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Le quotidien l'Union du 07 au 09 Avril 2007

 

FAIT DIVERS

Ils vendaient le bois d'autrui

La Police judiciaire (PJ) vient de mettre la main sur un groupe de sept compatriotes. Il s'agit de maxime Tandoumoulongo, Christian lbandi, Saturnin Mombo, Sosthène Boussougou Mabika, Yves Mouketou, Joseph Nzaou et Constant Ondo, qui volaient des grumes au parc de la Société d'exploitation des parcs à bois du Gabon (SEPBG) à Owendo pour le revendre à un exploitant français. Comment opéraient ils ? Enquête sur une transaction mafieuse qui a causé un grand manque à gagner aux sociétés volées.

SELON la police judiciaire (Pi), Maxime Tandoumoulongo, Christian Ibadi, Satu rnin Mombo, Sosthène Boussougou Mabika, Joseph Nzaou, Yves Mouketou, Constant Ondo et leurs deux acolytes en fuite prénommés Franck et Judicaël ont causé un manque à gagner de plus de vingt -huit millions de francs aux sociétés forestières dont ils volaient le bois pour le revendre à un ex loi tant français du nom de jérôme Sellier.

D'après le leader du groupe mafieux Tandoumoulongo, le circuit commercial était bien étudié à telle enseigne que l'acheteur ne pouvait pas découvrir qu'il s'agissait de bois volé qui lui état proposé. A en croire le sieur Tandoumoulongo, tout commence en décembre 2006. Ce mois-là, l'idée de revendre le bois déposé au parc de la Société d'exploitation des parcs à bois du Gabon (SEPBG) par des firmes privées, lui vient à l'esprit.

Pour réussir cette opération frauduleuse, il lui faut des complices. C'est ainsi qu'il met à contribution Sosthène Boussougou Mabika, chef du parc adjoint, Joseph Nzaou et Constant Ondo, tous deux conducteurs d'engin, Yves Moukétou, un lieutenant des Eaux et forêts, qui se charge de l'authentification des bordereaux, Christian Ibadi et Saturnin Mombo (cubeurs). II intègre également deux Jeunes hommes prénommés E'ranck et Judicaël, vi sont actuellement en cave. En fait un vrai gang, sinon une maffia qui va, dès lors s'attacher à trouver un acheteur du bois volé. Maxime Tandoumoulongo jette son dévolu sur un exploitant français, le nommé Jérôme Sellier, à qui il explique, documents à l'appui, qu'il dispose de bois qu'il fait venir de Makokou, sa région natale. II propose le produit à M. Sellier, qui ne se doute pas qu'il s'agit d'une transaction frauduleuse. Aussi, l'exploitant français va-t-il signer une sorte de contrat avec Maxime Tandoumoulongo, qui s'est fait accompagner pour l'occasion par certains de ses acolytes. Le principe d'achat étant acquis, le revendeur indélicat retourne au parc pour tout mettre en oeuvre.

Dans ce schéma, Sosthène Boussougou Mabika a un rôle déterminant à jouer. II se charge d'établir des bordereaux que le lieutenant des eaux et forêts Yves Mouketou authentifie par la suite. Pour ne pas éveiller la curiosité de l'acheteur, les revendeurs du bois effacent les premières inscriptions marquées sur les grumes. C'est Constant Ondo et Joseph Nzaou qui se chargent de déplacer les billes du parc, en échange des espèces sonnantes et trébuchantes que leur propose Tandoumoulongo. ~ chaque fois qu'il livre le produit, l'intéressé entre en possession du montant convenu au départ. Pour circonscrire les fuites et les appétits qui viennent en mangeant, il s'efforce de satisfaire ses acolytes à qui il ne communique pas le montant perçu.

Ce "petit" commerce va durer plusieurs mois jusqu'au jour où les sociétés propriétaires du bois volé vont se rendre compte de la disparition permanente de grumes dans leurs différents espaces de stockage. Pour démanteler le fameux réseau mafieux, les sociétés concernées ont déposé plainte à la Police judiciaire (PJ). Une enquête menée par cette entité a finalement permis d'arrêter les revendeurs véreux. Quant au client "receleur" que nous avons joint par téléphone, il a déclaré n'avoir pas su qu'il s'agissait d'un bois volé. "C'était un réseau mafieux bien organisé. Ils m'ont doué avec des documents authentifiés; a expliqué M.Jérôme Sellier.

Source : Journal L'Union Plus du 07 au 09 Avril 2007

 



   

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