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Le quotidien l'Union du 04 Avril 2007

 

CONSEIL NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

"Orienter la nouvelle Université gabonaise"

Le Premier ministre qui ouvrait les travaux de celte importante rencontre a demandé aux universitaires d'aller dans-ce sens.

LES travaux du Conseil national de l'Enseignement supérieur ont démarré, hier, à l'hôtel Ré-Ndama. En présence de nombreux universitaires et de quelques membres du gouvernement conduits par le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, qui a par ailleurs ouvert les assises.

L'objectif de ce Conseil national de l'Enseignement supérieur, si l'on s'en tient aux raisons ayant présidé à sa convocation, est de regarder l'avenir. Pour que les changements qui s'imposent à l'Université gabonaise ne surprennent pas ses principaux acteurs: les enseignants et chercheurs. L'enjeu est dans l'ouverture que commande l'évolution du monde universitaire, lui-même, tributaire des exigences de la société.

C'est la raison pour laquelle, Jean Eyéghé Ndong, en ouvrant les travaux de cette importante réunion, a déclaré que toute la communauté universitaire attendait le premier Conseil national de l'Enseignement supérieur avec une grande et légitime impatience.

Aussi, la réflexion que les universitaires vont mener pour redéfinir et orienter la nouvelle Université gabonaise sera-telle en cela très importante.

Pour le Premier ministre, deux raisons principales motivent l'organisation de ce premier Conseil national de l'Enseignement supérieur. La première, selon lui, est d'ordre économique. En effet, chaque année, l'Etat dépense, à l'extérieur du pays, plus de quarante milliards de francs pour la formation des jeunes Gabonais. Or, cet important investissement n'offre pas, en termes de rentabilité, les résultats qu'on en attend.

MONDIALISATION. La deuxième raison, à en croire Jean Eyéghé Ndong, réside dans la prise en compte du phénomène de la mondialisation. Le Gabon est entré dans le monde de la globalisation des échanges, au sein duquel la mobilité des compétences va générer ce que l'on peut considérer comme un nouveau genre de colonisation. Alors, le risque est très grand de voir, dans ces conditions, des étrangers s'installer et prendre des décisions vitales pour un pays souverain sans que les nationaux ne puissent donner leur avis, parce qu'incompétents et de ce fait écartés des instances de décision.

C'est pour prévenir ces deux difficultés en perspective, a soutenu le Premier ministre, que le gouvernement qu'il dirige a donné une importante orientation : étoffer et renforcer les établissements d'enseignement supérieur.

Cela consiste d'une part, à créer de nouvelles Universités dans trois villes que sont Mouila, Port-Gentil et Oyem. '-'Chacune de ces Universités ayant sa spécificité et sa spécialité', a dit Jean Eyéghé Ndong qui a précisé que plutôt que d'aller suivre, à l'étranger, des études onéreuses et inadaptées aux besoins du pays, les jeunes Gabonais pourront se former chez eux, dans un contexte où l'apprentissage les met en contact direct avec leur terrain d'exercice professionnel. "Y a-t-il meilleur moyen de performance et d'excellence ?", s'est interrogé le Premier ministre qui a soutenu que cette création de nouvelles Universités s'accompagnera, d'autre part, du renforcement de celles déjà existantes Libreville (UOB), Owendo (USS) et Franceville (USTM). Il s'agit pour l'essentiel, a poursuivi le chef du gouvernement, de les doter de nouvelles infrastructures qui les rendront plus fonctionnelles et plus performantes. Il a indiqué qu'il sera bâti de nouveaux amphithéâtres là où il faudra, de nouvelles installations sociales, des bibliothèques seront renforcées et modernisées. De même, le nombre de chambres en cité universitaire devra être augmenté.

Le Premier ministre a demandé au Conseil national de l'Enseignement supérieur de donner aux Universités les moyens d'atteindre l'objectif fixé et aux universitaires un contenu aux nouvelles Institutions créées, en termes d'enseignement, de durée de formation et de filières diplômantes.

En conclusion, il a félicité les nouveaux Professeurs Adrien Sima-Eyi et Raymond Nguema-Mvé dont les brillants succès remportés au dernier concours du Cames démontrent que, malgré les difficultés de toutes sortes auxquelles elle est confrontée, l'Université gabonaise ne se porte pas si mal.

Source : Journal L'Union Plus du 04 Avril 2007

 



   

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