ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR/UOB
Conseil d'Université
Rapprocher davantage l'institution de !a société
La création de nouvelles
filières de formation vise la réduction de
l'écart qui existe entre l'Université et
le milieu où elle vit et qu'elle doit servir.
LE
Conseil d'Université qui a récemment tenu ses
assises, dans la salle des Actes du Foyer Avaro
est, pour paraphraser André Moussirou Mouyama,
un signe d'espérance. Espérance que l'Université
Omar Bongo (UOB) tant décriée retrouve ses
lettres de noblesse et son unité principielle
pour qu'elle défende mieux, hors de ses murs, sa
mission d'Alma mater de la nation.
Les enjeux étaient énormes,
il s'agissait de réconcilier l'institution avec
elle-même et avec la société, rendre crédible
une université citoyenne, au coeur du
développement, parce que l'universitaire doit
donner à ceux qui ont en charge la cité, les
raisons et les moyens de faire reculer les
barrières de l'obscurantisme et d'enfanter
l'espoir.
Après qu'elle a connu une
période de trouble qui a perturbé le bon
fonctionnement de l'Institution, il fallait
cette importante réunion. Pour recadrer les
choses et relancer l'Institution, notamment son
rôle fondamental dans le développement du pays.
Les participants au Conseil
d'Université ont examiné les questions liées à
la création de nouvelles filières de formation,
aux frais d'inscription et d'écolage, et au
régime disciplinaire des étudiants. Le
dispositif Licence-Master-Doctorat (LMD) n'a pas
été en reste. Et pour cause. Le recteur, le Pr
Fidèle-Pierre Nzé Nguema, a souligné les
difficultés financières auxquelles l'Université
sera confrontée dans un proche avenir. Dans la
perspective d'un basculement dans ce dispositif.
MÉMOIRE DE FIN DE CYCLE •
Pour ce qui est de la création de
nouvelles filières, on a retenu que la Faculté
de droit et des sciences économiques (FDSE)
délivrera désormais les diplômes de master en
management du secteur public, en droit et
pratique des contentieux et en droit et
fiscalité d'Entreprise.
Dans cet établissement, il
n'existera plus de mémoire de fin de cycle. Il a
été supprimé. En effet, les participants ont, à
l'unanimité, adopté ces projets de textes et
cette décision finale.
Il en est de même pour la
Faculté des lettres et des sciences humaines
(FLSH) où le programme de 3e cycle d'études en
Histoire et Archéologie et la création du Centre
de recherche et d'études en Histoire et
Archéologie (CREHA) ont été adopté sous réserve
de modifications.
FRAIS D'ECOLAGE• Les
participants ont aussi admis par décision les
frais d'écolage des formations du troisième
cycle d'études des établissements de l'UOB et
les règles fui en déterminent les modalités de
gestion, après que le chef de département de
Géographie a mis l'accent sur la nécessité et
les enjeux de son adoption dans l'urgence. Tout
comme la proposition d'augmenter les frais
d'inscription faite par le secrétaire général de
l'Institution, Michel Mboumi. Toutefois, il y a
lieu, dans ce cas, d'entreprendre une démarche
des autorités administratives de l'UOB, en
concertation avec les autres recteurs
d'Université, auprès du ministre de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique.
En ce qui concerne le régime
disciplinaire des étudiants, le Conseil a adopté
le projet de texte sous réserve d'une nouvelle
rédaction de certaines dispositions par la
commission mixte composée d'enseignants des deux
établissements de l'UOB. Il a également opté
pour le renouvellement de la Convention
UOB-Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN),
sous réserve d'avenants coercitifs. Et mission a
été donnée à la commission d'évaluation de la
Convention UOB-MNHN, présidée par le Pr Joseph
John Nambo, responsable du Diplôme d'études
approfondies (DEA) Anthropologie, de proposer
aux autorités rectorales un nouveau cadre
juridique conventionnel.
Au titre des divers, les
participants ont examiné la question liée au
délai à accorder aux étudiants de la FLSH dans
le cadre de la présentation et la soutenance de
leurs mémoires de maîtrise.
Sur ce point, le doyen de la
FLSH, le Pr Joseph Tonda a suggéré que la
question soit débattue, au sein des instances de
l'établissement - département et faculté -,
avant d'être examinée en Conseil d'Université.