GRAND PRIX MANHAE DE LA PAIX
Omar
Bongo Ondimba lauréat de la 11e édition 2007
Le président gabonais se verra
décerner, le 12 août 2007, en Corée du Sud, ce#e
récompense pour sa contribution inestimable à
l'instauration de la paix en assumant le rôle de
médiateur pour résoudre les conflits entre les
pays en Afrique.
LE président Omar Bongo
Ondimba est le lauréat de la 11e édition 2007 du
Grand Prix de la Paix du Manhae décerné par la
Fondation éponyme pour la promotion des idées de
Manhae, qu'il recevra le 12 août prochain en
Corée du Sud.
Il sera honoré pour sa
contribution fortement appréciée dans le monde à
l'instauration de la paix par les médiations
qu'il a menées pour résoudre les conflits entre
les pays en Afrique Centrale. Cela, après le
président de la République de Corée, Dae Jung,
par ailleurs prix Nobel de la Paix, en 2003,
l'ancien président Sud-africain Nelson Mandela
(2004), le Dalaï Lama, leader bouddhiste
tibétain, Prix Nobel de la Paix ( 2005), le
présidente de Mongolie, Enkhbayar (2006).
Les raisons qui ont présidé à
sa désignation comme lauréat de ce prix pour la
paix portent sur ses efforts inlassables pour
mettre fin aux conflits armés qui sévissent dans
de nombreux pays de la sous-région. Le fait le
plus remarquable à porter au crédit du président
Bongo Ondimba au plan continental, est
manifestement, selon le jury, sa contribution,
par son arbitrage, à l'installation de la paix
dans la sous-région d'Afrique centrale.
Notamment au Tchad, en RCA, au Congo, en Angola
et en République démocratique du Congo.
Au Tchad, le chef de l'Etat
n'a eu de cesse, depuis plusieurs années et même
récemment encore, d'oeuvrer pour réconcilier les
frères ennemis tchadiens de manière à éviter aux
populations les affres des conflits armés
récurrents. La dernière rencontre à Libreville,
il y a quelques jours, sous son égide entrée
président Idriss DébY Itno et Goukkouni Weddeye,
procède de sa volonté de renforcer les efforts
de paix.
En République Centrafricaine,
Bongo Ondimba n'a menagé aucun effort pour
ramener la paix à Bangui, en pilotant, il y a
quelques années le dialogue inter-centrafricain
ayant débouché sur des élections remportées par
le président François Bozizé. Depuis lors, un
fort contingent des forces de défense gabonaises
joue un rôle essentiel dans le maintien de la
paix et la sécurisation de ce pays au sein de la
force multinationale des pays de la Communauté
économique et monétaire de l'Afrique Centrale.
ACTION DIPLOMATIQUE. Au
Congo-Brazzaville qui avait connu une guerre
civile en 1997, la médiation du chef de l' Etat
gabonais a réussi à rétablir la paix en amenant
le gouvernement de ce pays frère et voisin et
les milices à signer un accord de paix le 2
février 1999. En Angola, le numéro Un gabonais
avait fortement contribué, a plus fort de
l'affrontement entre l'Unita de feu joseph
Savimbi et le MPLA de Dos Santos au
rapprochement en vue de la cessation des
hostilités. Les deux parties engagées loris le
conflit ayant signé un accord qui avait ouvert
la voie à des élections ainsi qu'à la
pacification du pays. S'agissant de la
République démocratique du Congo, Omar Bongo
Ondimba,doyen des chefs d'Etat du continent,
s'est aussi employé à aider, récemment encore,
le jeune président de RDÇ Joseph Kabila, à
conduire la réconciliation dans ce pays
fréquemment secoué par des crises et des
soubresauts.
Au-delà des bons-offices du
dirigeant gabonais et de son rôle majeur dans la
résolution des affrontements armés qui ont
endeuillé ces pays, causé par de nombreux
déplacés et réfugiés, l'action politique du
président Bongo Ondimba dans son pays a
également été prise en compte par les
responsables de la Fondation Manhae. D'autant
que contrairement à de nombreux Etats africains
qui souffrent de crises profondes dues à des
situations d'instabilité politique et de conflit
avec les pays voisins, la République gabonaise
est aujourd'hui considérée comme un pays stable
et en voie de démocratisation. En particulier, à
partir de 1990, l'introduction du pluralisme
politique et d'une Constitution démocratique qui
a permis la mise en place progressive de la
démocratie et l'organisation d'élections libres
font de la République gabonaise un exemple pour
les autres pays d'Afrique.
L'engagement du président de
la République dans le renforcement des relations
diplomatiques conclues en 1962 entre la Corée du
Sud et le Gabon, à travers les nombreuses
visites officielles et les rencontres au sommet,
a été également un facteur important. Tant les
liens dé coopération ont été renforcés à la
suite de la conclusion d'accords de coopération
dans les domaines économique, technologique,
culturel, médical et l'extension des accords
commerciaux et d'aviation.
Notons que le Grand Prix,
dont le montant est de 30.000 dollars US pour
les lauréats étrangers porte sur six domaines
(Paix, Littérature, Science, Propagande,
Pratique des Idées, Domaine spécial). Outre le
président gabonais, les lauréats des cinq autres
branches sont respectivement, le poète Kim
Nam-Mo (80 ans, professeur honoraire de
l'université féminine Sookmyung), le critique
littéraire Yoo Jong-Ho (72 ans, ancien
professeur spécial de l'université Yonsei),
Lewis R Lancaster (74 ans, ancien professeur de
l'université Berkeley), la Fédération des
Journalistes népalais (FNJ) et Bishinu Nisthuri
( 44 ans, secrétaire général de la FNJ), Suh
In-Hyuk ( 68 ans Grand Maître, président de
l'Association mondiale Kuk Sool).