Pour moi quoi...
On va voir ce qu'on va voir.
C'est ce que mai, Makaya, je me dis à la lecture
de ce communiqué de la maison-maire qui paraît
ces jours-ci dans mon Premier grand quotidien. A
partir de la mi-avril, l'Hôtel de Ville va
procéder "à une vaste opération de contrôle
d'empiètement du domaine public communal, des
garages anarchiques, de vente informelle de
médicaments, des kiosques illégaux", Etchenda,
Etchenda, oh, pardon, etc. etc.
D'ici là, tous les opérateurs
économiques qui se sont assis sur les oukases et
les délibérations de la maison maire doivent
jouer "réglo-"', sinon ce sera le bâton, que
précise le communiqué, quoi. Vous comprenez
maintenant, mes chers frères Makaya pleins de
sagacité, pourquoi je dis: on va voir
ce qu'on va voir. A mes yeux,
il n'est plus possible de faire autrement: il
faut sévir.
L'arrêté qu'évoque l'Hôtel de
Ville pour passer à l'action date de l'an de
grâce 2000.. Un second a été pris en 2004. Quant
à la délibération, elle remonte à 2002. Depuis,
beaucoup de ceux qui exercent les activités
visées là font comme si fout ça n'existant pas,
défigurant, jour après jour, notre capitale. Un
canard de la place a même tourné l'autre jour en
dérision le slogan de la maison-maire, devenant:
"Une ville un peu plus sale"!
Alors ouais, il me tarde de
voir fermés tous ces garages en bordure de rue
et non clôturés, avec des automobiles en
réparation le long de la chaussée, avec des
écoulements d'huile sur le domaine public. Il me
tarde de voir déménagés ces kiosques qui ont
envahi nos trottoirs, contraignant les piétons à
disputer la chaussée avec les automobilistes.
La liste est longue vu que ce
qu'on appelle le domaine public communal est
littéralement squatté par des commerces en tous
genres, certains tout simplement à la sauvette
j'espère, à présent quelle a décidé de montrer
les dents, que la maison-maire ne va pas
refermer la bouche. Et faire comme lorsqu'ill
s'était agi de sommer les habitants de ravaler
les façades et de repeindre leurs bicoques en
bordure de chaussée, c'est-à-dire, se contenter
de rodomontades et de coups de menton.
Pour elle, quoi ...
... Makaya