MOUNANA ENVIRONNEMENT ET
DÉVELOPPEMENT
"Les
mounanais doivent désormais taire leurs
inquiétudes à propos de la radioactivité"
FINIE la peur de la
radioactivité a Mounana. Les populations peuvent
désormais dormir en paix et vaquer
tranquillement a leurs occupations. En effet,
invité à s'exprimer au conseil municipal de
Mounana, le chef d'antenne du Centre national de
protection et de prévention contre les
rayonnements ionisants (CNPPRI), Jean-Claude
Nzengué, a, la main sur le coeur, affirmé : "Les
Mounanais doivent désormais taire leurs
inquiétudes à propos de la radioactivité ".
M. Nzengué a, entre autre,
révélé que les analyses que ses collaborateurs
et lui font à Mounana indiquent un taux de
marquage radiologique nul.
Depuis l'arrêt des
installations industrielles de la Comuf en 1999,
nous constatons que le PH, c'est-à-dire
l'indicateur du niveau d'acide des eaux, a
atteint des niveaux normaux. Il y a un
intervalle de tolérance de PH, cet indicateur
doit se situer entre 6,5 et 8,5.
INDICATEUR NORMAL • Quand
on se situe en dessous, cela signifie que les
eaux sont acides. Dans la région de
Mounana, dans toutes les eaux que nous
contrôlons, cet indicateur se situe entre 6,5 et
8,5. Ce qui prouve que c'est un indicateur
normal ", a longuement expliqué, preuves à
l'appui, Jean-Claude Nzengue, réitérant, une
fois de plus, qu'il n'y a plus d'inquiétudes à
se faire a ce sujet car, lui et son équipe,
pour être sûrs de ce qu ils (ont,
travaillent en étroite collaboration avec des
laboratoires dont l'expérience en la matière est
avérée, comme ceux de la Comilog à Moanda et du
ministère des Mines à Libreville.
En plus, les échantillons
sont envoyés en France pour confronter les
résultats et faire des comparaisons.
Au bout du compte, a souligné
Jean-Claude Nzengué, les résultats obtenus sont
identiques.
Le chef du CNPPRI précise, en
outre, que la surveillance radiologique du site
minier de la Comuf à Mounana avait commencé il y
a très longtemps, à l'époque du fonctionnement
de la Comuf et ce, jusqu'à sa fermeture. Ces
contrôles, a-t-il martelé, sont orientés sur les
analyses de la qualité des eaux, de la chaîne
alimentaire poisson, manioc, feuilles de manioc,
la volaille domestique, etc), de l'air mais
aussi sur éléments et végétaux aquatiques et
teraxiques.
Jean-Claude Nzengué a
également signalé que la radioactivité est avant
tout naturelle. Mais il y a, a-t-il renchéri,
une radioactivité additionnelle qui est ajoutée
par les entreprises industrielles.
"Il y a des règles
internationales qui stipulent qu'il existe des
niveaux à ne pas dépasser. Et ces niveaux
seraient représentés parle chiffre " 1 ",
l'unité c'est le millicilvetre, donc c'est le
chiffre 1 mc à ne pas rajouter sur la
radioactivité naturelle "; a encore expliqué le
spécialiste.
On rappelle que Jean-Claude
Nzengué a fait cette déclaration après avoir
reçu de sa hiérarchie, c'est-à-dire' le
ministère des Mines, l'autorisation officielle
de publier les résultats de contrôle de la
radioactivité sur le site minier de Mounana.
S'ORIENTER VERS LE GRAND
PUBLIC • " Maintenant que nous avons
cette autorisation de publication des
résultats, nous allons nous orienter vers le
grand public de Mounana, pour donner toutes les
informations qui s'imposent , a-t-il assuré.
aOn ne peut être plus clair.
C'est pour cela que le maire de la commune de
Mounana, César Opiangah, s'est réjoui de ce que
le gouvernement se soit préoccupé de la
situation radiologique de Mounana.
" Le conseil municipal
a pris acte de la situation", a indiqué M.
Opiangah. Toutefois, la confiance n'excluant pas
le contrôle, les conseillers municipaux exigent
qu'un expert, commis par le conseil municipal,
prenne désormais part aux travaux de contrôle
radiologique, " C'est un problème qui
nous préoccupe tous et nous allons
prendre des résolutions à ce sujet ", a par
ailleurs indiqué César Opiangah.