CENTRE DES LIBÉRAUX
RÉFORMATEURS
Jean-Boniface Asselé nie qu'il y ait crise au
CLR
Au cours d'une réunion
convoquée vendredi dernier la question fut à
peine effleurée, le leader du CLR préférant
s'appesantir sur les partielles à venir à Popa
et dans le 2e siège de la Zadié où deux de ses
militants ont vu leur élection annulée par la
Cour.
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l'attendait sur le front de la contre-attaque et
/ou de la clarification, le leader du Centre des
libéraux réformateurs, (CLR), jean-Boniface
Asselé, a plutôt botté en touche.
Lors de la réunion convoqué
vendredi dernier au siège du parti pour mettre
fin à la crise qui secoue le CLR depuis
l'invalidation de l'élection de deux cadres du
parti, Jean-Boniface Asselé, a plutôt axé son
propos sur les partielles qui doivent avoir lieu
à Popa dans l'Ogooué-Lolo et dans le 2e siège de
la Zadié à Mékambo, où se représentent Gaston
Mindounga et Zéphirin Ndekabognedjé.
Il a donc évité de
s'appesantir sur le climat de tension née des
dissensions internes qui minent cette formation
politique de la majorité présidentielle, du fait
de la gestion du président du CLR, qualifiée
d'approximative et d'opaque par les militants.
En se présentant en "homme
sage", il a estimé que les partielles sont
prioritaires pour son parti politique qui court
le risque, à la suite de l'annulation des deux
sièges, de ne plus être représenté à l'Assemblée
nationale comme lors des trois dernières
législatures, si ces deux candidats n'étaient
pas réélus.
Du coup, le Congrès tant
souhaité par les céléristes pour laver en
famille le linge sale accumulé n'aura pas lieu.
Jean Boniface Assélé, estimant qu'il n'a jamais
été à l'ordre du jour, d'autant que même lors
des moments les plus importants de la vie du
parti, sa convocation n'a jamais été envisagée.
C'est le cas, notamment, dit-il, "lorsqu'il
s'était agi de parapher la Charte portant bonne
conduite de la majorité présidentielle, le CLR
n'avait pas eu besoin de tenir un Congrès pour
déterminer son appartenance à cette galaxie".
MOYENS FINANCIERS.
Aujourd'hui, en dépit de son maintien au
gouvernement Eyéghé Ndong, en qualité de
ministre de la Fonction publique, de la Réforme
administrative et de la Modernisation de l'Etat,
jean-Boniface Asselé ne cache pas ses griefs
vis-à-vis du PDG au pouvoir qu'il accuse, à
tort ou à raison, d'avoir manqué de
collaboration à l'égard du CLR, principalement
lors des dernières législatives. "Et comme si
cela ne suffisait pas, voilà qu'on veut
maintenant nous régler les comptes en annulant
l'élection de nos militants notamment à Popa et
dans la Zadié".
Pour autant, il a décidé de
faire mauvaise fortune bon coeur. Il descendra
sur le terrain pour soutenir ses poulains afin
que soient réédités les exploits de décembre
dernier où ils avaient battu les candidats du
Parti démocratique gabonais, la principale force
politique du pays.
Pour ce faire, une Commission
a d'ailleurs été mise en place à sa demande pour
étudier les différents contours de la campagne à
venir: cotisations, nombre des membres qui
effectueront le déplacement en compagnie du
président du CLR, etc. Parallèlement, il n'est
pas exclu que le Centre des libéraux
réformateurs reparte aux élections dans le
Canton Bissok où selon les informations qui nous
parviennent, les partisans du feu président Max
Mebalé et les pédégistes locaux seraient
désormais à couteaux tirés. Toutes choses qui
motivent le candidat et l'écurie célériste.
Reste à régler la question des moyens financiers
qui se pose, avec acuité faute de cotisations
des militants, explique Jean-Boniface Assélé.