Pour moi quoi...
Moi Makaya, je voudrais
féliciter mon premier grand quotidien d'avoir
pris l'initiative de publier in extenso, comme
disent les longs crayons, la déclaration de la
Cour constutu... constuti.. constitutionnelle
(ouf!) en clôture du volumineux contentieux dont
elle a été saisie au lendemain des "leslatives"
d'avant la bonané-là. Cela permet à chacun de se
faire une idée claire et définitive sur tout ce
qu il n'aura appris que par bribes ces derniers
mois, quoi.
Vraiment, c'est à se taper la
tête contre les murs. On a beau avoir tout
prévu, les politiques des deux camps ont beau
s'être mis d'accord, comme la rappelé la
présidente de notre haute juridiction, céder sur
le terrain à nos turpitudes aura été plus fort
que tout. Gagner à n'importe quel prix, voilà ce
qui a dicté la conduite de certains candidats et
de leur entourage. Qu'importe le flacon (de
mussungu) pourvu qu'on ait l'ivresse, n'est-ce
pas ?
Eh bien, aujourd'hui c'est la
gueule de bois. Et pour tout le monde
finalement. Enfin, si on veut bien admettre
qu'on ne peut continuer comme ça quoi,
c'est-à-dire nous cacher derrière notre petit
doigt et continuer de faire croire au monde
entier que notre "démoncratie" est exemplaire,
alors que nous passons notre temps à bafouer
notre système électoral.
La Cour a fait son boulot,
allant jusqu'à confondre tous ceux qui ont
failli. Leurs noms, qu'elle a promis, vont être
envoyés à la Commission électorale. A partir de
là, il est clair que plus jamais à l'avenir ces
gens là ne doivent être mêlés de près ou de
loin à un quelconque vote dans notre Gabon
d'abord là. On peut même aller plus loin :
transmettre leurs dossiers à la justice afin
qu'ils en répondent, quoi. Quant aux
acteurs politiques, c'est à eux-mêmes de voir ce
qu'il faut faire avant les locales. Quelqu'un a
parlé d'une nouvelle rencontre. Pourquoi pas.
Mais si c'est pour la télé et pour quelques
petits arrangements de circonstance... Quelle
histoire !
... Makaya