A PROPOS DU VIH/SIDA ET DE LA
CIRCONSICION
Réaction
du ministère de la Lutte contre le Sida
«LE ministre de la Lutte
contre le Sida, de la protection de la veuve et
de l'orphelin, se félicite de la pertinence des
travaux de recherche conduits au Kenya, en
Afrique du Sud et en Ouganda sur la relation
existant entre la circoncision et la prévention
du VIH.
En effet, les conclusions de
cette étude scientifique ont démontré sans
équivoque que la circoncision permet de réduire
d'environ 60% la transmission du VIH.
Il convient cependant de
préciser que même si le risque de transmission
du VIH est réduit de manière significative chez
les populations circoncises comme démontré dans
l'étude, celle-ci n'est pas nulle; à en juger
entre autres les prévalences élevées du les pays
africains en général, et le Gabon en
particulier, où la circoncision est pratiquée de
manière systématique.
Bien que réduisant le risque
de contamination, la circoncision ne se
substituera pas pour autant aux méthodes de
prévention en vigueur dont l'efficacité est
reconnue. De ce fait, il est demandé aux
populations de continuer à pratiquer Ies moyens
classiques de prévention à savoir l'abstinence,
la fidélité mutuelle et l'utilisation
systématique et correcte du préservatif.
En ce qui concerne les
populations n'ayant pas la pratique de la
circoncision leurs coutumes et au regard des
résultats de l'étude, ministère de la Lutte
contre le Sida, de la protection de la veuve et
de l'orphelin formulera des recommandations
après concertation avec les partenaires des
populations concernées.
Par ailleurs, pour les
populations pratiquant la circoncision., il nous
plaît de rappeler que celle-ci doit se faire
dans le respect des règles d'hygiène et
d'asepsie pour éviter la transmission du virus
d'un individu à un autre au cours de l'acte de
circoncision.»
Fait à Libreville le 06 avril
2007
Me Denise MEKAM'NE
Ministre de la Lutte contre le SIDA,
de la Protection de la Veuve et de l'Orphelin