ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
UNIVERSITÉ DES SCIENCES DE LA SANTÉ (USS)
Des
sommités du monde scientifique en conclave à
Owendo
. La Commission régionale des
experts (CRE) a procédé à la sélection des
dossiers de candidature, soumis par les
chercheurs des universités et grandes écoles de
la sous-région d'Afrique centrale, aux mobilités
internationales pour l'année 2007-2008.
LES
représentants du Bureau pour l'Afrique Centrale
de la Commission régionale des experts ont
récemment tenu leur première réunion annuelle. A
l'Université des sciences de la santé (USS) d'Owendo.
En présence du recteur de cette Institution, le
Pr André Moussavou Mouyama, des chefs
d'établissements et de départements, des
représentants des enseignants et des étudiants.
Cette rencontre a permis à
ces scientifiques de s'informer sur les
nombreuses voies et la procédure suivies par les
dossiers soumis à examen. Ces dossiers,
précisons-le, portent sur des requêtes adressées
à l'Agence universitaire de la francophonie (AUF).
Dans toute la sous-région. Ainsi, l'esprit de
transparence et d'équité a prévalu tout au long
de ces travaux qui ont duré deux jours.
Les experts ont procédé à une
étude minutieuse de tous les cas pour une
sélection rigoureuse des candidatures aux
mobilités, aux financements de divers projets de
recherche ou de formation de développement
institutionnel.
Ainsi, sur les 2241
postulants pour l'ensemble des bureaux
régionaux, seulement 238 dossiers ont pu être
enregistrés.
Le rejet des 2003 autres
dossiers, selon des experts, vient de ce qu'ils
ne sont pas conformes aux critères exigés, la
durée de mobilité est trop élevée et que
l'inscription en thèse est antérieure à l'année
2005-2006. Il y a plus: la non-conformité du
calendrier d'alternance au règlement, l'âge
supérieur à la limite permise; l'absence de visa
et le caractère douteux de certains dossiers.
Selon Lat Soucabé Mbow,
directeur du Bureau pour l'Afrique Centrale de
la Commission régionale des experts, "II y a
un an, à Bangui, où elle siégeait, la CRE avait
lancé un appel pour inciter les Universités des
pays à participer davantage aux appels d'offre
pour la présentation de candidahut2s de
qualité en nombre accru. II faut, en effet, bien
considérer que l'acceptation de la compétition
internationale est l'une des toises où se mesure
aujourd'hui l'excellence universitaire ". On
ne sait pas si cet appel a été entendu.
Toutefois, on constate un frémissement, quand
bien même on remarque encore des irrégularités.
Et pour cause. Les experts ont constaté que
plusieurs pays membres tels que le Gabon, le
Tchad, la République Centrafricaine, et bien
d'autres, ont présenté moins de dossiers de
candidatures par faute d'informations fiables.
En effet, si l'on peut noter
que le nombre de requêtes formulées par ces pays
ont été octroyées au niveau des projets de
missions sur la recherche ou de formation
spécialisée dans un domaine activité donnée, il
n'en demeure pas moins que la "part du lion"
est revenue au Cameroun et à la République
Démocratique du Congo. A cause du nombre élevé
de postulants et surtout de la qualité des
sujets de recherche proposés.
En définitive, afin de donner
plus d'opportunité à tous les pays membres, les
experts ont décidé d'avoir une collaboration
permanente avec l'AUF. Pour leur permettre
d'avoir une plus grande impulsion à des projets
prioritaires dont dépend l'évolution du système
d'enseignement supérieur que l'on veut toujours
plus efficace et de qualité.