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Le quotidien l'Union du 10 Avril 2007

 

COMMENTAIRE

Nombrilisme

DEPUIS les dernières élections législatives au terme desquelles le leader du Centre des libéraüX~ réformateurs, le ministre député - maire du 3e arrondissement de Libreville, jean-Boniface Assélé a été battu par la candidate de l'Union du peuple gabonais, Bernadette Bourobou, ainsi que l'invalidation des élus de ce parti, Gaston Mindougani ( 2e siège de la Lolo-Bouenguidi) et Zéphirin Ndékabognedje ( 2e siège de la Zadié), le CLR traverse une grave crise interne. Cette nouvelle tourmente est la conséquence directe, affirme un cadre parti, de l'attitude pour le moins égocentrique que le principal dirigeant du Centre des libéraux réformateurs a affiché tout au long du processus électoral. Au point d'être accusé, à tort ou à raison, par les militants de sa formation politique, de se servir du parti pour ses propres intérêts, de faire du nombrilisme. Car, nombreux sont les militants céléristes qui reprochent à Jean-Boniface Assélé, le faible soutien apporté à des jeunes cadres de son parti qui, contre vents et marées, défendent les couleurs du parti dans différentes localités du pays. Ils en veulent pour preuve, l'abandon dont Gaston Mindoungani et Zéphirin Ndékabognedjé, ont été l'objet de la part du président du Centre des libéraux réformateurs durant l'élection et surtout lors de l'examen du contentieux électoral ayant débouché sur leur renvoi devant les électeurs de leurs deux circonscriptions électorales.

Toutes choses qu'ils assimilent à cette propension de plus en lus forte du général Asselé qui, semblet-il, a tiré la leçon des nombreuses trahisons dont il a été l'objet- à ne prendre fait et cause dans une bataille que lorsqu'il s'agit de ses proches laissant les autres membres de son parti politique se dépatouiller comme ils peuvent. En un mot, à faire uniquement la promotion des siens. Il en fut ainsi, lorsqu'il s'est agi de la représentation du CLR au sein du gouvernement formé après la présidentielle de 1998, et où il opta pour sa propre fille en heu et place d'un hiérarque du parti.

DANGER. Une attitude qui, à la suite de nombreuses autres affichées vis-à-vis des candidats dans l'Estuaire notamment, a fini, cette fois, par faire sauter le couvercle de la marmite déjà bouillonnante de ce parti politique dont la cohésion subit la un sérieux coup. La conséquence qui fut en découler est de voir le CLR s'enfoncer dans une phase de contestation identique à celle ayant jalonné l'histoire du Centre des libéraux réformateurs depuis sa création. Notamment, lorsqu'au milieu des années 90, des hauts cadres tels que Ingongui, Amogho, Alouba, Nyoundou, Mkoulou, Dabany et autres avaient quitté le navire célériste, en raison, entre autres, de désaccords profonds intervenus entre eux et le général Jean-Boniface Assélé. Se retrouvant dans une situation de crise ouverte, et conscient de ce que les mêmes causes produisent les mêmes effets, si rien n'est fait pour solutionner les problèmes soulevés et les griefs portés contre le leader, il y va de l'existence même du CLR.

A ce sujet, le repli tactique opéré par le général lors du dernier directoire au cours duquel il a promis de répondre à toutes ces récriminations, prouve, assurément, que l'homme a conscience du danger réel qui plane sur sa formation politique. Laquelle, après l'invalidation de deux de ses élus, pourrait, pour la première fois de son histoire, ne plus être représentée à l'Assemblée nationale, perdant ainsi une tribune importante pour l'expression de cette formation, en dehors du Sénat, où le Centre des libéraux réformateurs, aux dires de ses détracteurs, ne ferait que de la simple figuration. C'est donc l'avenir du parti Il est en jeu, tout comme celui de son leader jean-Boniface Asselé ayant perdu toute légitimité populaire dans sa circonscription électorale et son arrondissement après son revers, aux dernières législatives.

Au-delà, il est évident que la récurrence des griefs ont les militants accablent le président célériste montre clairement une volonté de l'homme de maintenir la situation en l'état, notamment, en se servant de l'appareil du parti à des fins égoïstes, contraires aux intérêts de l'ensemble des membres du parti. Cette fréquence ne pose pas moins, de façon générale, la question de l'appartenance d'un parti politique et du rôle et des objectifs réels assignés à ces structures dans la vie politique nationale.

Source : Journal L'Union Plus du 10 Avril 2007

 



   

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Justice et arnaque

CLR / RÉUNION DU DIRECTOIRE VENDREDI DERNIER
Le repli tactique du général

COMMENTAIRE
Nombrilisme

Pour moi quoi...Makaya
POUR l'efficacité, rien n'est garanti. Mon même "mougoye" de l'autre jour m'a