Pour moi quoi...
POUR l'efficacité, rien n'est
garanti. Mon même "mougoye" de l'autre jour m'a
appris samedi anglais que malgré la mise en
garde de la Direction générale de la concurrence
et de la consommation, une grande boulangerie du
centre-ville a continué tranquillement de vendre
le pain à 150 dôlès comme elle en avait pris la
décision (unilatérale) quelques jours
auparavant, quoi.
Au moins, la DGCC a essayé.
Ce n'est pas le cas d'autres "Mistrations" et
services, admirables de discrétion et, même, de
silence coupable. Regardez, mes chers frères
Makaya, ce qui se passe dans les transports
terrestres. Les taxis ont peut-être mis un frein
à leurs revendications sur une hausse de leurs
tarifs (qu'ils ont, de toute façon, largement
anticipée et amplifiée en saucissonnant les
trajets). Mais ailleurs, c'est l'explosion
Ceux qui prennent la
Nationale vous diront que pour aller à Ntoum ou,
plus loin, à Lembarini ou Mouila Magondo par
exemple, on ne paie plus pareil qu'il y a deux
mois. Ntoum est passé de 500 à 1000 dôlès,
Lembarini de 5000 à 7000, voire 8000 dôlès.
Quant à Mouila Magondo, il faut désormais
débourser entre 15 et 17 000 dôlés contre
10000précédemment!Sil 'augmentation du prix des
carburants était de l'ordre de 20%, ici on est
dans une fourchette se situant entre 30 et 100%
! Et personne ne bouge!
Tant pis pour le
consommateur, quoi ! Il a le choix entre casquer
et redécouvrir les joies de la marche à pied. Il
n'a surtout pas fini de voir tout le mal que
cette hausse des prix du super et du gasoil fait
à son porte-monnaie. Les transporteurs hier, les
boulangers aujourd'hui (malgré les rappels à
l'ordre), qui demain ?
Parce que bien des secteurs
sont en embuscade, attendant l'occasion de
porter à leur tour un coup rude au consommateur.
Pourquoi se gêner, dès lors que ceux qui
augmentent leurs prix ne sont vraiment pas
inquiétés ? Certains parmi ces derniers étant
d'ailleurs dans le camp de ceux qui devraient
réprimer ces hausses !
Pôvres de nous!
... Makaya