Pour moi quoi…
Makaya, malgré mon niveau de
certificat d'études indigènes, j'ai appris par
le truchement du premier quotidien qui m'offre
l'hospitalité depuis kala Kala, la longue,
alambiquée et abracadabrantesque (on dit ça
Jacky ?) réponse des gens du Comité de
privatisation à des articles d'un journaleux
J'ai apprécié que cet article ait causé une
levée de boucliers chez ces intouchables de
la privatisation.
Mais ce que le commun des
mortels et les Gabonais qui ont vu aisément leur
patrimoine se brader savent, c'est que les
privatiseurs ont commis eux aussi des erreurs en
précipitant la privatisation de Gabon Télécom et
sa filiale de téléphonie mobile Libertis. Ils
ont privatisé sans que ces sociétés n'arrêtent
leurs comptes. C'est-à-dire que les acheteurs
ont pris les deux entreprises sans en
maîtriser leur valeur réelles. Les charges
calculées, les provisions des pertes
abyssales n'ont pas été réalisées. On raconte
qu'en ce moment les repreneurs de Gabon
Télécom sont en train d'arrêter ces
comptes-là sans la présence d'un témoin
gabonais, différent des autres auditeurs
ayant fait le béni oui oui quand cette affaire
avait commencé.
Ma peur, moi Makaya c'est que
cette sombre stratégie conduira indubitablement
les repreneurs à réduire la valeur de vente
des sociétés, en l'ajustant et surtout en la
revoyant à la baisse. Ensuite on sera amené à
"mangez' le capital social parce que les
capitaux propres seront très bas et entraîneront
un dépôt de bilan. Pour éviter cela, les
acheteurs décideront de l'augmentation de ce
capital, ce qu'on appelle en économie le
coup de l'a aquarium et on ne sera pas loin de
voir la tendance s'inverser. De 49-57 %, on
subira l'effet inverse sauf s'il y a un sursaut
nationaliste de la part de l'Etat. Mais la
Banque mondiale a suspendu une épée de Damodès
au-dessus de la tête du Gabon, lui interdisant
de sortir de l'argent pour des privatisations.
Bref, la situation de Gabon
Télécom ressemble fort bien à un immeuble qu'on
vend et pour lequel on demande à l'acheteur
d'évaluer lui-même la prix de la bâtisse. Mais
aussi à ce père de famille qui décide de
vendre sa maison et les enfants s'en , prennent
violemment à l'acheteur. Makaya termine en
disant que les anciens dirigeants de ces
sociétés, qui les ont mal gérées ne pensaient
pas qu'à leur manioc personnel au détriment des
autres agents qui ont souffert de leurs frasques
de nababs...
Pour moi quoi...
…Makaya