AUGMENTATION DU PRIX DU PAIN
Le prix
du pain reste a 125 F CFA
C'est ce que le directeur
général de la Concurrence et de la Consommation
a réaffirmé aux responsables des boulangeries
dites structurées lors de leur rencontre.
LE
prix du pain ne peut changer tant que les
services compétents n'ont pas donné leur accord,
a indiqué le directeur général de la Concurrence
et de la consommation (DGCC) Michel Lélaga qui a
reçu dernièrement une délégation des
responsables dès boulangeries dites structurées.
Le coût de la baguette de pain reste donc
maintenu à 125 francs.
Il y a quelque temps, au
lendemain de l'augmentation du prix du
carburant, certaines boulangeries (le Palmier
doré notamment) avaient revu à la hausse, soit
20%, le coût du pain, qui revenait ainsi à
15f~F. Cela sans consultation des services
concernés par cette décision, dont ceux de la
Direction générale de la Concurrence et de la
consommation chargée de veiller sur la
règlementation des prix de tous les produits
consommables dans notre territoire.
Au cours de la rencontre qui
a permis aux différents techniciens de la DCCC
d'être édifiés sur les raisons qui ont poussé la
boulangerie, "le Palmier doré" à augmenter le
prix du pain de 20%, le directeur général a dit
toute sa détermination de voir chaque opérateur
économique oeuvrant dans le domaine de la
pâtisserie, respecter la législation gabonaise
en matière des prix sous peine d'être exposé aux
poursuites judiciaires.
Toutefois, après avoir écouté
les doléances des boulangers qui revendiquent la
hausse du prix du pain à 150 francs, compte tenu
de celui du carburant qui a grimpé de 30 % et
dont les répercussions sont importantes au
niveau de leurs activités, Michel Lélaga, tout
en demandant au Palmier doré de revenir à la
situation antérieure, leur a suggéré de se
regrouper en association et de dresser un
mémorandum de leurs revendications afin que
celui-ci soit soumis aux services. compétents
avant de prendre une éventuelle décision.
Tout en félicitant les
boulangers qui ne se sont pas alignés derrière
le Palmier doré, M. Lélaga a invité les uns et
les autres à respecter les lois et règlements en
matière de prix. Passant des félicitations aux
réprimandes, il a sommé le Palmier doré, qui a
affirmé avoir agi ainsi pour attirer l'attention
des pouvoirs publics, de ramener le prix de son
pain au montant initial de 125 francs, tel que
prévu par la réglementation en vigueur.
Ainsi; un délai d'une semaine
a-t-il été accordé aux boulangers par le
directeur général de la Concurrence et de la
Consommation pour la confection de leur
mémorandum. Soulignons qu'après la rencontre
avec les responsables des boulangeries dites
structurées, interviendra celle avec les
boulangeries non structurées.