CONFLIT FONCIER
L'exaspération de Théophane Mbazonga
Face au refus d'Etienne-Guy
Mouvagha Tchioba de lui rétrocéder son terrain
qui lui aurait été cédé à titre amical depuis 25
ans aujourd'hui, l'ancien maire s'est attaché
les services d'un huissier de justice, en
présence de la force publique, pour faire
procéder à la destruction, tout dernièrement, du
court de tennis érigé à cet endroit depuis
plusieurs années.

TOUS
ceux qui exerçaient leurs talents sur le terrain
aménagé pour la pratique du tennis situé au
quartier Haut-de-Gué-Gué ne s'y rendront plus,
d'autant que le court sur lequel le club Wongo
avait installé ses pénates ne ressemble plus à
ce qu'il était jusqu'aux premières lueurs du
matin de lundi.
Il a été démoli au lever du
jour, car le détenteur du titre de propriété de
cet espace (enregistré au No 4863 à la
Conservation de la propriété foncière),
Théophane Mbazonga a requis la force publique
après s'être attaché les services d'un huissier
de justice.
Exaspéré par de ce qu'il a
qualifié de promesses fallacieuses de celui qui
l'occupait, mieux l'exploitait à son compte
(depuis 1982), Etienne-Guy Mouvagha, à qui
l'espace aurait été cédé, à titre purement
amical.
Il en décline la genèse: " A
l'époque Etienne-Guy Mouvagha et moi
entretenions des rapports d'amitié et c'est dans
ce contexte que j'ai accepté à sa demande qu'il
occupe ma parcelle mitoyenne à sa parcelle, vu
que je n'étais pas prêt à investir dessus. Il
était donc convenu qu'il me la rétrocède dès
lors que j'en exprimerai le désir. Je
ne comprends donc pas la résistance qu'il a
opposée depuis le temps que je tente de rentrer
en possession de ma propriété.."
Théophane Mbazonga, dans son
agacement, ne comprend rien à ce qu'il qualifie
de "manoeuvres dilatoires" de la justice auprès
de laquelle il s'est tourné pour régler une fois
pour toutes ce différend foncier qui le prive de
ses droits légaux et s'est dit tenté de se
faire... lui-même Justice.
L'actuel occupant de cette
parcelle lui réclame le remboursement de son
investissement ce à quoi Théophane Mbazonga a
opposé un refus catégorique, d'autant que,
argue-t-il, son "ancien ami" a tiré des profits
financiers de l'exploitation de ce terrain "à
des fins commerciales".
Le mis en cause qui se dit
malheureux d'être impliqué dans une telle
situation s'en remet à la justice seule
habilitée à trancher des conflits entre
personnes et dont il attend sagement le verdict.
Relevant qu'il a, cédé, à titre gracieux et
provisoire, cet espace à de jeunes personnes qui
se sont adressées à lui pour l'exploiter à de
fins sportives, sans contrepartie aucune.
Soucieux de l'encadrement des sportifs qui
s'activaient à exercer leurs talents, il se
réclame appartenir à la grande famille des
amoureux du sport.
Quoiqu'il arrive, Mouvagha
souligne qu'il se trouve dans la légalité du
fait de s'y être installé tout à fait de bonne
foi et s'en remet à qui de droit.