Pour moi quoi.
VOUS le savez tous, moi
Makaya, je ne suis ni parrain du népotisme ni
partisan des petites combines. Je m'efforce de
me conduire avec droiture. C'est pourquoi je
dénonce souvent ici toutes les manœuvres qui
pourrissent nos différentes "mistrations" . Si
j'ouvre encore ma ,longue bouche-là aujourd'hui,
c'est à cause de ce qui se passe là-bas au
Minéduc.
Selon le petit frère du
cousin germain de la grand-soeur de la tante de
ma bonamie, c'est-à-dire mon propre "mougoye",
il se passerait des choses un peu louches
là-bas. Des enseignants demanderaient et
obtiendraient des affectations fantaisistes.
Exemple :quelqu'un qui fait à peine un an à
l'intérieur du pays obtient on ne sait trop
comment une mutation dans la capitale où il dit
se sentir plus à l'aise.
C'est ainsi que beaucoup de "professaires"'
et d'instits ayant le bras long ont réussi à
changer de pestes d'affectation à leur guise. La
combine serait parrainée par les responsables de
ce ministère, qui font des petits calculs
d'épicier. Mais voilà : au finish, on se
retrouve avec des établissements vidés de leurs
enseignants.
Questions: si tout le monde
veut travailler dans la capitale, qui irait
alors enseigner nos enfants restés à la campagne
? Quels sont les critères de sélection pour
garder tel enseignant à Poungou et envoyer tel
autre à Kanana, Makatamangoye ou Eboro ?
Je pose tontes ces
interrogations parce que le malaise s'amplifie.
Certains enseignants malins vont simplement
faire la prise de servie à l'intérieur du pays
et reviennent s'asseoir à Libreville où ils
trouvent tous les délices. Résultat : l'on
enregistre un manque criant d'enseignant à
l'intérieur de notre Gabon d'abord, que ce soit
dans l e primaire ou dans le secondaire.
En tout cas, moi Makaya,
j'entends suivre de près cette situation au
cours de l'année scolaire qui débute dans une
dizaine de jours. Des gens que l'Etat forme ne
peuvent continuer à badiner comme ça. Un
fonctionnaire doit servir partout où besoin
refait sentir. Celui qui refuse une affectation
devrait voir son salaire être suspendu.
Et puis c'est tout, quoi…
…Makaya