APRÈS L'INVALIDATION DES
DERNIÈRES LEGISLATIYES AU CANTON BISSOK
La
Majorité :aller groupée au combat
La tension qui prévaut dans
cette circonscription de Bissok interpelle les
acteurs politiques à rasséréner le climat. Ils
invitent d'ailleurs le président de la
République à s'impliquer pour atténuer les
risques d'empoignades sur le terrain.
INVALIDEE au canton Bissok,
l'élection législative va donc y être reprise.
Déjà, c'est le branle-bas de combat au sein de
certains partis politiques qui y ont pignon sur
rue. On ne le sait que trop, les résultats de
cette compétition, avant l'examen des recours
introduits par de nombreux candidats à la suite
de certaines irrégularités relevées et d'autres
incompatibilités établies à posteriori, avaient
donné le candidat du Rassemblement des
Républicains, le défunt Max Mebalé M'Obiang,
vainqueur.
Avec la décision de
l'invalidation de cette élection par la Cour
constitutionnelle, à la suite du constat
d'incompatibilité du candidat Max Mebalé du fait
de son statut de haut magistrat, de part et
d'autres de l'échiquier politique cantonal, on
se pourlèche les babines, avec l'espoir que
cette fois pourrait être la bonne. Cette
perspective, parce qu'inespérée, tonifie à
raison, de nouvelles ambitions pourries par les
acteurs politiques qui vont, une nouvelle fois,
renouer avec les joutes oratoires de la campagne
électorale.
On n'en est pas encore là
que, dans les chaumières bissokoises, le sujet
de ce retour inattendu sur le terrain pour
solliciter à nouveau les suffrages des électeurs
fait couler beaucoup d'encre et de salive. En
témoignent les nombreuses réunions tenues par
certaines formations politiques pour définir les
meilleures stratégies afin de mieux séduire
l'électorat.
REPRÉSENTATIVITÉ Parce
que dans ce siège d'un canton Bissok d'autant
plus difficile qu'il est tentaculaire, l'échelle
de représentativité des partis valorise en
premier les partis de la majorité présidentielle
(RDR, PDG, RPG, Morena Originel...) que
talonnent, dans l'audience, ceux de
l'opposition, notamment l'UGDD, l'UPG...
Dans cet aréopage assez
composite, tous les partis ne bénéficient pas de
fa même faveur des pronostics. Et ne peuvent
donc prétendre aux mêmes chances de succès, si
tant est que celui-ci tient à l'importance de
son implantation et à la pertinence du discours
du candidat. D'autres arguments subjectifs
entrant, en effet, en ligne de compte pour
brouiller la lisibilité.
Pour ce retour devant les
électeurs, les concurrents ne vont pas chasser
en terrain inconnu. En, raison des tensions qui
se sont exprimées avec véhémence avant, pendant
et après la campagne électorale, et qui se sont
exabercées depuis la disparition du président du
RDR, Max Mebale M'Obame. Et c'est ici que
certains candidats veulent intervenir (ou faire
intervenir certaines personnalités) pour tenter
de réduire au maximum les effets induits de ce
climat malsain.
GERMES DE VIOLENCE. Le
Morena (Mouvement de Redressement
National) Originel, suivi par d'autres partis
plaide pour l'implication absolue des plus
hautes autorités de l'Etat dans la résorption
des tensions encore vives. Ils invitent, en
particulier, le président de la République à
user de son autorité pour que le calme revienne
dans cette circonscription administrative.
Candidat pour le compte du Morena Originel lors
de ces élections législatives, M. Bernard Nkoume
Essono (qui s'est déjà aussi déclaré candidat
pour cette reprise du scrutin à Bissok) pense,
et de manière résolue, qu'il est impératif que
le président de la République et chef de la
Majorité présidentielle Omar Bongo Ondimba dont
on connaît l'action en faveur de la paix,
annihile les germes de violence qui y
sont perceptibles.
En outre, il estime, et
d'autres partis de la majorité avec lui, qu'il
est important que ce siège leur revienne. Et
pour cela, estime-t-il, le RPG, Ie MAD, le PDG,
le RDR, le Morena Unioniste et son parti doivent
oeuvrer ensemble sur des options consensuelles
afin de consolider leurs chances de l'emporter.
Certes, il est clair que les
partis de l'opposition n'iront pas à cette
bataille en victimes expiatoires. Mais, le bon
pourcentage obtenu à la dernière Présidentielle
par le candidat de la majorité au canton Bissok
peut augurer des lendemains prometteurs pour les
candidats de son bord lors de cette reprise des
élections législatives.