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Le quotidien l'Union du 18 Avril 2007

 

JOURNÉE NATIONALE DE LA FEMME

Quels enseignements ?

Les manifestations organisées par le ministère de la Famille, de la Protection de l'enfance et de la Promotion de la femme, notamment les causeries à l'immeuble Arambo, ont enregistré une faible affluence de la gent féminine. Contrairement aux foires et autres expositions-ventes.

L'EDITION 2007 de la journée nationale de la femme qui a ris fin hier par la remise du rand Prix du président de la République à la cité de la Démocratie, a été marquée depuis mercredi dernier par une série de manifestations. Lesquelles avaient essentiellement pour but de former, sensibiliser et éduquer la gent féminine sur les thèmes variés retenus par le ministère de la Famille, de la Protection de l'enfance et de la Promotion de la femme. C'est ainsi qu'au cours de différentes causeries qui ont eu lieu à l'immeuble Arambo, le public a reçu divers enseignements permettant aux uns et aux autres de faire face aux problèmes auxquels les femmes sont confrontées quotidiennement.

Ces débats ont également été l'occasion pour ces dernières d'avoir des informations supplémentaires en ce qui concerne certaines maladies telles que le paludisme, le diabète, la drépanocytose et la leucémie.

Cependant, l'on a relevé une faible affluence des femmes à ces séances de réflexion organisées à leur intention, même si elles étaient beaucoup plus présentes lors des foires. En interrogeant certaines dames dans la rue sur ce qu'elles pensent de cette journée, bon nombre ont répondu que ce n'était pas leur problème et que fêter ne changera rien à leur situation. Comment combattre dans ce cas la phallocratie des hommes si l'on se résigne avant d'avoir essayé ? C'est dire le désintérêt de ces dernières lorsqu'il` s'agit d'évoquer des sujets relatifs à leur statut et à leur épanouissement. Un fait qui renvoie aux propos de la conférencière, Marie-Colette Nguema Allogho qui a, lors de son exposé sur les femmes et la politique déclaré : " les femmes sont insouciantes dans la mesure où elles ne réalisent pas à ce jour le combat qui est le leur, ou encore le retard considérable qu'elles accusent." Certes, bon nombre ont évoqué pour se défendre des raisons de calendrier et d'horaires, mais le constat qui se dégage démontre que la gent féminine gabonaise est peu encline aux échanges constructifs, et n'est pas encore prête à prendre son destin en mains.

Pourtant, l'instauration il y a quelques années par le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, de cette journée en faveur de la femme constitue une preuve de la place importante qu'occupe cette catégorie de personnes dans la société. Le Grand Prix du président de la République qui récompense les activités socioéconomiques est un exemple parmi tant d'autres, qui témoigne de l'apport et du rôle joué par ces dernières dans le secteur économique. Ajouter à cela, l'attribution des allocations aux jeunes filles-mères et aux élevés de sexe féminin issues des familles démunies .Toutes ces actions visent à encourager les nombreuses bénéficiaires dans leurs études.

Qu'il s'agisse des femmes en tant que mères, épouses et filles, cette célébration est une opportunité qui permet aux unes et autres de porter un regard attentif sur cette composante de la société. Ou encore comme l'a signé la ministre, Angélique Ngoma, dans son discours de circonstance, une occasion pour la femme gabonaise de s'affranchir des complexes et préjugés pour mieux avancer. Car, pour inverser la tendance qui attribue à la femme la condition d'être inférieur à l'homme, ainsi que les pesanteurs culturelles qui confinent cette dernière dans les deux missions essentielles qui sont la procréation pour perpétuer l'espèce et travailler la terre pour nourrir la communauté, il faut un changement radical de mentalités. Lequel doit au préalable s'opérer chez les principales concernées qui doivent prendre conscience de leur valeur en s'imposant en tant que partenaires du sexe masculin dans tous les domaines.

En d'autres termes, compte tenu de la complémentarité qui existe depuis la nuit des temps entre l'homme et la femme, qu'est-ce qui justifie aujourd'hui que la femme ne soit pas apte à apporter ses potentialités à l'homme dans la gestion des affaires de la cité , quand on sait que le développement d'un village, d'une communauté ou d'un pays dépend de manière absolue des deux. Même si l'on relève une sous-représentativité des femmes dans les instances de décisions, l'on note tout de même une certaine avancée par rapport à certains pays où fa femme n'a pas droit au chapitre même n'aras s'agit de défendre ses intérêts ou sa propre vie. Aussi revient-il aux femmes gabonaises d'acquérir une certaine maturité en se battant aujourd'hui pour leur cause, afin de préparer un avenir meilleur à leurs filles.

Source : Journal L'Union Plus du 18 Avril 2007

 



   

10E ÉDITION GRAND PRIX DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
La palme à Jeanne Revangué

INVITE DE "L'UNION"…
« les hauts cadres de la nation qui ont failli doivent être mis de coté>>

JOURNÉE NATIONALE DE LA FEMME
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Pour moi quoi…Makaya
Prendre toute la population en otage, voilà une pratique qui tend à se