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Le quotidien l'Union du 23 Avril 2007

 

Pour moi quoi…

Makaya, malgré mon niveau de certificat d'études indigènes, j'ai appris par le truchement du premier quotidien qui m'offre l'hospitalité depuis kala Kala, la longue, alambiquée et abracadabrantesque (on dit ça Jacky ?) réponse des gens du Comité de privatisation à des articles d'un journaleux J'ai apprécié que cet article ait causé une levée de boucliers chez ces intouchables de la privatisation.

Mais ce que le commun des mortels et les Gabonais qui ont vu aisément leur patrimoine se brader savent, c'est que les privatiseurs ont commis eux aussi des erreurs en précipitant la privatisation de Gabon Télécom et sa filiale de téléphonie mobile Libertis. Ils ont privatisé sans que ces sociétés n'arrêtent leurs comptes. C'est-à-dire que les acheteurs ont pris les deux entreprises sans en maîtriser leur valeur réelles. Les charges calculées, les provisions des pertes abyssales n'ont pas été réalisées. On raconte qu'en ce moment les repreneurs de Gabon Télécom sont en train d'arrêter ces comptes-là sans la présence d'un témoin gabonais, différent des autres auditeurs ayant fait le béni oui oui quand cette affaire avait commencé.

Ma peur, moi Makaya c'est que cette sombre stratégie conduira indubitablement les repreneurs à réduire la valeur de vente des sociétés, en l'ajustant et surtout en la revoyant à la baisse. Ensuite on sera amené à "mangez' le capital social parce que les capitaux propres seront très bas et entraîneront un dépôt de bilan. Pour éviter cela, les acheteurs décideront de l'augmentation de ce capital, ce qu'on appelle en économie le coup de l'a aquarium et on ne sera pas loin de voir la tendance s'inverser. De 49-57 %, on subira l'effet inverse sauf s'il y a un sursaut nationaliste de la part de l'Etat. Mais la Banque mondiale a suspendu une épée de Damodès au-dessus de la tête du Gabon, lui interdisant de sortir de l'argent pour des privatisations.

Bref, la situation de Gabon Télécom ressemble fort bien à un immeuble qu'on vend et pour lequel on demande à l'acheteur d'évaluer lui-même la prix de la bâtisse. Mais aussi à ce père de famille qui décide de vendre sa maison et les enfants s'en , prennent violemment à l'acheteur. Makaya termine en disant que les anciens dirigeants de ces sociétés, qui les ont mal gérées ne pensaient pas qu'à leur manioc personnel au détriment des autres agents qui ont souffert de leurs frasques de nababs...

Pour moi quoi...

…Makaya

Source : Journal L'Union Plus du 23 Avril 2007

 



   

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Pour moi quoi…Makaya
Moi Makaya, malgré mon niveau de certificat d'études indigènes, j'ai appris