SUITE DE L'INCIDENT SURVENU
ENTRE LES ELEVES DU LTNOB ET CEUX DE L'ECOLE
NATIONALE DE LA GENDARMERIE
La
sérénité revenue, la mère de l'un des blessés
demande de l'aide
Les cours sont effectifs au
lycée technique national Omar Bongo, après que
la direction a sensibilisé les élèves.
Cependant, Agathe Agnorogou et, mère du jeune
interné à l'hôpital d'instruction des Armées
souhaite que la Gendarmerie,le lycée et la
Sogatra lui viennent en aide.
DANS
notre livraison d'avant-hier, nous avons évoqué
l'accident survenu lundi entre un bus de la
Société gabonaise des transports (Sogatra) et le
véhicule de la Gendarmerie nationale
transportant les éléments du Groupement
d'intervention rapide d'Owendo (GIR). Suite à
une manoeuvre maladroite qui a, au passage,
causé la chute de deux élèves suspendus aux
portières du bus. Lesquels s'en sont sortis l'un
avec une coupure à l'oreille droite, et l'autre
une fracture de la clavicule plus des
égratignures sur le corps.
Selon le premier responsable
du lycée technique national Omar Bongo (LTNOB)
que nous avons rencontré, " J''ai
personnellement conduit le premier à l'hôpital
d'instruction des armées, où il a subi une
intervention chirurgicale qui s'est très bien
déroutée. Raphaël Mfoumbou, l'élève blessé à la
poitrine a suivi des soins dans une structure
médicale d'Owendo. Et ce dernier se trouverait
actuellement chez lui.
En vue de faire la lumière
sur ce qui s'est passé lundi dernier au
carrefour IAI, le proviseur a rencontré les
responsables du Groupement d'intervention rapide
(GIR) dont le camion a été impliqué dans
l'accident. Notamment, afin de recueillir la
version du chauffeur du véhicule de la
Gendarmerie. "Je déplore par contre l'absence
de ce dernier qui n'a pas participé à l'entrevue",
a relevé M. Mfoumbou. Qui a, en outre, remercié
la hiérarchie du GIR pour avoir contribué
financièrement aux premiers soins administrés à
l'élève touché à la clavicule.
Pour ce qui est du reste des
soins, le proviseur du LTNOB a assuré de la
prise en charge du traitement administré à
l'apprenant interné à l'hôpital d'instruction
des Armées. "Le capitaine-major nous a affirmé
que les camions du GIR sont assurés et le
rapport de l'accident s'imposera", a précisé le
responsable du lycée technique. En revanche, les
élèves étant assurés par le gouvernement auprès
d'une institution, celle-ci prendra
ultérieurement en charge les frais médicaux
engagés par les différentes familles.
FACTURE LOURDE "325 000
francs; c'est un peu lourd à supporter " a
déclaré la mère du jeune Gallon Rewora, élève en
classe de seconde. Appelant de ce fait à
une aide financière conséquente des différentes
parties impliquées dans l'incident. Livrant le
diagnostic établi par les médecins, Agathe
Agnorogoulet nous a confié, abattue : "mon fils
en a encore pour 10 jours d'hospitalisation et
les frais s'élèvent déjà à 325 000 francs". En
effet, au cours de sa chute, Gallon Rewora s'est
retrouvé avec l'oreille droite arrachée. Ce qui
a nécessité une chirurgie esthétique qui
s'est déroulée dans de bonnes conditions.
Cependant, Mme Agathe
Agnorogoulet se dit exténuée, car cette charge
financière est trop lourde à supporter pour elle
en ces temps de vache maigre. D'autant plus que
les 10 jours d'internement qui restent encore à
son rejeton seront également facturés. A raison
de 20 000 Fcfa par jour, la note finale que
cette femme aura à payer à l'hôpital
d'instruction des armées s'élèvera à 525 000 F.
D'où son cri de détresse. "Je ne refuse pas de
payer, mais je souhaite que la gendarmerie qui
est à l'origine du drame me vienne un tant soit
peu en aide, car à ce rythme, je ne m'en
sortirai que difficilement", a-t-elle confié.
Cet incident qui vient
d'affecter les élevés du lycée technique
national Omar Bongo, doit par ailleurs
interpeller les autorités gouvernementales. Afin
qu'elles fournissent des efforts supplémentaires
pour augmenter le parc automobile de la Sogatra.
"Mon enfant était obligé de s'accrocher à la
portière du bus, faute de place à l'intérieur
pour se rendre au cours ", s'est plaint cette
mère.