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Le quotidien l'Union du 21 et 22 Avril 2007

 

FAIT DIVERS

L'échangiste-voyeur d'Okala

Drôle de phantasme que celui de ce français de 50 ans, Philippe-Maurice Talon, chef de chantier à Socoba. Selon la Police judiciaire (PJ), qui l'a interpellé, l'expatrié invitait d'autres hommes à avoir des rapports sexuels avec sa concubine, sous son regard admiratif. De même, qu'il se plaisait à le faire avec d'autres filles, en présence de son amie. Un fantasme qui lui vaut aujourd'hui des ennuis judiciaires. Récit.

PHILLIPE-MAURICE Talon, Français, la cinquantaine révolue et chef de chantier à la Société de construction et de bâtiments (Socoba), a des problèmes avec la justice gabonaise. Motif : il contraignait sa compagne, Paulette M-M. une Gabonaise de 29 ans - à avoir des rapports sexuels avec d'autres hommes en sa présence. De même, il emmenait chez lui d'autres filles et "s'exécutait" devant sa concubine. Excédée, cette dernière a porté plainte contre son amant pour qu'il réponde de ses actes devant la justice.

Agissant donc sur la base de cette plainte, la Police judiciaire (PJ) a finalement procédé à l'interpellation du mis en cause, qui devait être présenté hier devant le parquet de la République. Au cours de l'entretien qu'elle nous a accordé, en présence du Français, la jeune femme a souligné avoir été victime de certains sévices sexuels de la part de son compagnon, qui l'a ensuite quittée pour épouser une autre femme.

A la lumière de ses explications, il ressort que Philippe-Maurice Talon usait de pratiques sexuelles inhabituelles pour satisfaire sa libido. "Cette situation a longtemps duré. Aujourd'hui, j'ai de gros problèmes de santé. Cela fait huit mois que je n'ai pas eu mes menstrues", a déclaré la victime.

Aux accusations formulées par son ex-compagne, Phihppe-Maurice Talon a répondu tout simplement qu'il s'agit d'une affaire de jalousie. "Elle est jalouse parce que j'ai épousé une autre femme. C'est une affaire montée de toutes pièces"; nous a-t-il expliqué. Pourtant, dans sa déposition, l'accusé a bel et bien reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Selon la Police Judiciaire, tout commence en 2005. Cette année-là, Philippe-Maurice Talon vit un amour fou avec sa nouvelle compagne, qui s'est installée chez lui au quartier Okala. Sous les feux de l'amour, la jeune fille a changé ses habitudes pour pouvoir conserver son oiseau rare. Elle laisse l'homme lui dicter sa ligne de conduite. Les premiers mois, tout se passe comme dans le meilleur des mondes. Certains soirs d'ailleurs, le couple effectue des virées dans les espaces de loisirs de la capitale.

ACTE DEGRADANT• Mais au fil des mois, poursuit la PJ, le Français commence à manifester des fantasmes nouveaux. A chaque rapport sexuel, indique Paulette, Philippe-Maurice mettait du sel dans le sexe de sa compagne avant d'en apprécier la saveur. Dans sa soif de satisfaire ses fantasmes crescendo, Talon emmène un soir chez lui un Nigérian, du nom de Moussouf, laveur de voitures dans le quartier à fui il promet un travail bien rémunéré.

Le jeune homme accepte volontiers de se déplacer, sans se douter de ce qui l'attend. Une fois à la maison, Talon explique à Moussouf qu'il va devoir faire l'amour à sa compagne en sa présence. Le Nigérian se montre dubitatif quant aux réelles intentions du Blanc.

Après des valses-hésitations, l'Ouest-africain - venu chercher de l'argent au Gabon - accepte de satisfaire le fantasme de son "bienfaiteur". Mais la jeune femme que Talon vient de tirer du sommeil se montre réfractaire à cet acte qu'elle trouve dégradant. "Je ne peux faire une chose pareille.! Pour qui me prend-tu ? Je ne suis pas une putain, moi ", tonne-t-elle.

Devant la résistance opposée par sa compagne, le Français monte sur ses grands chevaux. Il commence à vitupérer tout en se cognant la tête contre le mur, comme pour manifester sa fureur. "Tu vas le faire, sinon, tu sors de cette maison !" tonne-t-il.

Sous la menace, Paulette cède aux objurgations de son compagnon. Elle fait l'amour avec le Nigérian, en présence de son concubin, qui se pourlèche les babines.

Des scènes similaires se seraient multipliées les jours suivants. L'habitude devenant une seconde nature, Philippe-Maurice Talon prend du plaisir à emmener chez lui des filles pour avoir des rapports sexuels avec elles, en présence de sa concubine. "Il finissait par nous faire l'amour à nous toutes. Très souvent, il allait prendre les prostituées au bord de mer et les emmenait à la maison", a déclaré la jeune femme, visiblement traumatisée.

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps avant de dénoncer ces turpitudes ? A la justice de démêler l'écheveau.

Source : Journal L'Union Plus du 21 et 22 Avril 2007

 



   

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