62E ASSEMBLÉE
GÉNÉRALE DE L'ONU SUR LES CHANGEMENTS
CLIMATIQUES
Omar
Bongo Ondimba pour un soutien aux efforts du
continent
Dans un discours prononcé,
lors du sommet qui s'est tenu la veille de
l'ouverture des assises onusiennes, le président
gabonais a lancé un appel à la communauté
internationale afin qu'elle mobilise les
ressources pour conduire avec efficacité le
combat contre le réchauffement climatique.
LE président Omar Bongo
Ondimba, a regagné Libreville, jeudi dernier, de
retour de New York, Etats-Unis, où il a pris une
part active aux côtés de plus de 70 chefs d'Etat
et de gouvernements, à la 62e session de l'
Assemblée générale de l'Organisation des Nations
unies (ONU) qui s'est tenue du 25 au 28
septembre 2007.
Les assises new-yorkaises
consacrées aux changements climatiques ou encore
au réchauffement climatique ont été marquées par
la ferme volonté de la communauté mondiale de
faire face à ce défi planétaire, d'autant que la
dégradation des climats constitue une menace
pour la paix et la sécurité. ;
Dans son discours, prononcé.
lors du sommet organisé par le secrétaire
général de Organisation des Nations unies, Ban
Ki-moon, la veille de l'ouverture de l'Assemblée
générale de l'ONU, le président de la
République, a lancé un vibrant appel à la
c0'mmunauté internationale pour qu'elle mobilise
des ressources pour conduire avec efficacité le
combat contre le réchauffement climatique. II
s'est félicité de l'heureuse initiative du
secrétaire général des Nations unies sur un
sujet aussi brûlant. En soulignant les menaces
que font peser les changements climatiques sur
l'homme et l'environnement, le président de la
République, ardent défenseur de la paix, a
ajouté que celles-ci pèsent aussi sur la paix et
la sécurité dans le monde.
Après avoir consenti de ros
efforts au service de humanité en consacrant 11
% du territoire national à la création de 13
parcs nationaux, il dit que le Gabon a tenu
chaque fois ses engagements, ratifié et mis en
œuvre le Protocole de Kyoto. Des efforts qui
méritent que la communauté internationale
soutienne nos efforts en prenant des mesures
spécifiques et fortes pour le renforcement des
capacités.
Il a, de même, invité la
communauté internationale qui dispose des
technologies nouvelles et appropriées, à assurer
leur transfert vers les pays en développement.
Une position soutenue par la France. Le
président Nicolas Sarkozy, ayant fait du défi
climatique une priorité de sa politique
extérieure, invite l'ensemble du globe, à
l'action. Ce volontarisme qu'il appelle de tous
ses voeux, l'a conduit, dès son premier
déplacement en Afrique subsaharienne, à la suite
de diverses initiatives prises dans son pays à
visiter la forêt du Bassin du Congo,
principalement le Gabon, pour marquer, a-t-il
dit, son engagement dans la lutte contre la
déforestation. Preuve, assurément, que la
France, comme l'a dit Nicolas Sarkozy , prendra
toute sa part de l'effort, car n'ayant pas
d'autre choix.
Face à l'engagement fortement
exprimé par les participants tant au Sommet qu'à
la session de l'Assemblée générale de l'ONU
ouverte le 25 septembre dernier, devant les
menaces due court la planète face à la
dégradation continue de l'environnement et des
écosystèmes forestiers, le Secrétaire de l'Onu
Ban Ki- moon y a perçu un signal fort,
l'avènement d'une ère nouvelle. Il s'est réjoui
de l'appel clair lancé par les dirigeants
mondiaux au cours de cette importante rencontre,
la première jamais organisée sur ce thème,
depuis le Sommet de la Terre de septembre 2002 à
Johannesburg , en Afrique du Sud.
Ban Ki- moon a réitéré cette
appréciation positive et prometteuse au chef de
l'Etat, Omar Bongo Ondimba, au cours de
l'entrevue qu'ils ont eue en marge des travaux.
Se félicitant du consensus qui a émergé parmi
tous les orateurs, qui montre le caractère
incontestable du lien qui existe entre les
changements climatiques, l'activité humaine et
le développement. Lesquels aspects serviront de
trame aux discussions lors de la Conférence de
l'Organisation des Nations unies sur les
changements climatiques qui se tiendra en
décembre prochain à Bali en Indonésie.
L'objectif prioritaire sera de trouver un accord
d'ici 2012 qui marque la fin de la première
période d'engagement du Protocole de Kyoto.
Dans le prolongement du débat
général consacré au climat, Omar Bongo Ondimba a
reçu la lauréate du Prix Nobel de la Paix, la
Kényane, Pr Wangari Mattahai, connue pour ses
actions dans le domaine de l'environnement,
venue solliciter l'appui du chef de l'Etat
gabonais dans le combat qu'elle mène aussi en
vue de l'éradication de la pauvreté. Cela peu
avant de signer deux traités portant sur la
Convention internationale pour la protection de
toutes les personnes contre les disparitions
forcées adoptée à - York le 20 décembre 2006 et
sur le protocole facultatif se rapportant à la
convention relative aux droits des personnes
handicapées adopté à New-York le 13 décembre
2006.
Durant son séjour dans la
capitale diplomatique planétaire, le chef de l'Etat
n'a pas dérogé à une tradition bien établie
consistant à entamer un dialogue direct avec ses
compatriotes. Il a reçu la communauté gabonaise
installée aux Etats-Unis, laquelle avait tenu,
dès son arrivée à New York, à lui rendre hommage
pour l'action inlassable qu'il mène pour le
développement du pays et lui apporter son
soutien dans la réalisation du projet du minerai
de fer de Bélinga, objet, peu avant son voyage,
d'une cabale menée par un groupuscule
d'Organisations non gouvernementales nationales
et étrangères. Dans une ambiance chaleureuse,
étudiants, stagiaires, diplomates et autres, ont
exprimé leur joie, fierté et soutien à l'action
politique d'Omar Bongo Ondimba.