individus ou des groupes d'individus, de la répartition des revenus entre ménages, de la nature des biens et des services disponibles, de l'insertion de individu dans le système d'éducation, dans le système de protection sociale et dans la société en général. « Un système de sécurité sociale moderne et dynamique doit accompagner et non entraver cette évolution universelle du monde du travail. Dans cette optique, la réforme des systèmes de retraite est un . du débat social, » a préciser Louis-Gaston Mayila.

Après l'ouverture solennelle du colloque, les travaux se sont poursuivis en commissions. Les participants à ces assises ont instauré une large discussion sur les politiques sociales. Les échanges qui se déroulent en présence des experts de certains partenaires au développement permettront de déboucher sur l'identification des synergies à mettre en place. Les débats portent essentiellement sur l'assurance maladie, l'âge du départ à la retraite, les droits à pension, la durée d'assurance optimale, la durée d'assurance maximum, le taux de rémunération, etc.

Source : Journal L'Union Plus du 25 Avril 2007

 



   

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