COOPÉRATION GABON-BAD
La
Banque africaine de développement accorde un
prêt de Plus de 165 milliards au Gabon
Il servira à financer la
première phase du programme routier national
pour la période 2007 2011, dont le renforcement
de 31 km de la Voie Express de Libreville.
LE ministre d'Etat, ministre
des Travaux publics, de l'Équipement et de la
Construction, le général d'armée Idriss Ngari
s'est longuement entretenu, avant-hier, avec M.
Bassary Touré, le représentant résident de la
Banque africaine de développement (BAD). Le
tête-à-tête entre les deux personnalités a porté
sur l'intervention de 'institution continentale
dans le secteur des routes, via un prêt qu'elle
vient de lui accorder.
En effet, le lundi 17
septembre dernier, à Tunis (Tunisie), le Conseil
d'administration de la Banque a approuvé un prêt
de 16,072 milliards de nos francs en faveur du
Gabon, pour le financement de la première phase
du programme routier (PR1).
Lequel, dans sa globalité,
favorisera la diversification de l'économie
nationale, dans le cadre du programme de l'après
pétrole. Le ministre d'Etat Ngari s'est réjoui
de ce que, à moyen terme, "le PR1 contribuera à
la réalisation intégrale du Programme
d'aménagement du réseau routier".
Ce qui permettra au Gabon de
se doter d'un "réseau routier structurant" dont
la partie bitumée devrait atteindre 30% à
l'horizon 2012 contre 11 % en 2006, et de
disposer d'axes routiers inter-Etats répondant
aux normes d'aménagement, notamment en direction
du Congo et du Cameroun. Le programme envisagé a
pour objectifs sectoriels, le renforcement de
l'intégration régionale, le désenclavement
intérieur et la réduction de la pauvreté, à
travers une amélioration significative des
conditions de vie des Gabonais. De manière
spécifique, le programme ambitionne de réduire
les coûts d'exploitation des véhicules et
améliorer la sécurité du transport routier, de
contribuer à l'amélioration des conditions
d'existence des populations par l'aménagement,
la réhabilitation et l'accès aux infrastructures
socioéconomiques et de santé tout le long des
routes éligibles du programme, notamment celles
des provinces de la Ngounié et de l'Ogooué-Lolo.
Ceci se fera, explique-t-on à
la BAD, par la sensibilisation à la protection
de l'environnement et par les travaux connexes
tels que les infrastructures socio-éducatives et
de santé. Aussi, le programme vise-t-il à
renforcer la capacité institutionnelle du
ministère technique en charge des
infrastructures routières.
La zone d'influence directe
de ce programme couvre une surface de 63 130
km2, environ 24% du territoire national. " Ce
programme, qui permet de relier la région du sud
du Gabon au chemin de fer aura des
impacts considérables sur des onze départements
des régions du centre, centre-sud et sud-est,
notamment les départements de la Dola, de Tsamba
Magotsi, de la Louétsi-Wano et de la
Lolo-Bouenguidi"; a indiqué Bassar Touré, le
représentant de BAD au Gabon, à l'occasion d'une
rencontre en milieu de semaine avec le Patron
des Travaux publics, le ministre d'Etat Idriss
Ngari.
Notons que la zone ainsi
définie, couvre une superficie de 35 000 km2,
environ 11 % de celle du pays. Le PR1, dont la
réalisation est prévue de 2007 à 2011, porte sur
un linéaire près de 245,6 km.
Il comprend : la construction
des routes Fougamou Mouila (112,4 Km), La Lé ou
Lastoursville (96,2 Km et Ndendé-Lébamba (37
Km). En plus de ces voies à construire, le
programme devrait permettre des aménagements
connexes, la réalisation des études des tronçons
routiers Mouila-Ndendé-Doussala frontière du
Congo (123,5 Km), Ndendé-Tchibanga (93 Km) et
Libreville (soit 10 Km à partir du PK5).
Le renforcement de la voie
express de Libreville, sur 31 Km, fait aussi
partie du PR1. Le coût estimatif de la première
phase de ce programme s'élève à 246,56 millions
de dollars (110.814milliards de FCFA). Le prêt
de la BAD supportera ce coût à hauteur de 90%,
le gouvernement devant contribuer à hauteur de
18,3 milliards environ.
Notons que les actions
d'acquisition de la première phase du programme,
ont commencé depuis le début du mois en cours,
et que le lancement de objectifs sectoriels,
notamment en ce qui concerne l'assistance
technique et l'auditeur, est prévu à la
mi-octobre. Le début effectif des travaux étant
prévu en février 2008, c'est-à-dire dans cinq
mois.