RÉUNION DU GROUPE AD HOC D'EXPERTS
EN TRANSPORT ET TRAVAUX PUBLICS DE L'AFRIQUE
CENTRALE
Valider
le rapport d'étude de priorisation des projets
du PDCT-AC
En vue de procéder à un
meilleur maillage des capitales de la
sous-région et aboutir à l'intégration tant
recherchée, pour une libre circulation des
personnes et des biens des pays membres de la
CEEAC.
LE
bureau sous-régional pour l'Afrique centrale de
la Commission économique des nations unies pour
l'Afrique (Bsr- Ac / Cea) a réuni mercredi e
jeudi 19 avril derniers à Libreville, le groupe
ad hoc d'experts en transport et travaux publics
de l'Afrique centrale. L'objectif de ce concave
étant notamment la validation du rapport relatif
aux projets à mettre en priorité dans le cadre
de l'exécution du Plan directeur consensuel des
transports en Afrique centrale (PDCTAC). C'est
le ministre d'Etat en charge des Transports, de
l'Aviation civile et du Tourisme, Pierre-Claver
Maganga Moussavou qui a ouvert les travaux de
cette quatrième réunion à l'hôtel
Intercontinental Okoumé Palace. Lesquels
concourent au renforcement de l'intégration
sous-régionale, qui connaît malheureusement
plusieurs manquements.
Rappelons que le Plan
directeur consensuel des transports en Afrique
central (PDCT-AC) a été adopte en janvier 2004 à
Brazzaville par les chefs d'Etat de la CEEAC. II
recense de fait, les besoins collectifs de la
sous-région en matière de développement des
infrastructures dans le secteur des transports,
exprimés par les Etats membres en 2003. Ces
besoins se sont traduits en 184 projets dont une
étude sur leur priorisation par le Bsr-Ac/Cea,
s'est faite à la demande du comité de suivi. Qui
s'était d'ailleurs réuni en octobre 2005 à
Libreville, afin d'approuver les résultats de
cette étude, préalablement examinés par les
experts en transport et TP des Etats de cette
organisation.
AVANCÉES. Le directeur du
Bureau sous-régional pour l'Afrique centrale de
la Commission économique des Nations unies pour
l'Afrique (Bsr-Ac/Cea) a remercié dans son
adresse les autorités gabonaises, en tête
desquelles le président de la République et son
gouvernement, "pour le soutien apporté a
l'organisation dans l'exécution de sa
mission de renforcement de l'intégration
sous-regionaL". Notamment pour le développement
des systèmes intégrés des transports en Afrique
centrale. Cependant, selon Hachim Koumare, si
l'on peut noter des avancées dans le domaine
institutionnel, les infrastructures constituent
encore un goulot d'étranglement. L'essentiel des
réseaux routiers des Etats membres de l'Afrique
centrale étant toujours composé de routes en
terre et de pistes avec 47 % de tronçon
manquant. Résultat, ""seules deux capitales sont
actuellement reliées par une route entièrement
bitumée ".Les tracasseries douanières au niveau
maritime, la vétusté des réseaux ferroviaires et
les difficultés du transport aérien constituant
un point d'achoppement à cette intégration.
D'où le bien-fondé du Plan
directeur consensuel des transports en Afrique
centrale (PDCT-AC), pour palier ces déficits.
Lequel plan constitue pour le ministre d'Etat en
charge des Transports, de l'Aviation civile et
du Tourisme, un catalyseur pour "La marche de
notre sous-région vers l'intégration et
son développement intégral , avec le
secteur des transports comme moteur de
croissance et de réduction de la pauvreté ".
Pierre-Claver Maganga Moussavou a donc assuré
les participants de son engagement et celui du
gouvernement gabonais, dans le soutien de toutes
initiatives susceptibles de constituer un
nouveau jalon sur le chantier des
infrastructures de transport. Qui sont
d'ailleurs au centre des priorités du président
Bongo Ondimba, en vue de l'accomplissement du
processus d'intégration sous-régionale, voire
continentale.
Au terme des travaux qui se
sont articulés autour de douze points, notamment
celui de la mise en place d'un réseau formel des
points focaux du Plan directeur consensuel des
transports en Afrique centrale, les experts ont
recommandé, la mise en place des comités
nationaux de suivi dans chaque pays, pour une
meilleure appropriaton du Pdct-Ac. La
désignation des points focaux nationaux dont un
titulaire et un suppléant pour faciliter les
échanges entre le comité de suivi et les Etats.